Il convient parfois, pour bien écrire, pense-t-il, d'avoir la plume ailée, d'être protégée de Kairos, c'est ici, à ma belle surprise, le cas de l'écrivain, Kairos délivre sur l'instant de la douleur, et fait un temps oublier la chute.

Ce petit livre traverse le Temps pour saisir le centre de l'occasion, dans un train qui conduit la naratrice vers l'homme désiré. Le Temps, ajoute-t-il, appartient à ce savoir du mouvement permanent de l'écriture. "Souvenez-vous, Zarathoustra, le convalescent : " Comme il est charmant que les mots et les sons existent !"

"Il est précisément midi dix dans ce train arrêté, l'heure où Zarathoustra le danseur, allongé dans l'herbe au pied d'un arbre, s'écrie dans le plus grand silence : " Le monde ne vient-il pas d'être parfait ?"

"Pendant quelques secondes, vous ne vouliez plus renoncer à ce que vous aviez un jour appelé " la fantaisie de vous" - "fantaisie"qui n'avait rien de capricieux ni de fantasque sous votre plume, mais remontait à la racine de phantasia - à cette image qui s'offre à l'esprit." Il se dit que finalement les livres qu'il lit en ces Temps sont des fantaisies joyeuses et mélancoliques, qui tournoient comme Kairos dans le ciel d'un Temps retourné. À suivre;

Philippe Chauché, le 28 mars 2011.