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Par general, jeudi 6 janvier 2011 :: #1456 :: rss
Wordslinger, le blog d'un écrivain.
1. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
ah ouais, bien, de l'huile sur le feu, on dit. ça risque d'être féroce, hein C'est tout con mais au cas où y'aurait besoin, ça te replace comme il faut la couille gauche à gauche ce genre de petits textes. Et vous savez, aussi incroyable que cela puisse paraître c'est inspiré de faits réels, seul le chiffre change... va savoir d'ailleurs pourquoi ce même chiffre à l'envers ? Une question mon général (ce nouveau fil ici renvoyant à un texte sur le blog d'un auteur ELS qui lui même fait référence plus ou moins direct à un sujet publié par un autre auteur (ex ELS, oui le monde est petit), le billard comporte combien de bandes ? Bonana 2011, Alex !! Tu écris de mieux en mieux, de nombreux autres textes sur ton blog valent vraiment à mes yeux. PS: Veux-tu m'épouser ?
ah ouais, bien, de l'huile sur le feu, on dit. ça risque d'être féroce, hein
C'est tout con mais au cas où y'aurait besoin, ça te replace comme il faut la couille gauche à gauche ce genre de petits textes. Et vous savez, aussi incroyable que cela puisse paraître c'est inspiré de faits réels, seul le chiffre change... va savoir d'ailleurs pourquoi ce même chiffre à l'envers ?
Une question mon général (ce nouveau fil ici renvoyant à un texte sur le blog d'un auteur ELS qui lui même fait référence plus ou moins direct à un sujet publié par un autre auteur (ex ELS, oui le monde est petit), le billard comporte combien de bandes ?
Bonana 2011, Alex !! Tu écris de mieux en mieux, de nombreux autres textes sur ton blog valent vraiment à mes yeux.
PS: Veux-tu m'épouser ?
2. Le jeudi 6 janvier 2011 par leo
Cher knight, votre commentaire est trop allusif et "sous-entendeur-salut", on ne comprend pas de quoi vous parlez.
Cher knight,
votre commentaire est trop allusif et "sous-entendeur-salut", on ne comprend pas de quoi vous parlez.
3. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
ah mais moi non plus je vois pas. Mince, désolé léo je ma trompe. Chais pas ce qui m'a pris, un instant de confusion mentale sans doute. C'est moche. Je profite de cette occasion pour modifier également ceci, je devais écrire : Veux-tu BIEN m'épouser ? encore toutes mes excuses
ah mais moi non plus je vois pas. Mince, désolé léo je ma trompe. Chais pas ce qui m'a pris, un instant de confusion mentale sans doute. C'est moche.
Je profite de cette occasion pour modifier également ceci, je devais écrire : Veux-tu BIEN m'épouser ?
encore toutes mes excuses
4. Le jeudi 6 janvier 2011 par rip
ça t'a pas servi de leçon encore, bishop ?
5. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
No, 'cause I'm totally dumb, and I love her so much ... Oh pis allez sois pas jaloux ... je peux pas parler à une fille sans que tu crises. Tu sais bien, toi aussi je t'aime. Pis j'étais pas Bishop, je suis pas un dangueureux bsicopat, c'est juste qu'Alex est romancière, alors elle fait son job, elle romance. Rip, il se pourrait qu'on ait du boulot bientôt... de la surveillance rapprochée. Tu vas comprendre, c'est pour une fille qui tient un blog, elle est un peu fêlée mais bourrée de talent et sympa au fond. Sérieux, en ce moment t'en es où physiquement, chaud bouillant ou eau tiède au mitigeur ? léo, alors ce coup de blanc, avant l'assaut ... kessvoufoutez ? Bon, amusez-vous bien, je file à la salle il y a passe-partout qui m'attend pour sa trempe du Jeudi, salut !
No, 'cause I'm totally dumb, and I love her so much ... Oh pis allez sois pas jaloux ... je peux pas parler à une fille sans que tu crises. Tu sais bien, toi aussi je t'aime. Pis j'étais pas Bishop, je suis pas un dangueureux bsicopat, c'est juste qu'Alex est romancière, alors elle fait son job, elle romance.
