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samedi 4 février 2012
Par general,
samedi 4 février 2012
Notre ami Aymeric Patricot a lu La Conquête du monde, et voici ce qu'il en écrit sur son blog :
L'homme qui ne choisissait jamais
L’excellent roman de Sibylle Grimbert, La Conquête du monde (Léo Scheer, 2012), est fondé sur la même structure dramatique que le film Take Shelter, grand frisson de ce début 2012 : un homme a des intuitions qui le font passer pour fou, jusqu’à ce que la chute révèle s’il avait ou non raison.
Take Shelter flirtait avec le fantastique – le protagoniste a l’intuition d’une catastrophe climatique, dans un scénario que Stephen King aurait pu revendiquer. La Conquête du monde, elle, lorgne vers le drame social, voire la métaphysique ou l’économie : un homme, Ludovic, réussit brillamment dans tous les domaines (les études historiques, puis le droit, puis le marketing…) jusqu’à ce qu’une mystérieuse maladresse commence à ruiner tous ses projets. Faut-il incriminer son génie, proche de l’autisme ? Faut-il y voir de la malchance ? Faut-il lire dans cette longue descente aux enfers une tragédie, celle du décalage entre les intuitions géniales et le moment où elles révèlent leur pertinence – le personnage ayant le temps, dans cet entre-deux, de passer pour un illuminé ?
Dans ce texte relevant à la fois de la satire sociale et du constat clinique, Sibylle Grimbert propose un personnage victime d’un syndrome d’un genre nouveau : son drame semble être de vouloir tout faire à la fois. Il semble alors buter sur une impossibilité théorique, ayant raison de son équilibre mental. Le roman nous propose un véritable mythe moderne : Ludovic n’est pas un Frankenstein voulant créer la vie, ni un super-héros développant un pouvoir particulier, mais un individu ambitionnant de s’approprier l’ensemble du réel. Comme il se doit, cette hubris lui coûtera cher.
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jeudi 2 février 2012
Par general,
jeudi 2 février 2012
Pour son sixième rendez-vous de la saison, Transfuge invite Gabriel Matzneff à la Pagode à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage La Séquence de l’énergumène,
l’écrivain a choisi de projeter Les Nouveaux Monstres de Dino Risi, Mario Monicelli et Ettore Scola.
Le film sera suivi d’une rencontre avec l’auteur, puis d’une dédicace.
Le mardi 7 février 2012, à 20H, à la Pagode.
57 bis rue de Babylone, Paris 7.
(Métro Saint-François Xavier)
Réservations : info@transfuge.fr ou au 01 42 46 18 38
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mardi 31 janvier 2012
Par general,
mardi 31 janvier 2012
Gabriel Matzneff était l'invité de Christophe Bourseiller, pour son dernier ouvrage La Séquence de l'énergumène, sur France Musique jeudi 2 février 2012
Vous pouvez l'écouter sur le site de France Musique, à partir d'1 h 10.
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lundi 30 janvier 2012
Par general,
lundi 30 janvier 2012
Gabriel Matzneff était hier soir, pendant une heure, l'invité de Frédéric Taddéï, dans son émission de France Culture, "Le Tête-à-tête", pour parler de La Séquence de l'énergumène. Vous pouvez écouter ou réécouter cette passionnante conversation sur cette page.
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lundi 30 janvier 2012
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Par general,
lundi 30 janvier 2012
Article sur le l'ouvrage de Gabriel Matzneff, La Séquence de l'énergumène, sur le site Causeur.fr
Matzneff flingue la télé
Un énergumène fort sévère
Pour gagner sa vie, avant de devenir un écrivain infréquentable et talentueux (ce qui va souvent de pair), Gabriel Matzneff a trempé sa plume dans l’écran noir de la télévision. Entre le 29 octobre 1963 et le 20 décembre 1965, le journaliste qui, facétie de l’histoire, ne possédait pas encore de téléviseur, a tenu la chronique télé de Combat. Les éditions Léo Scheer ont compilé une grande partie de cette critique virulente et érudite dans La séquence de l’énergumène agrémentée d’annotations récentes qui permettent de mieux cerner la pensée ou les volte-face de l’auteur. Car, il faut bien l’avouer, cette plongée dans la genèse de la télévision française, à l’époque où il n’y avait qu’une seule chaîne en noir et blanc, fait remonter à la surface des hommes politiques, des émissions, des artistes, des controverses, qui ont été complètement balayés au fil des années. Le temps a accompli sa magistrale œuvre de destruction. Puissant un jour, néant pour toujours pourrait résumer ce recueil de chroniques.
