VOUS AVEZ LA POSSIBILITÉ D'ACHETER EN DIRECT SUR CE SITE LES LIVRES DU CATALOGUE DES ELS ET DE LES RECEVOIR, LIVRÉS À DOMICILE.CLIQUEZ ICI.
Par general, dimanche 8 mai 2011 :: #1566 :: rss
Le 6 mai 2011, Laurent Goumarre recevait dans son émission LE RENDEZ VOUS,
Mademoiselle K,
Niccolo Ammaniti,
et le président de m@n.
1. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
bientôt un livre de mlle k aux éditions leoscheer? les paris sont ouverts...
2. Le lundi 9 mai 2011 par leo
Chère amarille, mais non, vous n'avez pas suivi les deniers rebondissements de l'affaire. Finalement, (Laurent Goumarre l'a coupé au montage alors que j'en ai parlé pendant l'émission. Il ne reste plus que le nom suivi d'éclats de rires.) je produis le prochain album de Philip Roth : J'ai envie d'être vieux où on retrouvera son fameux single, Ma prostate. Ceci dit, j'ai beaucoup aimé ce que chantait et disait Mademoiselle K.
Chère amarille,
mais non, vous n'avez pas suivi les deniers rebondissements de l'affaire. Finalement, (Laurent Goumarre l'a coupé au montage alors que j'en ai parlé pendant l'émission. Il ne reste plus que le nom suivi d'éclats de rires.) je produis le prochain album de Philip Roth : J'ai envie d'être vieux où on retrouvera son fameux single, Ma prostate.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé ce que chantait et disait Mademoiselle K.
3. Le lundi 9 mai 2011 par leo
Tony Lesterlin, le Webmaster du site m@n a créé une page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Mn/200641759972979 Et ouvert un compte Twitter : http://twitter.com/editionsman qui permettent aux auteurs de se faire connaître et de promouvoir leurs textes.
Tony Lesterlin, le Webmaster du site m@n a créé une page Facebook :
http://www.facebook.com/pages/Mn/200641759972979
Et ouvert un compte Twitter :
http://twitter.com/editionsman
qui permettent aux auteurs de se faire connaître et de promouvoir leurs textes.
4. Le lundi 9 mai 2011 par leo
À propos de Philip Roth, bientôt dans la collection Variations : Corpus Rothi de Steven Sampson.
5. Le lundi 9 mai 2011 par leo
Je me suis rendu compte, en écoutant l'enregistrement, que je n'ai pas répondu à la question très pertinente de Manou Farine concernant le vote dans le processus éditorial. Bien que cette question soit, à mes yeux, très complexe (c'est sans doute pour ça que je n'y ai pas répondu sur le moment) je peux essayer de le faire ici en espérant qu'elle viendra lire ce commentaire. Il s'agit de préciser le déplacement de la signification de l'acte du vote entre, d'une part, son enracinement politique dans la démocratie du monde réel et ce qui se passe sur l'Internet, dans le cadre de ce que j'ai appelé "la démocratie virtuelle". Si le vote d'une communauté quelconque pour un texte littéraire revêt le même sens que le vote pour désigner un représentant politique, on aboutit, effectivement, à une absurdité. On pense tout de suite aux dérives de la démocraties, aux suffrages majoritaires pour les conceptions les plus fascisantes ou barbares, les questions de la peine de mort, de l'immigration etc. Je crois qu'en passant du monde réel au monde virtuel, le vote change de sens en ce qu'il se vide de son contenu idéologique pour entrer dans un ordre que Baudrillard désignait comme celui de l' "équivalent généralisé". C'est la raison pour laquelle il s'applique de plus en plus à tout et à n'importe quoi, et que par cet élargissement il finit par diluer son sens réel. Dans la "démocratie virtuelle" le vote, débarrassé de son lestage idéologique, est ramené à une "question de goût ou de couleur" dont on ne "discute" pas, ce n'est plus véritablement une opinion comparable à celles qu'on peut sonder. On ne peut la comparer ni aux opinions -politiques- ni à celles du -marketing-. En transférant le "pouvoir" de l'éditeur, vers un comité de lecture élargi composé de ceux qui pré-achètent le résultat de leurs votes, on vide ce dernier de son contenu idéologique ou politique pour ne garder que sa dimension artistique assez proche des aspirations du surréalisme et, plus tard, de la vision de Andy Warhol. D'accord avec la métaphore utilisée par Manou Farine : si c'était l'éditeur des ELS qui créait m@n au sein de sa maison d'édition, cela consisterait à se "tirer une balle dans le pied". D'accord, donc, si Léo Scheer ne marche que sur un pied. Mais s'il est réellement et concrètement schizophrène, que celui des ELS n'a rien à voir avec celui de m@n, bref s'il avance sur deux pieds, il ne s'agit plus que d'une balle perdue.
Je me suis rendu compte, en écoutant l'enregistrement, que je n'ai pas répondu à la question très pertinente de Manou Farine concernant le vote dans le processus éditorial. Bien que cette question soit, à mes yeux, très complexe (c'est sans doute pour ça que je n'y ai pas répondu sur le moment) je peux essayer de le faire ici en espérant qu'elle viendra lire ce commentaire.
Il s'agit de préciser le déplacement de la signification de l'acte du vote entre, d'une part, son enracinement politique dans la démocratie du monde réel et ce qui se passe sur l'Internet, dans le cadre de ce que j'ai appelé "la démocratie virtuelle".
Si le vote d'une communauté quelconque pour un texte littéraire revêt le même sens que le vote pour désigner un représentant politique, on aboutit, effectivement, à une absurdité.
On pense tout de suite aux dérives de la démocraties, aux suffrages majoritaires pour les conceptions les plus fascisantes ou barbares, les questions de la peine de mort, de l'immigration etc.
Je crois qu'en passant du monde réel au monde virtuel, le vote change de sens en ce qu'il se vide de son contenu idéologique pour entrer dans un ordre que Baudrillard désignait comme celui de l' "équivalent généralisé". C'est la raison pour laquelle il s'applique de plus en plus à tout et à n'importe quoi, et que par cet élargissement il finit par diluer son sens réel.
Dans la "démocratie virtuelle" le vote, débarrassé de son lestage idéologique, est ramené à une "question de goût ou de couleur" dont on ne "discute" pas, ce n'est plus véritablement une opinion comparable à celles qu'on peut sonder. On ne peut la comparer ni aux opinions -politiques- ni à celles du -marketing-.
En transférant le "pouvoir" de l'éditeur, vers un comité de lecture élargi composé de ceux qui pré-achètent le résultat de leurs votes, on vide ce dernier de son contenu idéologique ou politique pour ne garder que sa dimension artistique assez proche des aspirations du surréalisme et, plus tard, de la vision de Andy Warhol.