Rip, il se pourrait qu'on ait du boulot bientôt... de la surveillance rapprochée. Tu vas comprendre, c'est pour une fille qui tient un blog, elle est un peu fêlée mais bourrée de talent et sympa au fond. Sérieux, en ce moment t'en es où physiquement, chaud bouillant ou eau tiède au mitigeur ?
léo, alors ce coup de blanc, avant l'assaut ... kessvoufoutez ?
Bon, amusez-vous bien, je file à la salle il y a passe-partout qui m'attend pour sa trempe du Jeudi, salut !
6. Le jeudi 6 janvier 2011 par lecteur
dans worldslinger, ce billet aussi vaut le détour
7. Le jeudi 6 janvier 2011 par La soucoupe
A Knight, J'ai lu, relu, et rien compris, mais alors rien de rien ! Sans doute le fait d'être une soucoupe.
8. Le jeudi 6 janvier 2011 par Paul Sunderland
Knight 1: "Ca te replace comme il faut la couille gauche." euh steuplaît arrête de me plagier quoi ça me fait mal à la couille droite euh *** Alex je t'aime.
Knight 1:
"Ca te replace comme il faut la couille gauche."
euh steuplaît arrête de me plagier quoi ça me fait mal à la couille droite euh
***
Alex je t'aime.
9. Le jeudi 6 janvier 2011 par leo
Cher lecteur, Alex, elle dit ce qu'elle veut, où elle veut. Si elle a envie de critiquer les ELS, Saphia ou Yves Mamou, pourquoi s'en priverait-elle? Moi, ce qui me plait chez elle, c'est que ses critiques sont toujours sincères et drôles, sans arrières pensées tordues et surtout qu'Alex est une personne profondément gentille et qui a beaucoup de talent. J'espère qu'elle ne suivra pas les conseils torves et débiles de Marie.
Cher lecteur,
Alex, elle dit ce qu'elle veut, où elle veut. Si elle a envie de critiquer les ELS, Saphia ou Yves Mamou, pourquoi s'en priverait-elle? Moi, ce qui me plait chez elle, c'est que ses critiques sont toujours sincères et drôles, sans arrières pensées tordues et surtout qu'Alex est une personne profondément gentille et qui a beaucoup de talent. J'espère qu'elle ne suivra pas les conseils torves et débiles de Marie.
10. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
@La Soucoupe c'est normal tu viens juste d'atterrir, faut un temps d'adaptation. léo, je vous présente la soucoupe, elle vous plairait vous savez. Naan mais vraiment. Comme vous j'adore les filles sous toutes les formes, même en forme de soucoupe. Léo dit vrai, Alex est un choux à la crème, mais attention hein intelligente la crème au goût Speculoos. @ léo c'est bizarre ses pseus qui changent de pseus hein c'est pas clair pas clair du tout, moi j'aime pas mais alors pas du tout et même ça me fâche. @Alex Allez viens faire la con, steupl', comme à l'époque où t'étais majorette, le bâton et hooop, la jupette vlouvlouvlou
@La Soucoupe
c'est normal tu viens juste d'atterrir, faut un temps d'adaptation.
léo, je vous présente la soucoupe, elle vous plairait vous savez. Naan mais vraiment. Comme vous j'adore les filles sous toutes les formes, même en forme de soucoupe.
Léo dit vrai, Alex est un choux à la crème, mais attention hein intelligente la crème au goût Speculoos.
@ léo
c'est bizarre ses pseus qui changent de pseus hein c'est pas clair pas clair du tout, moi j'aime pas mais alors pas du tout et même ça me fâche.
@Alex
Allez viens faire la con, steupl', comme à l'époque où t'étais majorette, le bâton et hooop, la jupette vlouvlouvlou
11. Le jeudi 6 janvier 2011 par mohvr
cette gentille petite fille aime manifestement rendre les garçons dingos d'elle et aussi les filles c'est assez vicieux tout compte fait mais c'est son droit rien à ajouter ? non
cette gentille petite fille aime manifestement rendre les garçons dingos d'elle
et aussi les filles
c'est assez vicieux tout compte fait
mais c'est son droit
rien à ajouter ?
non
12. Le vendredi 7 janvier 2011 par Insolent persifleur
Finalement, Leo, vous n'avez pas eu beaucoup de chance jusqu'à présent avec vos écrivains du dim@nche Si je compte bien, ça nous fait en vrac : Un mort sympathique mais très absent Une bi-polaire à donf qui vous tire dessus (pour rire) Une grande brûlée des planches qui voit des Roger partout Un fêlé angoissé du religieux qui poétise Un fasciste invisible des grandes profondeurs bleu-marines Un gitan évadé de centrale (plus le fou qui va avec) Un philosophe en chambre sans pantoufles Une sado-maso lettrée Un agent secret travesti Une diva russe susceptible comme trois polonais Foutu métier, on dira... Vous aviez pas mérité ça.
