1524. Sibylle Grimbert coup de coeur de Claude Sérillon chez Drucker
Par general, lundi 28 mars 2011 :: #1524 :: rss

Lors de l'émission hebdomadaire animée par Michel Drucker Vivement dimanche du 27 mars 2011, Claude Sérillon présente ses trois coups de coeur pour des livres (vous pouvez voir l'émission ici ; la chronique de Claude Sérillon commence à 5'50) :
"Le premier, c'est d'ailleurs Jean-Pierre Coffe qui me l'avait indiqué, c'est un livre qui s'appelle Le Vent tourne de Sibylle Grimbert. D'abord, c'est un livre très rare par la qualité de son écriture, par la littérature que cela représente.
Cette femme raconte une soirée, une soirée vaguement chic, un peu bourgeoise, qui pourrait se passer à Paris ou ailleurs. Il y a un garçon qui arrive, dans la trentaine, qui, manifestement n'est pas bien dans sa peau, mais il est heureux, ravi et content parce que ça y est ! Il va prendre la succession de papa. Il va enfin pouvoir s'assumer.
Ça c'est le démarrage du roman. L'habileté et l'intelligence de Sibylle Grimbert c'est, ensuite, de faire éclater cette soirée.
Vous savez, quand dans les année 60, avec le nouveu roman, on parlait de tropisme : vous lancez un pavé au milieu de la mare et il y a plein de petits cercles qui se forment. C'est ça, ce roman, il raconte tout ce qui se passe dans cette soirée, avec différents personnages qui, au bout d'un moment, après l'apparence, le chic, la rigolade, les petites émotions, chacun, tout le monde se déballe, se deshabille, le vernis craque,et on aboutit à des petits drames, à des ruptures, à des révélations, à des vérités, et on entre dans ce livre : Le Vent tourne, on entre dans l'univers de cette soirée, comme si chacun, ça y est, y était mis à nu.
C'est formidablement habile ! C'est très passionnant ! On est touché par tous ces gens qui sont tous en train de se mettre totalement à découvert. Il y a l'histoire de ce garçon en filigrane, mais on passe de pièces en pièces, d'étage en étage, on va jusqu'au bord d'un suicide, jusqu'au bord d'une rupture, d'une saoulerie, d'un début de coucherie.
Et puis, en même temps, c'est très subtil, tout à coup, Le Vent tourne, parce que le vent a tourné et qu'on est passé d'une apparence, tranquille, sympathique, à quelque chose de beaucoup plus pervers, beaucoup plus compliqué.
Le Vent tourne, Sibylle Grimbert !"
Claude Sérillon, le 27 mars 2011.

Commentaires
1. Le lundi 28 mars 2011 par Téléspectateur
2. Le lundi 28 mars 2011 par leo
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