D'accord avec la métaphore utilisée par Manou Farine : si c'était l'éditeur des ELS qui créait m@n au sein de sa maison d'édition, cela consisterait à se "tirer une balle dans le pied". D'accord, donc, si Léo Scheer ne marche que sur un pied. Mais s'il est réellement et concrètement schizophrène, que celui des ELS n'a rien à voir avec celui de m@n, bref s'il avance sur deux pieds, il ne s'agit plus que d'une balle perdue.
6. Le lundi 9 mai 2011 par Nicole
Quand on écoute l'émission, on apprend avec effarement qu'il y aurait 3 millions de personnes en France ayant achevé un manuscrit. Cela me paraît démesuré. Mais je le crois sur parole puisque cela a fait l'objet d'une étude;)@Léo, quand vous écrivez "D'accord avec la métaphore utilisée par Manou Farine : si c'était l'éditeur des ELS qui créait m@n au sein de sa maison d'édition, cela consisterait à se "tirer une balle dans le pied". D'accord, donc, si Léo Scheer ne marche que sur un pied. Mais s'il est réellement et concrètement schizophrène, que celui des ELS n'a rien à voir avec celui de m@n, bref s'il avance sur deux pieds, il ne s'agit plus que d'une balle perdue.". Je ne suis pas sûre de vous suivre... Qu'entendez vous par balle perdue ? Cela veut-il dire que vous estimez prendre au final peu de risques (financiers et culturels) avec m@n ? Vous considérez-vous, malgré le côté "démocratique", comme le Porte drapeau du projet de publication de livres votés par les abonnés? En somme: un manuscrit publié dans m@n, ne sera pas un manuscrit publié aux ELS, mais il y aura tout de même en lui "quelque chose" de Léo Scheer ?
7. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
pas bien compris le coup de l'album de roth (oh ça sonne comme biiiiiiiiiip) mais il y a beaucoup de guillemets dans votre explication sur le vote, ça s'analyse je crois, et je ne suis pas sûre sûre que l'image de la balle perdue soit une excellente incitation marketing, mais bon c'est vous le professionnel, il doit y avoir un calcul derrière cette façon de présenter les choses, ce qui me fait dire que l'image en question a au minimum l'avantage ou l'inconvenient selon où on se place d'en dire plus que vous ne l'auriez voulu sur votre foi en m@n, mais je vous l'accorde j'ai tendance à voir le mal partout et si c'est le cas croyez bien que c'est parce que cette nouvelle approche de l'édition me donne beaucoup d'espoir pour le roman que je suis en train de finir de peaufiner après que grasset l'a refusé avec un note manuscrite m'encourageant à aller vers l'auto-édition mais bon lulu je n'étais pas convaincue ça fait moins pro, enfin bref, j'espère que vous démentirez mes inquiétudes, cordialement.
8. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
dites je ne soigne pas trop ma ponctuation ni ma syntaxe et tout ça quand je commente sur les blogs mais je viens d'aller voir la page m@n sur facebook et il y a une phrase qu'est quand même moyenne pour un truc d'édition, c'est celle-là : " de recevoir, tous les quatre mois, livré à son domicile, les 3 livres publiés chaque année ". je cherche pas du tout à être déplaisante ou quoi, je veux juste aider. en fait je dirais qu'il y a soit une faute d'accord à livré, soit on reçoit trois fois les trois livres, ce qui me semble un peu bizarre, mais bon après tout c'est peut-être pour mieux diffuser, why not. voilà , excusez-moi si je mets les pieds dans le plat de nouilles.
9. Le lundi 9 mai 2011 par leo
Cher amarille, vous avez raison, je vais demander à Tony de corriger ça, mais pour le moment mon mail est en bug.
Cher amarille,
vous avez raison, je vais demander à Tony de corriger ça, mais pour le moment mon mail est en bug.
10. Le lundi 9 mai 2011 par Nicole
PS. Dans l'émission, une autre phrase m'a frappée:" il y a beaucoup plus d'écrivants que de lecteurs". Cela signifie qu'il y a beaucoup plus de gens qui ont besoin d'écrire (et qui se créent le besoin d'une publication pour avoir le statut d'écrivain), que de gens qui ont besoin de lire et d'acheter fréquemment des livres. Constat flippant mais intéressant sur un plan sociologique. A mettre en parallèle avec le nombre effarant de jeunes qui s'inscrivent dans de très coûteux cours de théâtre, alors que leurs chances de devenir pro et d'en vivre sont infinitésimales. Serions nous dans une société où beaucoup ont comme idée fausse que sans exposition médiatique, ils seront inexistants ? Cela me fait penser au roman prémonitoire Glamorama, de BE Ellis.
11. Le mardi 10 mai 2011 par Futurone
@ Nicole Mais est-ce seulement la célébrité qui attire les gens dans l'écriture? Pas sûr. Pour certains, c'est peut être un espoir de sortir d'une vie dans laquelle il n'y a que de la grisaille. Il y a l'image des auteurs de bestsellers sur les journaux et à la TV. Ce sont parfois des gens qui n'étaient pas écrivains mais qui ont eu quelque chose à raconter. Leur vie a complètement changé après le bestseller. Ils ramaient pour survivre, ils font ce qu'ils veulent. Chacun peut imaginer qu'il écrit un bestseller et qu'il peut ainsi échapper à la vie grise et monotone ... l'usine... la médiocrité qui l'attend pour la suite. Ce que les gens cherchent c'est du rêve...
@ Nicole
Mais est-ce seulement la célébrité qui attire les gens dans l'écriture? Pas sûr. Pour certains, c'est peut être un espoir de sortir d'une vie dans laquelle il n'y a que de la grisaille.
Il y a l'image des auteurs de bestsellers sur les journaux et à la TV. Ce sont parfois des gens qui n'étaient pas écrivains mais qui ont eu quelque chose à raconter. Leur vie a complètement changé après le bestseller. Ils ramaient pour survivre, ils font ce qu'ils veulent.
Chacun peut imaginer qu'il écrit un bestseller et qu'il peut ainsi échapper à la vie grise et monotone ... l'usine... la médiocrité qui l'attend pour la suite.
Ce que les gens cherchent c'est du rêve...
12. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
@ Nicole : Sans vouloir jouer aux sociologues en herbe (enfin si, un peu quand même), j'ai l'impression qu'on se situe dans une époque où n'importe qui peut devenir célèbre sans avoir de talent particulier - ex. : tous ceux qui participent aux émissions de télé réalité, ou des gens comme Paris Hilton, Lindsay Lohan même Britney Spears (dont les ventes chutent dramatiquement à chaque album mais qui continue d'intéresser tout le monde grâce à cette insoutenable question : a-t-elle ou non porté une culotte lors de sa dernière sortie ?). A partir du moment où les gens sont célèbres pour être célèbres et où n'importe qui peut être une star, les gens aspirent naturellement à le devenir, et ça n'est plus du tout une question de talent - d'ailleurs je crois que dans la plupart des cas, ça n'est pas la reconnaissance des pairs qui est visée (et qui va avec le statut d'artiste) mais la notoriété publique (grossomodo le propre des guignols susmentionnés). En plus de ça, les gens étant de plus en plus auto-centrés, ils se situent sans cesse dans la comparaison dans leurs rapports aux autres, c'est renforcé par les émissions réalistes où on regarde finalement la vie de son voisin par le bout de sa lorgnette. Naturellement, on en vient à se dire qu'on pourrait faire pareil, sinon mieux, et qu'on mérite donc tout autant la notoriété - c'est à la fois vrai et faux, parce que ça n'est justement plus une question de mérite. Je crois qu'il y a une sorte d'effet de ciseaux : d'un côté, on est poussé au dépassement de soi et à la compétition, et de l'autre on se sent dévalorisé en permanence parce que quoi qu'on fasse, ça n'est jamais assez bien. J'espère que Glamorama-le-remake n'est pas l'issue, d'une part parce qu'il y a des bombes qui explosent partout au bout d'un moment, d'autre part parce que j'ai vraiment vraiment rien compris du tout à ce livre - alors j'ai beaucoup aimé, hein, mais j'ai rien pigé. Ce qui est assez représentatif de la (et ma) vie maintenant que j'y pense - après tout c'est l'absurde qui dirige le monde en grande partie. Ensuite il y a l'argent. Redistribué aux impôts de manière... absurde - on n'y coupe pas !
13. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
@ Leo : il est encore bien trop tôt pour ça, mais pour la sortie du premier livre dans la collection m@n, est-ce qu'il sera possible d'avoir une sorte de bilan par rapport aux stratégies des participants ? J'imagine qu'ils doivent tous y réfléchir de leur côté, mais en admettant que la première sélection du gagnant se fasse le 1er juillet (au hasard) : est-ce qu'il vaut mieux mettre en ligne son texte début avril, et avoir davantage de votes possibles plutôt que mi-juin où on peut penser que la plupart des participants auront déjà fait leur choix ? D'ailleurs est-ce que les manuscrits qui ne seraient pas sélectionnés pour la publication de juillet seraient toujours en lice pour celle de novembre en conservant leurs votes (juillet + 4 mois) ou est-ce que les compteurs seraient remis à zéro, c'est à dire qu'une fois le premier livre publié, tout le monde repart à zéro votes chacun (et donc à ce moment là chaque participant aurait une voix qui durerait 4 mois) ? Au-delà de ça, est-ce que les participants sont tous obligés de voter ou est-ce qu'ils peuvent choisir de ne pas le faire ? Et est-ce qu'un participant peut mettre en ligne plusieurs textes sous un seul compte ? Je pense que je vais m'inscrire comme observatrice à la fin du mois et quand le site sera super connu, je pose une option sur la rédaction du premier guide stratégique ; j'appellerai ça The G@me, en référence à Neil Strauss. En attendant je vais relire mes cours sur le dilemme du prisonnier.
14. Le mardi 10 mai 2011 par leo
Chère Alex, Oui, il y aura un bilan stratégique au moment du 1er livre publié. Ce sera le 1er septembre à 24h. J'ajoute 6 mois gratuits pour les premiers inscrits (jusqu'au 1er septembre). Il est trop tôt pour analyser les amorces stratégiques dans la mesure où les outils de ces stratégies sont à peine en train de se mettre en place (FaceBook et Twitter de m@n viennent seulement d'être mis en ligne) et les documents de présentation des auteurs et de leurs textes ne sont pas encore au point. Je suis en train de regarder avec Tony si un membre de m@n peut changer son vote avant la date limite de la session. Si c'est possible, ça peut modifier les stratégies. Les votes sont acquis pour un texte d'une session sur l'autre : si vous avez mis un texte en ligne et qu'il a obtenu 100 voix au 1er septembre à minuit, il aura toujours ses 100 voix au 2 septembre. Mais pour les membres de la communauté, chacun dispose d'une nouvelle voix pour la période de 4 mois qui suit. Avec un abonnement de 50 € vous êtes membre de la communauté pendant un an. Durant cette période, vous ne pouvez mettre en ligne qu'un seul texte, si vous souhaitez en mettre un deuxième en compétition, vous devez reprendre un abonnement de 50 €. Par contre, avec cet abonnement annuel, vous disposez de 3 voix pour les 3 sessions de vote de l'année. Je rappelle que vous n'avez pas le droit de voter pour vous même mais tous les moyens destinés à promouvoir votre texte sont bons, à l'intérieur comme à l'extérieur de m@n. La remise à zéro ne concerne que le livre publié tous les 4 mois qui disparaît de la plateforme. Le tirage du livre est égal au nombre d'abonnés x 2. Si il y a 1.000 abonnés, le premier tirage est de 2.000, sur lesquels 1.000 sont envoyés par la poste aux abonnés et 1.000 sont mis en vente dans le circuit classique de la librairie. L'auteur reçoit 15% de droits sur le montant net des ventes. Par exemple, si on a un taux de retour de 30% sur les 1.000 de la librairie, cela fait 1.700 exemplaires vendu à 10 € l'unité = 17.000 € de CA - 5,5 % de TVA = 16.065 € sur lesquels l'auteur reçoit 2.410 €. Pour les membres de la communauté m@n rien n'est obligatoire : ils peuvent ne mettre aucun texte en ligne, ils peuvent ne pas voter, ils peuvent ne pas commenter etc...leur unique obligation est de pré-acheter les trois livres qui reçoivent le plus de votes de la communauté, 3 x 10 € + frais d'envois. Impatient de lire votre guide stratégique, The G@me qui correspond, je crois, à l'état d'esprit dans lequel j'ai imaginé cet éditeur automatique et "démocratique".
Chère Alex,
Oui, il y aura un bilan stratégique au moment du 1er livre publié. Ce sera le 1er septembre à 24h. J'ajoute 6 mois gratuits pour les premiers inscrits (jusqu'au 1er septembre).
Il est trop tôt pour analyser les amorces stratégiques dans la mesure où les outils de ces stratégies sont à peine en train de se mettre en place (FaceBook et Twitter de m@n viennent seulement d'être mis en ligne) et les documents de présentation des auteurs et de leurs textes ne sont pas encore au point.
Je suis en train de regarder avec Tony si un membre de m@n peut changer son vote avant la date limite de la session. Si c'est possible, ça peut modifier les stratégies.
Les votes sont acquis pour un texte d'une session sur l'autre : si vous avez mis un texte en ligne et qu'il a obtenu 100 voix au 1er septembre à minuit, il aura toujours ses 100 voix au 2 septembre. Mais pour les membres de la communauté, chacun dispose d'une nouvelle voix pour la période de 4 mois qui suit.