Finalement, Leo, vous n'avez pas eu beaucoup de chance jusqu'à présent avec vos écrivains du dim@nche
Si je compte bien, ça nous fait en vrac :
Un mort sympathique mais très absent Une bi-polaire à donf qui vous tire dessus (pour rire) Une grande brûlée des planches qui voit des Roger partout Un fêlé angoissé du religieux qui poétise Un fasciste invisible des grandes profondeurs bleu-marines Un gitan évadé de centrale (plus le fou qui va avec) Un philosophe en chambre sans pantoufles Une sado-maso lettrée Un agent secret travesti Une diva russe susceptible comme trois polonais
Foutu métier, on dira... Vous aviez pas mérité ça.
13. Le vendredi 7 janvier 2011 par Une couille sur la soucoupe
Dis Knight, pourquoi tu mets un X rien que pour un seul chou ?
14. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
Pour reprendre la question d'ouverture de Knight (le billard comporte combien de bandes ?) je me demande si je (je, moi, le mec qui n'est ni peintre, ni écrivaillon, et qui n'est pas non plus bon au lit, poète, pote) peux bander avec ce billard. Il me faisait rire quand il est venu (non, pas knight, je l'attends, l'autre) et il a parlé du marché, de la Shoah en béton pixelisé, et qu'il m'a pardonné la vie comme personne avant l'avait fait (j'ai failli pleurer). Inutile que je fasse un coucou à Alex ? Je me demande, elle a bien appuyé avec quelques bons arguments (récit "bien tourné", je pense, mille mercis, Alex) mon premier texte a la RL. Je suis resté l'eau à la bouche, elle était là quand il a fallu, et après... Omerta. Pareil pour Dahlia qui s'est métamorphosée en Chloé et parle avec des milliers de jeunes mais pas à moi. Autrement, comme dirait Nicolaï (sauf que lui il l'aurait vécu sur google) ça m'a fait manger un bar à ligne réfroidisiaque au Dôme, ce soir. J'ai passé avant chez une jeune amie écrivaine, métro Blanche, et l'on se posait la question de si la masturbation était tabou. Je me demande si ce n'est pas parce qu'elle n'est pas là où elle devrait, au sexe, le faisant gicler du vrai liquide, du moins chez elle j'ai soutenu la thèse qu'on manquait de liquide. Attends, je rédige, c'est vrai, pas pour un livre, mais pour passer un philtre et m'afficher sur un écran. Maudits capitalistes, ils vont faire encore de l'usure du mot. Pluton offre à sa chérie des bijoux ou le perle est morve et les pendentifs sont des fleurons de merde, à Proserpine, sa chérie qui ne veut que fuir.
Pour reprendre la question d'ouverture de Knight (le billard comporte combien de bandes ?) je me demande si je (je, moi, le mec qui n'est ni peintre, ni écrivaillon, et qui n'est pas non plus bon au lit, poète, pote) peux bander avec ce billard. Il me faisait rire quand il est venu (non, pas knight, je l'attends, l'autre) et il a parlé du marché, de la Shoah en béton pixelisé, et qu'il m'a pardonné la vie comme personne avant l'avait fait (j'ai failli pleurer). Inutile que je fasse un coucou à Alex ? Je me demande, elle a bien appuyé avec quelques bons arguments (récit "bien tourné", je pense, mille mercis, Alex) mon premier texte a la RL. Je suis resté l'eau à la bouche, elle était là quand il a fallu, et après... Omerta. Pareil pour Dahlia qui s'est métamorphosée en Chloé et parle avec des milliers de jeunes mais pas à moi. Autrement, comme dirait Nicolaï (sauf que lui il l'aurait vécu sur google) ça m'a fait manger un bar à ligne réfroidisiaque au Dôme, ce soir. J'ai passé avant chez une jeune amie écrivaine, métro Blanche, et l'on se posait la question de si la masturbation était tabou. Je me demande si ce n'est pas parce qu'elle n'est pas là où elle devrait, au sexe, le faisant gicler du vrai liquide, du moins chez elle j'ai soutenu la thèse qu'on manquait de liquide.