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dimanche 29 janvier 2012
Par general,
dimanche 29 janvier 2012
Le prix Alexandre Vialatte, décerné depuis l'an dernier par le journal La Montagne, vient de publier sa première liste :
Solange Bied-Charreton, Enjoy (Stock),
Jean-Paul Dubois, Le Cas Sneijder (L’Olivier),
Sibylle Grimbert, La Conquête du monde (Léo Scheer),
Pierre Patrolin, La Traversée de la France à la nage (POL),
Jean Rolin, Le Ravissement de Britney Spears (POL).
Le jury, composé de Pierre Vialatte, Jean-Pierre Caillard, Denis Tillinac, Nathalie Crom, Arnaud Laporte, Baptiste Liger et Danièle Sallenave, désignera le lauréat le 5 avril.
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samedi 28 janvier 2012
Par general,
samedi 28 janvier 2012
Sibylle Grimbert, La Conquête du monde
En chute libre
La réussite serait-elle le moteur obsessionnel de notre société ? Voir Ludovic. Brillant historien devenu avocat tout aussi prestigieux, il réussit tout ce qu'il entreprend. Puis un jour, la machine déraille. Sur un coup de tête, il quitte sa femme, son cabinet. Toujours désireux de conquérir le monde, il se lance dans les projets les plus fous (le badminton, le tapioca et un biopic sur Spider-Man !). Une succession d'échecs va le plonger dans une profonde dépression. Avec cet antihéros drôle et attachant (on pense aux personnages de Gary Shteyngart), Sibylle Grimbert s'en prend aux valeurs qui hantent notre société. Avec un humour incisif, une ironie mordante et un style savoureux, elle dissèque cette âme à la dérive, persuadée que le bonheur passe par la réussite. Décapant.
Isabelle Courty
Le Figaro Magazine
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vendredi 27 janvier 2012
Par general,
vendredi 27 janvier 2012
Retrouvez Gabriel Matzneff dans l'émission de Frédéric Taddéï, Le Tête à Tête, sur France Culture, dimanche 29 janvier 2012 de 20h à 21h
La Séquence de l'énergumène de Gabriel Matzneff par Vincent Roy dans le quotidien Le Monde du 13 janvier 2012
Diatribes en or
La Séquence de l'énergumène réunit les chroniques de télévision que Gabriel Matzneff donna au quotidien Combat entre 1963 et 1965. À l'époque, le sulfureux diariste n'a encore rien publié: il se fait les dents sur le petit écran sans avoir de poste. Qu'importe! Il est déjà mousquetaire, Aramis divisé entre saint Jean Climaque et les fesses rebondies des adolescentes qu'il drague sur les transats de la piscine Deligny. Les courts textes qu'il consacre à l'unique chaîne de l'époque, véritable instrument du pouvoir gaulliste, dépassent, et de loin, l'objet encombrant qui va s'impatroniser dans nos foyers. Voilà la raison pour laquelle ses diatribes intempestives valent de l'or. Il persifle déjà la bêtise du divertissement qui vise l'anesthésie des esprits. Il ferraille contre la propagande, pointe la vulgarité du spectacle, et critique le pouvoir à le veille de le première élection présidentielle au suffrage universel.
Gabriel Matzneff est un écrivain rare qui, pour reprendre une maxime de Chamfort, ne tient dans la main de personne, est l'homme de son coeur, de ses principes, de ses sentiments.
Sa liberté coupe la chique aux pharisiens du nouvel ordre moral.
Vincent Roy
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Par general,
vendredi 27 janvier 2012
Retrouvez Julien Campredon, auteur de L'Assassinat de la Dame de pique, dans un portrait de Dominique Aussenac, dans Le Matricule des Anges de janvier 2012.