Avec un abonnement de 50 € vous êtes membre de la communauté pendant un an. Durant cette période, vous ne pouvez mettre en ligne qu'un seul texte, si vous souhaitez en mettre un deuxième en compétition, vous devez reprendre un abonnement de 50 €. Par contre, avec cet abonnement annuel, vous disposez de 3 voix pour les 3 sessions de vote de l'année. Je rappelle que vous n'avez pas le droit de voter pour vous même mais tous les moyens destinés à promouvoir votre texte sont bons, à l'intérieur comme à l'extérieur de m@n.
La remise à zéro ne concerne que le livre publié tous les 4 mois qui disparaît de la plateforme.
Le tirage du livre est égal au nombre d'abonnés x 2. Si il y a 1.000 abonnés, le premier tirage est de 2.000, sur lesquels 1.000 sont envoyés par la poste aux abonnés et 1.000 sont mis en vente dans le circuit classique de la librairie. L'auteur reçoit 15% de droits sur le montant net des ventes. Par exemple, si on a un taux de retour de 30% sur les 1.000 de la librairie, cela fait 1.700 exemplaires vendu à 10 € l'unité = 17.000 € de CA - 5,5 % de TVA = 16.065 € sur lesquels l'auteur reçoit 2.410 €.
Pour les membres de la communauté m@n rien n'est obligatoire : ils peuvent ne mettre aucun texte en ligne, ils peuvent ne pas voter, ils peuvent ne pas commenter etc...leur unique obligation est de pré-acheter les trois livres qui reçoivent le plus de votes de la communauté, 3 x 10 € + frais d'envois.
Impatient de lire votre guide stratégique, The G@me qui correspond, je crois, à l'état d'esprit dans lequel j'ai imaginé cet éditeur automatique et "démocratique".
15. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
"Je suis en train de regarder avec Tony si un membre de m@n peut changer son vote avant la date limite de la session. Si c'est possible, ça peut modifier les stratégies." Si c'est possible, je trouve ça encore mieux qu'il n'y ait jamais rien d'acquis avant la deadline - non seulement les participants vont développer de plus en plus d'efforts de communication à mesure qu'ils se rapprocheront de la date fatidique, mais ça veut dire aussi que même celui qui aura conservé ses 100 voix au 2 septembre, pour reprendre l'exemple, pourra très bien se retrouver avec 30 voix seulement début octobre pour peu que des textes arrivés plus tard suscitent plus d'engouement ; ça supprimerait le problème du premier arrivé qui aurait potentiellement davantage de poids que les nouveaux. "Je rappelle que vous n'avez pas le droit de voter pour vous même mais tous les moyens destinés à promouvoir votre texte sont bons, à l'intérieur comme à l'extérieur de m@n." Ca va être intéressant à observer aussi, ce qu'ils vont faire à l'extérieur. A partir d'un certain nombre d'inscrits, il risque d'y avoir trop de manuscrits à lire par participant et ils vont tendre à se faire remarquer via leurs interventions. Je me demandais si elles auraient lieu sur ce blog mais j'ai vu sur la page Facebook de m@n qu'il y avait une interface de dialogue. Ca pourrait être un plus qu'ils en sortent un peu : avec un blog où ils mettraient en ligne des extraits de leur texte, ça pourrait donner aux autres participants l'envie d'aller y jeter un oeil, sans compter qu'ils commenceraient déjà à faire leur propre promo au cas où leur livre serait choisi. Avec la barrière des 50 euros à l'entrée, je doute qu'il y en ait beaucoup qui puissent rameuter leurs amis et les pousser à s'inscrire pour voter, ils seraient donc tous à égalité au début de l'expérience jusqu'au moment où les affinités entre eux vont commencer à se développer (si quelqu'un se présente en disant "Bonjour je suis Machin, j'ai déjà publié 8 livres, je tente le coup ici", il n'aura pas meilleure presse qu'un autre puisque ce sont eux qui choisissent). Juxtaposée dans la réalité, l'expérience me fait penser au Dôme, de Stephen King (un beau jour, un dôme aussi haut que profond et incassable avec ça se pose comme par magie sur une petite ville et plus que savoir d'où il vient et pourquoi il est là , ce sont surtout les interactions entre les personnages et la distribution du pouvoir à l'intérieur qui deviennent intéressantes). Sauf que là il n'y a pas possibilité de prendre le pouvoir par la force (à moins de dépenser des milliers à créer des centaines de comptes différents mais ça risque de ne pas être rentable) mais à la rigueur de s'organiser en petits groupes dans une logique de : je-vote-pour-celui-qui-a-le-moins-de-chances-d'y-arriver, stratégie compréhensible sauf qu'elle débouche sur un lose/lose parce que si le premier livre publié n'est pas terrible, il y aura probablement moins d'engouement pour la collection qu'il pourrait. En gros, il faudrait que l'esprit communautaire se développe là où ça n'a pas vraiment pris dans m@nuscrits puisque les gens ont préféré se tirer dans les pattes en critiquant les autres livres ; alors que si m@n bénéficie d'une bonne réputation, c'est avantageux pour tous ceux qui y participent. Le système de votes changera sûrement ça ; après tout c'est plus difficile de dénigrer un livre une fois qu'on a contribué à ce qu'il soit publié. Le problème c'est qu'il y a le facteur incohérence-du-participant à prendre en compte dans le raisonnement, et là si on a encore à faire à de Grands Ecrivains Mystiques, ça risque de donner des trucs complètement invraisemblables, du piratage des sessions des autres pour leur voler leurs votes aux auto-prises en otage sur leurs blogs avec des messages du genre : "Si vous ne votez pas pour moi, je m'exécute !". Ce qui serait donc plutôt marrant, au pire.
16. Le mardi 10 mai 2011 par leo
Chère Alex, je partage toutes vos analyses. La question que vous soulevez à la fin, de l'impact du croisement entre le vote et le paiement par pré-achat me semble être la plus importante. Cette question est au centre du "crowdfunding" qui est, à mon sens, la principale mutation actuelle du Web. Que ce soit à travers des dons, des investissements ou des pré-achats, la constitution de communautés autour de l'émergence de musiques, de BD, de jeux video, de film, de design, de financement de start-up ou, finalement, de livres, est en pleine croissance dans le monde. Il y a une dimension que vous n'avez pas abordée dans votre réflexion, c'est l'aspect international du projet. Le véritable nerf de la guerre du développement futur de m@n, c'est la traduction littéraire, qui est la plus difficile à obtenir dans de bonnes condition dans les mécanismes classiques de l'édition et qui peut devenir, ici, un facteur explosif. C'est là dessus que je réfléchis et que je travaille en ce moment. Comment identifier les filières nouvelles de traduction telles qu'elles apparaissent sur le web et qui permettraient de faire baisser considérablement le coût de la traduction. La barrière du langage est le principal horizon du Net et, pour le moment, les "grosses machines" ne voient pas d'intérêt économique à les aborder.
