1655. Fiche Librairie : Sylvie Sarhami, Portrait d'un jeune homme en chien de fusil, 31 août 2011
Par libraires, mardi 5 juillet 2011 :: #1655 :: rss
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
PREMIER ROMAN
SYLVIE SARHAMI
Titre: Portrait d'un jeune homme en chien de fusil
Sortie: 31 août 2011
Prix de vente: 15 euros
96 pages
Collection Littérature (blanche)
Une évocation brûlante de la fin de l’adolescence
Le narrateur invisible de ce livre s’adresse à un jeune homme de 17 ans, dont il raconte quelques mois à la deuxième personne, comme si ce moment unique dans une vie ne pouvait qu’être dit à distance, comme si l’adolescent était toujours l’autre, l’étranger, celui qu’on ne sera jamais plus, et dont le souvenir tient du rêve, ou de la fiction.
Dans une langue musicale et brûlante, syncopée, au lyrisme sombre, tendu, Sylvie Sarhami décrit ainsi les dérives nocturnes, l’errance urbaine d’un garçon raisonnablement perdu, c’est-à -dire en attente, avide, mais portant déjà en lui le poids du passé, la nostalgie de l’enfance, de la pureté, et d’un amour perdu. Il rencontre des filles, et un jeune garçon. Qui aime-t-il ? Qui désire-t-il ? Il apprend à se connaître à mesure, presque au hasard.
Et puis il y a l’énigmatique figure de M. Morgueil, qu’il doit rencontrer sans qu’on devine jamais pourquoi, ce qui laisse planer une menace sur l’ensemble du récit, jusqu’au dénouement, plus mystérieux encore. La menace, peut-être, de l’entrée dans le monde adulte, que ce premier roman, avec son ardeur juvénile, semble vouloir repousser encore un peu.
Sylvie Sarhami a 25 ans. Portrait d’un jeune homme en chien de fusil est son premier roman.
Extrait
Tout connaître et tout recommencer. Tout détruire et tout illuminer. Tu avais passé le temps des déceptions et des passions toujours déçues. Tes larmes s’offraient aux plus offrants, au sacrifice d’un bonheur plus grand, plus insaisissable.
Tu te mis à chanter à tue-tête. Rien ne pouvait plus t’arrêter. « Nadia, tu n’es qu’un cadavre, déjà les phrases se penchent vers toi. Tu auras vécu mais rien d’autre ne subsistera de tes attraits, ni de ta grâce. »
Morgueil, ce cher homme, n’était-il pas rongé de l’intérieur lui aussi ? « Revenez me voir », t’avait-il dit… Et tu ne l’avais jamais revu…
Ils t’avaient tous servi dans ta souffrance. Ils n’avaient tous été que des victimes. Tout était possible. Le bruit, les voyages, les amours te feraient oublier.
L’odeur de fer t’indisposa. Les sifflets dans la brume se répondirent. Les quais nourris de solitude s’offraient à la nuit. Hurla la lugubre sirène d’une voiture de police.

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