Latin lover
Le moteur d'écriture de julien Campredon, c'est le goût de l'aventure. Portrait d'un désenchanté réenchanteur à l'humour potache et à la gravité lunaire.
En cette mi-décembre, Toulouse attend nonchalamment l'hiver. Des soldats en arme patrouillent. Le buffet de la gare condense plus pacifiquement le temps. Les lambeaux de passé volettent, le présent s'éternise et un futur possible vient s'asseoir à la table. Yeux verts derrière des lunettes de myope, air doux presqu'enfantin. Un type qui n'a pas la tête de ses écrits! Nouvelles ébouriffées, turbulentes, picaresque: mix improbable de récits mythologiques, Don Quichotte et BD. En moraliste, Julien Campredon part de la fumure du quoti-dien: la recherche d'un emploi, la perte de l'identité, le factice, l'absurde. Se joue des stéréotypes, cultive le kitsch et l'outrance. Ses fables invitent au burlesque, à la fantasmagorie, à la réflexion aussi. Les gens me prennent pour un cocaïnomane compulsif qui saute avec un slip sur la tête. C'est pas moi, c'est le monde dans lequel je vis qui marche sur la tête.
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mercredi 25 janvier 2012
Par general,
mercredi 25 janvier 2012
Sibylle Grimbert, La Conquête du monde
Ludovic est le prototype du quadra blanc dépressif, en difficulté professionnelle et maritale, comme chez Coe et McEwan. Mais quand Sibylle Grimbert s'empare de ce modèle, c'est forcément avec un immense amour pour ses personnages, ainsi qu'un sens de l'humour et de la tragédie sociale irrésistible. Incarnation du winner, Ludovic perd pied lors d'un voyage à New Delhi : il multiplie les gaffes, rate des contrats et finit par se faire virer. De retour à Paris, ce héros picaresque tente de se relancer avec de nouveaux projets : le badminton, le tapioca, un biopic sur Spiderman... À mesure que tout lui échappe, la réalité y compris, son ex, son fils et ses amis enchaînent les réussites. Qui, du monde ou de lui, est-il le plus fou ? Est-il inadapté ? Dans une société de l'égo-roi et de l'efficacité, Ludovic, vulnérable et peu sûr de lui, est-il une espèce en voie de disparition ? Si Sibylle Grimbert aime décrire ce moment où "tout vrille" dans une existence, ce n'est pas par exquise cruauté, mais parce que chacun de ses romans est une tentative de réponse à la question : comment vivre ?
Gladys Marivat
Chronic'art #75 (février 2012)
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mardi 24 janvier 2012
Par general,
mardi 24 janvier 2012
Retrouvez Sacha Ramos et son dernier roman, Révolte de la dernière pluie, dans le numéro de février 2012 de Chronic'art, par Romaric Sangars
À la question que lui pose Igor, 13 ans, de savoir comment assassiner ses parents sans ennuis, son ami, un vieil homme prénommé Escobar, lui répond par une baffe et un conseil: Si tu veux liquider tes vieux, je ne connais aucun autre moyen, deviens écrivain plutôt qu'une petite merde de criminel. Igor s'exécute donc, et décrit en une centaine de pages les délires de son père, poète maudit professionnel , et de sa mère, rigologue , unis dans la même abjection bariolée contemporaine. Bref, drôle, cruel, cinglant, et aspergeant le paysage de la bêtise actuelle d'une forte dose d'humour acide, Sacha Ramos poursuit avec ce troisième roman (le plus abouti) son oeuvre de salubrité publique. Laquelle prend même ici, au détour d'un monologue, une dimension métaphysique.
R.S
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lundi 23 janvier 2012
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lundi 23 janvier 2012
Retrouvez Emmanuel Rabu, auteur de Futur Fleuve pour 2 LECTURES-RENCONTRES ce jeudi 26 janvier 2012 à Nantes:
À 18h, à la Médiathèque de Nantes:
Rencontre avec Emmanuel Rabu et Basile Ferriot
Médiathèque Jacques Demy, quai de la Fosse, Nantes.