je partage toutes vos analyses. La question que vous soulevez à la fin, de l'impact du croisement entre le vote et le paiement par pré-achat me semble être la plus importante. Cette question est au centre du "crowdfunding" qui est, à mon sens, la principale mutation actuelle du Web. Que ce soit à travers des dons, des investissements ou des pré-achats, la constitution de communautés autour de l'émergence de musiques, de BD, de jeux video, de film, de design, de financement de start-up ou, finalement, de livres, est en pleine croissance dans le monde. Il y a une dimension que vous n'avez pas abordée dans votre réflexion, c'est l'aspect international du projet. Le véritable nerf de la guerre du développement futur de m@n, c'est la traduction littéraire, qui est la plus difficile à obtenir dans de bonnes condition dans les mécanismes classiques de l'édition et qui peut devenir, ici, un facteur explosif. C'est là dessus que je réfléchis et que je travaille en ce moment. Comment identifier les filières nouvelles de traduction telles qu'elles apparaissent sur le web et qui permettraient de faire baisser considérablement le coût de la traduction. La barrière du langage est le principal horizon du Net et, pour le moment, les "grosses machines" ne voient pas d'intérêt économique à les aborder.
17. Le mardi 10 mai 2011 par Nicole
Je partage votre analyse du comm 12. Je peux y rajouter qu'une des explications du nombre considérable de personnes espérant "ne pas rater leur vie en devenant "écrivain publié", (donc rien à voir avec ce brave loser d'écrivant) c'est tout bêtement aussi le PC. Depuis quelques années le prix d'un PC est devenu abordable pour à peu près tout le monde (et on peut l'acheter en trois fois sans frais, lol). Auparavant on écrivait sur des cahiers, sans les facilités du traitement de texte, puis il fallait taper le tout feuille à feuille à la machine (vous êtes trop jeune pour avoir connu cette galère), sans correcteur automatique; cela limitait sûrement considérablement le nombre de tapuscrits.Concernant Glamorama: moi non plus je n'ai pas compris grand chose au roman, sinon que tout ce qui vit le narrateur se fige dès que la caméra s'arrête de tourner; il vit des scènes d'une effervescence folle puis il se retrouve tout seul, dans un décor vide, en train de se demander où sont passés tous ceux qui l'entouraient. J'imagine que BE Ellis a voulu montrer que l'américain new-yorkais lancé socialement a le sentiment atroce de plus se sentir vivant dans toutes les occasions où il ne se montre pas brillant et glamour, puisque maintenant on se doit dans les milieux branchés d'être Glamour sinon, on n'est qu'un loser qui doit se cacher pour ne pas exposer son horrible médiocrité; ou alors, il faut être très très très riche, ou bien être au sommet du pouvoir politique pour être interviewé et avoir sa photo dans un hebdo. Un peu la même idée "d'extrême moderne solitude " que dans American Psycho: l'individu soumis à une pression sociale énorme devient complètement névrosé et ne peut survivre sans des fantasmes d'extrême violence. Il est à peu près "normal" dans le réel (et très malheureux sans jamais oser le dire à quiconque) et complètement psycho dans ses fantasmes.Pour en revenir au phénomène dont nous parlons, l'envie de célébrité ou de simple reconnaissance sociale serait donc devenue pour beaucoup de français l'unique palliatif au sentiment d'échec existentiel. Alors qu'il y a la télé, le cinoche, le sport, la nature, la satisfaction (pour certains) d'avoir un salaire à la fin du mois, et les enfants, ces merveilleux petits enfants rois, qui sont là , sous nos yeux aveugles , pour nous sauver de notre quotidien monotone ;))
18. Le mardi 10 mai 2011 par Futurone
@ Alex Toute cette analyse de jeu me parait bien théorique. Tout le monde ne joue pas des jeux de pouvoir surtout pour un enjeu qui n'est pas vital. Il n'y aura pas au bout un "prix" honorifique décerné, mais simplement une publication. Si on écoute la vidéo, il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui recourent à l'auto-publication... sans avoir besoin de jouer à quoi que ce soit. La somme à débourser n'est que de quelques centaines d'euros. Certains participants s'inscriront tout simplement pour pouvoir continuer à discuter avec leurs copains de "M@nuscrit", parce qu'ils ont pris l'habitude de leur montrer leurs textes et qu'il y a une stimulation à écrire pour un site. Il ne faut pas oublier que le pourcentage de textes publiés sera faible si les inscrits sont nombreux.
@ Alex
Toute cette analyse de jeu me parait bien théorique. Tout le monde ne joue pas des jeux de pouvoir surtout pour un enjeu qui n'est pas vital. Il n'y aura pas au bout un "prix" honorifique décerné, mais simplement une publication.
Si on écoute la vidéo, il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui recourent à l'auto-publication... sans avoir besoin de jouer à quoi que ce soit. La somme à débourser n'est que de quelques centaines d'euros.
Certains participants s'inscriront tout simplement pour pouvoir continuer à discuter avec leurs copains de "M@nuscrit", parce qu'ils ont pris l'habitude de leur montrer leurs textes et qu'il y a une stimulation à écrire pour un site. Il ne faut pas oublier que le pourcentage de textes publiés sera faible si les inscrits sont nombreux.
19. Le mardi 10 mai 2011 par Paul Sunderland
Futurone (18): je ne suis pas certain qu'on écrive pour un site, mais bien davantage pour des personnes, où qu'elles se trouvent.
20. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
Je viens d'apprendre que j'ai perdu à l'euromillion, sans quoi j'aurais volontiers investi dans la recherche pour développer des traducteurs automatiques plus performants que ceux qui existent actuellement, c'est dommage. Je ne sais pas trop comment fonctionne l'affiliation maisons d'édition / traducteurs à l'heure actuelle, mais parfois j'ai l'impression que certains doivent être choisis, sûrement dans une optique qualitative, en fonction du CV et donc de l'ancienneté - ce qui n'est pas toujours un point positif parce qu'on en arrive à se retrouver avec des paraphrases un peu lourdes et la vague impression que le traducteur a brodé parce qu'il ne savait pas de quoi il parlait au juste, et niveau assimilation du message de base, ce qui est censé être la plus-value de l'homme sur la machine, c'est pas toujours ça. Il m'est déjà arrivé d'abandonner la lecture de livres en VF et d'opter pour la VO parce qu'au bout du compte j'ai préféré prendre le risque que des subtilités m'échappent plutôt qu'essayer de traduire dans ma tête pour comprendre le sens exact de certaines phrases. Au-delà de ça, le temps d'attente entre la sortie d'un livre en VO dans les pays anglophones et de sa version française se compte en années, et quand on attend impatiemment un livre, c'est vraiment long, et de plus en plus maintenant qu'on est habitué à une certaine simultanéité via internet - on peut suivre les séries qu'on veut en temps réel, par exemple, grâce aux sous-titrages de fans, mais il faut toujours attendre des plombes pour un bouquin qui ne sera pas forcément bien traduit. Ca m'étonne que les traducteurs automatiques ne se soient pas davantage perfectionnés, du coup, et ça nécessite encore l'intervention de l'humain tellement ils présentent de lacunes. C'est peut-être possible de trouver pour le livre un principe similaire à celui des sites de sous-titres pour les séries ou les films, la limite principale étant que la traduction d'un livre doit être plus longue que celle des scripts. Je connais des traducteurs, dont ma meilleure amie, qui hurleraient au scandale en lisant ce que j'écris, parce que la traduction professionnelle n'a rien à voir - mais alors rien-du-tout - avec celle des amateurs, et je pense aussi que le problème qualitatif peut se poser, mais en même temps quand je vois que même Stephen King (qui n'est pas seulement ma référence à moi mais celle de tout un tas de millions de gens, mine de rien) est traduit n'importe comment sur certains bouquins (Cellulaire et Histoire de Lisey en tête), j'ai un peu tendance à me dire que ça ne serait pas nécessairement pire. A terme, si le livre devient un support entièrement numérique, il faudra bien qu'il y ait un renouvellement du métier de traducteur en adéquation avec l'hypertexte, d'où le développement des traducteurs automatiques qui me semble important. En attendant il y aurait sûrement un réseau à créer ; pas mal de jeunes traducteurs diplômés sont sous-employés ou se sont carrément reconvertis par défaut, il devrait y avoir de l'offre de ce côté-là . En traduisant des livres pour m@n, à supposer qu'ils touchent un pourcentage en droits d'auteur, ils auraient une somme assurée en fonction du nombre de participants à l'expérience, et donc de pré-ventes... et une fois l'exportation des livres français lancée, on toucherait un public étranger qui favoriserait l'internationalisation en déposant à son tour des textes sur l'interface - mais à ce moment là il faudrait avoir soit un réseau de traducteur assez conséquent pour que les lecteurs puissent avoir accès au texte dans toutes les langues soit des traducteurs automatiques suffisamment élaborés pour que la langue ne soit plus une barrière. C'est difficile à imaginer sans avoir une idée du nombre de personnes que ça peut constituer, mais même dans l'absolu, la traduction pose problème sur internet : si Stephen King comprenait ce que je dis, il m'aurait probablement déjà contactée via mon blog pour qu'on écrive un livre ensemble par exemple (j'ai perdu à l'euromillion, mais j'ai toujours la possibilité du rêve) alors que là , le pauvre, il va devoir attendre des années pour enfin découvrir mon immense pertinence et je trouve ça triste, du coup !
21. Le mercredi 11 mai 2011 par Alex
@ Futurone : Le problème de l'auto-publication c'est que ça ne renvoie à rien du tout. Un quidam écrit un texte, il décide qu'il mérite d'être publié et il le publie lui-même. Avec un peu de chance il a une famille nombreuse et pas mal d'amis compatissants, ce qui va lui permettre d'en écouler une cinquantaine d'exemplaires mais au bout du compte il n'aura pas ce qu'il est venu chercher : la reconnaissance. Et je pense que c'est ça qui est important dans la publication, plus que les revenus potentiels ou quoi que ce soit d'autre, c'est la volonté, sinon d'être lu et (re)connu, de transmettre quelque chose et pour la plupart d'avoir l'autorité sur l'idée ou le message transmis. Sans quoi on se contenterait de ses documents word soigneusement classés dans un dossier intitulé "Mes Conneries", par exemple, qu'on garderait précieusement pour soi, par honte ou par pudeur. Mais la honte et la pudeur, ces jours-ci, ça n'existe plus tellement. Après il est possible qu'il y en ait qui s'inscrivent sans être dans l'optique de jouer (participer si vous préférez) mais la barrière du prix à l'entrée risque de les dissuader. Et quant à ceux qui participeront, ils le feront pour gagner, ne serait-ce que parce que : pourquoi pas eux ? Comme moi à l'euromillion, en fait. Mais effectivement, c'est juste ma vision des choses. @ Nicole : le problème d'Ellis, c'est qu'il dit quand même un peu toujours la même chose dans tous ses livres avec ses personnages très seuls qui se côtoient sans jamais vraiment tisser de liens, etc. Il change juste de contexte à chaque fois : ils sont seuls et névrosés à l'école dans Les Lois de l'Attraction, au travail dans American Psycho, au quotidien dans Zombies, et dans le showbiiiz dans Glamorama - dans Lunar Park, on comprend qu'en vrai c'est lui le névrosé et ça commençait à me lasser un peu (même si j'adore son style) donc je suis bien contente qu'il se soit partiellement renouvelé dans Suite(s) Impériale(s) qui a le bon goût de donner dans le roman noir en même temps. "Pour en revenir au phénomène dont nous parlons, l'envie de célébrité ou de simple reconnaissance sociale serait donc devenue pour beaucoup de français l'unique palliatif au sentiment d'échec existentiel. Alors qu'il y a la télé, le cinoche, le sport, la nature, la satisfaction (pour certains) d'avoir un salaire à la fin du mois, et les enfants, ces merveilleux petits enfants rois, qui sont là , sous nos yeux aveugles , pour nous sauver de notre quotidien monotone" --> Je suis complètement d'accord avec la première partie. Et la deuxième aussi même si j'essaie de la mettre à mal ces temps-ci en développant ma Fabuleuse Théorie consistant à décider de s'en foutre et à prendre le parti de rire d'à peu près tout - parce qu'en fait, quand on ne se prend pas au sérieux, on se rend compte que tout ce qui peut nous arriver ou ne pas nous arriver, non seulement ça n'a aucune importance mais c'est un excellent divertissement. Puis de toute façon je n'ai pas le choix, je suis mal payée et je ne veux pas de gosses :-D
22. Le mercredi 11 mai 2011 par futurone
@ Sunderland Il est clair que j'ai voulu dire en parlant de site, "les personnes du site". Le site c'est un public et quelques lecteurs assurés, ce qui n'est pas toujours le cas dans la vraie vie. Les proches peuvent ne pas avoir envie de lire ce qu'on écrit et on peut hésiter à montrer ses textes dans certains cercles, professionnel par exemple pour éviter des retombées indésirables. Il n'est pas toujours bon de "tout montrer à n'importe qui". D'où l'intérêt de ces sites où l'on peut montrer ses textes sans prendre trop de risques. @ Alex L'optique de "gagner" n'est pas universelle. Et le fait de mettre ses textes non lus dans un classeur ne veut pas dire qu'il s'agit de "conneries". Avant tout les gens écrivent ou peignent ou chantent pour s'exprimer. Quant à l'équation "publication = reconnaissance" elle n'est pas automatique. Certains textes publiés par des éditeurs n'atteignent pas plus de 200 personnes, ce qui n'est guère plus que le public des textes auto-édités. Certains écrivains auto-édités ont même un public beaucoup plus large que 200 personnes, si ces écrivains font des conférences, des tournées... Il y a même quelques livres qui sont devenus de francs succès à partir de l'auto-édition, bien que ce soit des exceptions.
