1638. L’Assassinat de la Dame de pique de Julien Campredon chroniqué sur evene par Bernard Quiriny
Par general, lundi 27 juin 2011 :: #1638 :: rss
« Qui a dit que les Français n’aiment pas les nouvelles ? Malgré le complexe d’infériorité dont elle continue de souffrir vis-à-vis du roman, la nouvelle demeure un genre fort prisé par nos écrivains, apprécié par les débutants et riche d’une tradition inépuisable, du fantastique buzzatien au réalisme carvérien. La preuve avec ce panorama des recueils du printemps, à égrener aussi sur vos plages préférées.
Le plus loufoque
On avait déjà repéré Campredon du côté de chez Monsieur Toussaint Louverture, brillant éditeur de curiosités étrangères (Le dernier stade de la soif de Frederic Exley) et de nouvelles françaises. Il persiste dans le genre bref avec ces sept textes loufoques et pleins d’imagination, à mi-chemin entre burlesque et parodie, avec un goût spécial pour les ailleurs et le charme d’un exotisme suranné (il est question d’îles désertes, d’expositions coloniales et de marins d’eau douce, avec une allusion significative à Pierre Mac Orlan). C’est inégal mais toujours drôle, plein de verve et d’invention. En guise d’échantillon, cette réplique définitive d’un personnage qui, après avoir cité un quatrain licencieux de Malherbe, se voit demander si c’est de lui : “La Poésie appartient aux poètes. Dans cette mesure oui, on peut dire que c’est de moi.” CQFD. »
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http://www.evene.fr/livres/actualite/recueil-nouvelles-vacances-ete-campredon-aue-ramones-3313.php

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