Entrée: 2 €
À 19h30 au Pannonica
9 rue Basse-Porte, Talensac, Nantes
Emmanuel Rabu (textes, voix) & Basile Ferriot (batterie électronique)
Présentés par Guénaël Boutouillet
En partenariat avec la Bibliothèque municipale de Nantes dans le cadre de l’exposition Rock et littérature.
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Par general,
lundi 23 janvier 2012
Retrouvez Gabriel Matzneff et son dernier ouvrage La Séquence de l'énergumène, dans Le Nouvel Observateur du 19 janvier 2012 par Delfeil de Ton.
C'était Combat
C'était au temps du général de Gaulle et de la télévision en noir et blanc. De Gaulle, il n'y en avait qu'un; la télé, il n'y en avait qu'une. Une seule chaîne, et qui n'avait pas d'autre nom que RTF, Radiodiffusion-télévision française.
C'était aussi le temps d'un quotidien qui s'appelait Combat . Nous n'étions pas très nombreux à le lire, mais pour rien au monde nous n'aurions manqué un numéro de Combat . C'était parfois très méritoire, car il était mal distribué et on ne le trouvait pas partout. C'était le temps du bon temps. En première page de Combat , il y avait deux chroniques, posées dans le bas côte à côte et qui se poursuivaient en pages intérieures. Le jeudi, à gauche, vous aviez Gabriel Matzneff qui brandissait la Vieille Russie et la religion orthodoxe et, à droite, vous aviez un intellectuel pro-albanais, c'est-à-dire un admirateur d'Enver Hodja, l'Ubu marxiste-léniste qui avait fait de son pays un misérable camp retranché. La France comptait un autre intellectuel pro-libanais, qui officiait dans le billet de première page du quotidien de référence du soir. Le bon temps était aussi un temps admirable.
Un jour de 1963, Combat proposa à Gabriel Matzneff de donner en plus, car il était une vedette du journal, une chronique de télévision. Il n'avait pas de poste de télévision chez lui et ça tombait bien car les lecteurs de Combat , dans leur immense majorité, n'avaient pas de poste non plus.
Voilà ces chroniques, un demi-siècle plus tard, rééditées en livre. Elles n'ont rien perdu de leur drôlerie et de leur pertinence.
Delfeil de Ton
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samedi 21 janvier 2012
Par general,
samedi 21 janvier 2012
Première évocation dans la presse du magnifique premier livre de Jean-Baptiste Scieux, À l'Octave supérieur, en librairie le 1er février.
La semaine de… Solange Bied-Charreton
(…)
Mardi. Prise de risque
Avec G., nous avions passé ces dernières semaines à pourfendre les déclarations des romancières mondaines qui, avec cette vigueur mélodramatique qui les caractérise, clament haut et fort que « l’écriture est une prise de risque » en étalant dans leurs œuvres complètes le banal de leurs relations adultères. J’ai terminé ce soir un livre que G. m’a mis entre les mains il y a quelques jours et je puis affirmer qu’avec celui-ci « l’écriture est une prise de risque ». À l’Octave supérieur de Jean-Baptiste Scieux sort dans dix jours aux Éditions Léo Scheer. Sur la quatrième de couverture, on ne précise pas que c’est son premier roman mais son « premier livre ». À juste titre, j’aurais du mal à faire entrer dans une quelconque catégorie ce soliloque halluciné, cet immense poème en prose aux références sacrées (Bloy, Verlaine, Apollinaire, Rimbaud, Burton…), qui rend un hommage amer à la destruction, à la souffrance et à la folie. Il y a dans ce livre tout ce que la mort d’un enfant de 16 mois, écrasé en septembre 2009 par une roche de granit (le propre petit garçon de notre auteur), peut inspirer à la fragilité humaine, comme elle pousse au délitement et à la perdition. Apparaissent jusque dans les pages les plus sombres d’inattendus soubresauts humoristiques. Road movie mental, l’itinéraire de Jean-Baptiste Scieux est une autofiction désarticulée et stylistiquement flamboyante. Chagrin car empathie, joie car admiration.
Libération
21 janvier 2012
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