@ Sunderland
Il est clair que j'ai voulu dire en parlant de site, "les personnes du site". Le site c'est un public et quelques lecteurs assurés, ce qui n'est pas toujours le cas dans la vraie vie. Les proches peuvent ne pas avoir envie de lire ce qu'on écrit et on peut hésiter à montrer ses textes dans certains cercles, professionnel par exemple pour éviter des retombées indésirables. Il n'est pas toujours bon de "tout montrer à n'importe qui". D'où l'intérêt de ces sites où l'on peut montrer ses textes sans prendre trop de risques.
@ Alex L'optique de "gagner" n'est pas universelle. Et le fait de mettre ses textes non lus dans un classeur ne veut pas dire qu'il s'agit de "conneries". Avant tout les gens écrivent ou peignent ou chantent pour s'exprimer. Quant à l'équation "publication = reconnaissance" elle n'est pas automatique. Certains textes publiés par des éditeurs n'atteignent pas plus de 200 personnes, ce qui n'est guère plus que le public des textes auto-édités.
Certains écrivains auto-édités ont même un public beaucoup plus large que 200 personnes, si ces écrivains font des conférences, des tournées... Il y a même quelques livres qui sont devenus de francs succès à partir de l'auto-édition, bien que ce soit des exceptions.
23. Le mercredi 11 mai 2011 par Nicole
@Alex: quand on un caractère à s'ennuyer vite, à avoir besoin d'un peu de passion dans sa vie, toutes les joies "terrestres" que j'ai énumérées avec un peu de causticité deviennent vite l'image même de l'accablante monotonie. Aussi, à moins de se droguer de sport ou de programmes TV, on tente de combler un vide. Au vu du nombre d'écrivants, il ya beaucoup de gens qui ont besoin de rompre cette monotonie; et je ne m'exclus pas du lot, même si j'essaie de tendre depuis queque temps vers le Za zen, mais ce n'est pas plus facile que de parvenir à rire de tout, comme vous tentez de le faire avec talent sur votre blog;))) (blog que j'aime beaucoup, au passage). Cela dit, publié ou pas, quand on aime vraiment écrire et que l'on se prend au jeu, c'est un magnifique moyen de se couper de la réalité...
24. Le mercredi 11 mai 2011 par leo
Chère Alex, la traduction littéraire est un domaine dans lequel le travail humain n'est pas près d'être remplacé par des machines. D'autre part, vous dites : "En attendant il y aurait sûrement un réseau à créer ; pas mal de jeunes traducteurs diplômés sont sous-employés ou se sont carrément reconvertis par défaut, il devrait y avoir de l'offre de ce côté-là ." En fait, ces réseaux existent et sont en train de se développer à grande vitesse, pour des coûts inférieurs de l'habitude, à qualité égale. Il se crée un grand nombre d'entreprises du Net, s'appuyant sur ce réseaux, ayant mis dans un premier temps l'accent sur des traductions commerciales ou juridiques et commençant à découvrir le domaine littéraire. Jusqu'à présent, comme vous l'avez remarqué, le circuit pour qu'un texte soit traduit est très long. Il faut d'abord trouver un éditeur, pour chaque langue, qui soit intéressé par un texte (le plus souvent sur la base de ses ventes sur son marché d'origine) et prêt à prendre le risque économique de la traduction qui est, au départ, plus cher que la publication du texte original : achat des droits pour telle langue, paiement de la traduction. Cette dernière se paie au feuillet et coûte environ de 5.000 à 10.000 € en moyenne pour une petit roman. Le travail du traducteur et son "contrôle" avec l'auteur et l'éditeur d'origine sont très longs. Les traducteurs considérés comme capables de fournir un travail professionnel dans une langue et pour un auteur sont très rares et très identifiés. Si nous créons des m@n dans plusieurs langues distribuant les livres à des communautés regroupées autour d'un marché linguistique, nous pouvons développer, avec les abonnés un élargissement des votes et des pré-achats dans lesquels seront inclus les coûts de traduction, qui, dans nos discussions actuelles, devraient tourner autour de 2.000 € par texte "calibré" pour être publié par m@n.
la traduction littéraire est un domaine dans lequel le travail humain n'est pas près d'être remplacé par des machines. D'autre part, vous dites :
"En attendant il y aurait sûrement un réseau à créer ; pas mal de jeunes traducteurs diplômés sont sous-employés ou se sont carrément reconvertis par défaut, il devrait y avoir de l'offre de ce côté-là ."
En fait, ces réseaux existent et sont en train de se développer à grande vitesse, pour des coûts inférieurs de l'habitude, à qualité égale. Il se crée un grand nombre d'entreprises du Net, s'appuyant sur ce réseaux, ayant mis dans un premier temps l'accent sur des traductions commerciales ou juridiques et commençant à découvrir le domaine littéraire.
Jusqu'à présent, comme vous l'avez remarqué, le circuit pour qu'un texte soit traduit est très long. Il faut d'abord trouver un éditeur, pour chaque langue, qui soit intéressé par un texte (le plus souvent sur la base de ses ventes sur son marché d'origine) et prêt à prendre le risque économique de la traduction qui est, au départ, plus cher que la publication du texte original : achat des droits pour telle langue, paiement de la traduction. Cette dernière se paie au feuillet et coûte environ de 5.000 à 10.000 € en moyenne pour une petit roman. Le travail du traducteur et son "contrôle" avec l'auteur et l'éditeur d'origine sont très longs.
Les traducteurs considérés comme capables de fournir un travail professionnel dans une langue et pour un auteur sont très rares et très identifiés.
Si nous créons des m@n dans plusieurs langues distribuant les livres à des communautés regroupées autour d'un marché linguistique, nous pouvons développer, avec les abonnés un élargissement des votes et des pré-achats dans lesquels seront inclus les coûts de traduction, qui, dans nos discussions actuelles, devraient tourner autour de 2.000 € par texte "calibré" pour être publié par m@n.
25. Le mercredi 11 mai 2011 par Alex
@ Futurone : vous n'êtes pas un grand rigolo, dites-donc. Bon d'une part le fait de créer un dossier intitulé "Mes Conneries" ne sous-entend pas forcément qu'il y ait des conneries dedans, ce qui a bien davantage de chances d'être le cas si ledit dossier est intitulé "Ma Grande Pwayzie Grâce à Laquelle Je Vais Révolutionner Le Monde". Savoir pourquoi les gens écrivent, peignent, chantent - la ramènent, donc, en gros - c'est un vaste débat, mais je pense que c'est davantage pour être entendus et compris que pour s'exprimer comme ça dans le vide. Et quand je parle de reconnaissance à propos de la publication, ça n'est pas tant vis à vis du grand public que de l'éditeur, pour commencer, puisque l'éditeur est un professionnel du milieu dont l'avis importe bien plus que le sien, forcément subjectif sur ses propres créations, quand on décide de s'auto-publier. En fait je ne comprends pas l'intérêt de l'auto-publication. Pour moi c'est une espèce de caprice de quelqu'un qui veut tout par force avoir un statut alors que comme vous le disiez justement plus haut, il ne s'agit pas de quelque chose de vital. Ce qui coince c'est que les gens qui s'auto-publient - peu importe leurs ventes - ne perdent pas de vue, dans un coin de leurs têtes, que n'importe quel gamin de 13, 14 ans pourrait en faire autant avec son journal intime à condition d'avoir mis de côté un peu d'argent de poche : à partir du moment où c'est ouvert à n'importe qui, il n'y a pas de statut ni de reconnaissance possible. Et si ce n'est pas ça que la personne recherche, alors quoi ? Si c'est juste transmettre ses idées, c'est encore plus pratique et moins cher de les mettre en ligne sur un blog et à la rigueur de se payer un référencement sur Google. @ Nicole : "Cela dit, publié ou pas, quand on aime vraiment écrire et que l'on se prend au jeu, c'est un magnifique moyen de se couper de la réalité..." C'est le principal, je trouve. La possibilité de déconnecter en inventant une réalité ou en sublimant la sienne. La publication est un aboutissement, quelque part, dans le sens où d'autres gens, en lisant, vont potentiellement déconnecter aussi, mais je crois que le simple fait d'aimer écrire et de le faire, c'est déjà une grande chose pour soi. Et pour peu qu'on s'en contente, c'est moins dangereux que le Prozac niveau séquelles.
26. Le mercredi 11 mai 2011 par Paul Sunderland
Futurone #22: d'accord avec vous lorsqu'il s'agit de ne pas tout montrer à tous. Il y a des lecteurs partout mais le lectorat n'est pas homogène, loin s'en faut. C'est d'ailleurs une très bonne chose et si certains consommateurs parvenaient à le comprendre, cela réduirait un peu les prétentions des marchands de best-sellers. Non, franchement, les gens feraient mieux de lire mes daubes. Ceci était un message publicitaire.
Futurone #22: d'accord avec vous lorsqu'il s'agit de ne pas tout montrer à tous. Il y a des lecteurs partout mais le lectorat n'est pas homogène, loin s'en faut. C'est d'ailleurs une très bonne chose et si certains consommateurs parvenaient à le comprendre, cela réduirait un peu les prétentions des marchands de best-sellers.
Non, franchement, les gens feraient mieux de lire mes daubes.
Ceci était un message publicitaire.
27. Le jeudi 12 mai 2011 par Deville
L'auto-édition est aussi un (autre) moyen de montrer le potentiel de son écriture à toucher un public pour tenter de "séduire" un éditeur digne de ce nom, mais ce n'est pas une fin en soi parce que l'ouvrage doit vivre et l'Internet permet la transmission de main à main, sur des sites de ventes persos etc. Le livre voyage et c'est trés bien ainsi.
28. Le jeudi 12 mai 2011 par Deville
... et peut-être pour certain(e)s de rester libre...
29. Le vendredi 13 mai 2011 par Magadalene
@ Deville Rester libre pourquoi? Le fait de publier n'enlève aucune liberté à l'auteur. A mon avis il faut surtout être sûr de son texte avant de le voir diffuser. Une fois qu'il est publié il n'appartient plus à l'auteur mais au "public". Personnellement avant de proposer un texte pour l'édition je souhaiterais être sûre que le contenu est vraiment bon et intéressant... question de fierté.
@ Deville
Rester libre pourquoi? Le fait de publier n'enlève aucune liberté à l'auteur. A mon avis il faut surtout être sûr de son texte avant de le voir diffuser.
Une fois qu'il est publié il n'appartient plus à l'auteur mais au "public". Personnellement avant de proposer un texte pour l'édition je souhaiterais être sûre que le contenu est vraiment bon et intéressant... question de fierté.
30. Le vendredi 13 mai 2011 par Deville
@Magdalène : je vous renvoie à ceci :"mais ce n'est pas une fin en soi parce que l'ouvrage doit vivre et l'Internet permet la transmission de main à main, sur des sites de ventes persos etc. Le livre voyage et c'est trés bien ainsi."
31. Le samedi 14 mai 2011 par Iris
26) Paul Sunderland, c'est un peu agaçant, à la longue, de faire si peu de cas du lecteur en l'invitant à lire une daube. Ne pensez-vous pas, comme le dit Magadalene, qu'il vaut mieux, non de se prendre au sérieux, mais d'être convaincu du sérieux de son travail ? Je ne prétends pas que vous en êtes éloigné, mais êtes-vous certain qu'il faille céder aux démons de l'empire et s'obstiner de comparer le lecteur à un consommateur ? En outre, comment voulez-vous qu'un public croit en vous si vous "donnez l'impression" de ne pas y croire vous-même ?
Nom ou pseudo :
Email (facultatif) :
Site Web (facultatif) :
Commentaire :
Ce blog permet une syntaxe wiki simplifiée dans les commentaires. Si votre navigateur est compatible, vous pouvez vous aider de la barre d´outils. Le code HTML sera affiché comme du texte.
Captcha anti-spam : recopiez le code numérique indiqué ci-dessus
Se souvenir de mes informations
Commentaires
1. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
2. Le lundi 9 mai 2011 par leo
3. Le lundi 9 mai 2011 par leo
4. Le lundi 9 mai 2011 par leo
5. Le lundi 9 mai 2011 par leo
6. Le lundi 9 mai 2011 par Nicole
7. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
8. Le lundi 9 mai 2011 par amarille
9. Le lundi 9 mai 2011 par leo
10. Le lundi 9 mai 2011 par Nicole
11. Le mardi 10 mai 2011 par Futurone
12. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
13. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
14. Le mardi 10 mai 2011 par leo
15. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
16. Le mardi 10 mai 2011 par leo
17. Le mardi 10 mai 2011 par Nicole
18. Le mardi 10 mai 2011 par Futurone
19. Le mardi 10 mai 2011 par Paul Sunderland
20. Le mardi 10 mai 2011 par Alex
21. Le mercredi 11 mai 2011 par Alex
22. Le mercredi 11 mai 2011 par futurone
23. Le mercredi 11 mai 2011 par Nicole
24. Le mercredi 11 mai 2011 par leo
25. Le mercredi 11 mai 2011 par Alex
26. Le mercredi 11 mai 2011 par Paul Sunderland
27. Le jeudi 12 mai 2011 par Deville
28. Le jeudi 12 mai 2011 par Deville
29. Le vendredi 13 mai 2011 par Magadalene
30. Le vendredi 13 mai 2011 par Deville
31. Le samedi 14 mai 2011 par Iris
Ajouter un commentaire