Attends, je rédige, c'est vrai, pas pour un livre, mais pour passer un philtre et m'afficher sur un écran. Maudits capitalistes, ils vont faire encore de l'usure du mot. Pluton offre à sa chérie des bijoux ou le perle est morve et les pendentifs sont des fleurons de merde, à Proserpine, sa chérie qui ne veut que fuir.
15. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
Marie Agnès Michel écrit sur des cahiers énormes au feutre gros comme un bébé qui barbouille un papier d'une couleur insaisissable. Varrin est comme Rip, qui même droitier semble écrire avec gaucherie, gêné d'être observé dans un acte si physique que la calligraphie.
16. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
Rip a appris à écrire sur des moleskines dans des conditions limites, à passer inaperçu, peut-être, à être là sans y être. Le reste est tout de le spectacle, du bruit horny. Mais comment ça se fait que Alex se rende si peu visible avant même qu'on ébauche un demi tour ?
17. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paull Sunderland
Insolvable Fleur de Persil #12: justement, je trouve que cette liste d'écriv@ins est une bénédiction pour les ELS.
18. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
Bonne année les amis ! @ Lecteur : je sais pas pourquoi, mais au moment où j'ai vu que mon post avait été relayé ici, j'ai brutalement-soudain-tout-à -coup acquis la conviction que quelqu'un en profiterait pour déterrer cet ancien post sur Saphia - c'était prévisible, puisque le lien s'était déjà retrouvé chez Wrath au moment où le post en question a été publié. D'où que je m'interroge vachement : est-ce que vous savez lire ? Non parce que qu'on me dise que je suis la pire langue de pute du monde, que tout le monde y passe, qu'il n'existe pas un seul dos sur lequel je n'ai pas cassé de sucre, ça d'accord, tant que vous voulez : y en a qui font du sport, d'autres du tricot sur peau de chamois, moi je me fous de la gueule du monde (mais comme il paraît que Rammstein n'a pas mal pris ma fan-fiction parodique, tout va bien). Ca c'est une chose, mais en l'occurrence je ne critique PAS Saphia Azzedine dans ce billet : je m'interroge, sur l'image. En me relisant, j'en arrive à la conclusion que vous ne bitez rien à cause d'un problème générationnel - le même qui fait que ma maman me prend pour une grosse tarée quand elle me surprend à regarder et à aimer des films trashouille où on voit couler des litrons d'hémoglobine. Là , il faut remplacer les litrons d'hémoglobine par les vulgarités, et on obtient le même résultat : là où un film peut tout à fait être à la fois gore et comique par exemple, un article peut, de même, être à la fois vulgaire et pas forcément méchant. Vous lisez Saphia Azzedine, et ensuite votre oeil est attiré par des formules exotiques comme se taper le cul par terre, gonzesse, tapiner, se faire chier dessus, bonnasse, connard ou bien encore gros cul. De là , une ligne relie tous ces éléments dans votre cerveau et vous en arrivez à une conclusion implacable : Alexandra Varrin a tapé le cul de Saphia Azzedine par terre, après quoi ces deux gonzesses ont tapiné ensemble, puis Saphia Azzedine a chié sur Alexandra Varrin, qui, jalouse de ne pas être aussi bonnasse, s'était tapé un connard que Saphia convoitait en prétextant que ça n'était pas d'avoir un gros cul qui allait l'en empêcher. Qu'après moi j'ai peur que Saphia Azzedine elle vienne m'attendre à la sortie de mon travail avec une machette, alors qu'en fait ses livres j'ai quand même bien aimé les lire, tout en gardant mon droit de dire qu'ils n'ont pas pour autant révolutionné ma vie. D'ailleurs je suis bien contente qu'Aragon soit mort, parce que j'ai écrit récemment noir sur blanc que c'était un branleur avec ses dialectes malais de merde. T'imagines pas l'angoisse de la vengeance, après.
19. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
Cher Paul Sunderland, sans aller jusqu'à la bénédiction, je pense que nous manquaons de recul pour juger et évaluer. Insolent persifleur pourrait établir ce genre de liste à partir des auteurs de n'importe quelle maison d'édition. La principale différence, c'est peut-être qu'on ne verra jamais ce style de commentaire apparaitre sur le site d'une maison d'édition. Le phénomène de M@nuscrits correspond à une phase de transition dans l'histoire de l'édition liée aux bouleversements que représente pour elle l'Internet. Nous serons peut-être en mesure bientôt de l'analyser quand, avec le temps, nous verrons ce que devient, concrètement, l'édition. Pour le moment, ce que je peux avancer avec mon expérience, c'est que les choses ne se passent pas de la même façon que dans l'édition traditionnelle. On peut, par exemple, essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition. Cette violence est à mon avis d'abord liée à la transgression du secret protecteur, au fait qu'un auteur de l'Internet existe déjà pour une communauté de lecteur ne serait-ce que sur un blog, comme ici, celui d'Alex, où de nombreuses interrrelations se créent avec un public avant même que cette écriture se transforme en livre. Il y a, dans cette mise en transparence que produit le Net, une profonde désacralisation de ce que fut la position d'auteur, d'écrivain, d'artiste, et qui fait que nous devenons tous des "écrivains du dimanche" comparables aux actrices ratées du dernier livre d'Angie David. Mais ce n'est qu'un aspect partiel d'un phénomène très complexe et qui se manifeste, chez les auteurs, par une forme d'accident, comme si ils avaient pris le mur de l'édition de face en roulant à trop vive allure sur une route faite de plaques de verglas. L'aspect qui me fascine le plus, ce sont tous ces anonymes, tel Insolent persifleur du #12 qui passent des heures devant leur écran à ne rien faire, incapables d'agir, de créer, de faire quoique ce soit d'autre que de regarder les autres vivre depuis le balcon de leur no-life, et commenter ceux qui vivent et font des choses, depuis la vacuité de leur propre existence. Je n'avais pas lu le commentaire d'Alex quand j'ai rédigé le miens, mais je pense qu'on ne dit pas le contraire.
Cher Paul Sunderland,
sans aller jusqu'à la bénédiction, je pense que nous manquaons de recul pour juger et évaluer. Insolent persifleur pourrait établir ce genre de liste à partir des auteurs de n'importe quelle maison d'édition. La principale différence, c'est peut-être qu'on ne verra jamais ce style de commentaire apparaitre sur le site d'une maison d'édition.
Le phénomène de M@nuscrits correspond à une phase de transition dans l'histoire de l'édition liée aux bouleversements que représente pour elle l'Internet. Nous serons peut-être en mesure bientôt de l'analyser quand, avec le temps, nous verrons ce que devient, concrètement, l'édition.
Pour le moment, ce que je peux avancer avec mon expérience, c'est que les choses ne se passent pas de la même façon que dans l'édition traditionnelle. On peut, par exemple, essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition.
Cette violence est à mon avis d'abord liée à la transgression du secret protecteur, au fait qu'un auteur de l'Internet existe déjà pour une communauté de lecteur ne serait-ce que sur un blog, comme ici, celui d'Alex, où de nombreuses interrrelations se créent avec un public avant même que cette écriture se transforme en livre.
Il y a, dans cette mise en transparence que produit le Net, une profonde désacralisation de ce que fut la position d'auteur, d'écrivain, d'artiste, et qui fait que nous devenons tous des "écrivains du dimanche" comparables aux actrices ratées du dernier livre d'Angie David.
Mais ce n'est qu'un aspect partiel d'un phénomène très complexe et qui se manifeste, chez les auteurs, par une forme d'accident, comme si ils avaient pris le mur de l'édition de face en roulant à trop vive allure sur une route faite de plaques de verglas.
L'aspect qui me fascine le plus, ce sont tous ces anonymes, tel Insolent persifleur du #12 qui passent des heures devant leur écran à ne rien faire, incapables d'agir, de créer, de faire quoique ce soit d'autre que de regarder les autres vivre depuis le balcon de leur no-life, et commenter ceux qui vivent et font des choses, depuis la vacuité de leur propre existence.
Je n'avais pas lu le commentaire d'Alex quand j'ai rédigé le miens, mais je pense qu'on ne dit pas le contraire.
20. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
@ mohvr : vous, par contre, vous être une sale nouille. Si tous les garçons et les filles pouvaient se prendre par la main et aller danser la Carmagnole sur Mars en me foutant une paix royale, je ne dis pas que ma vie ne serait que paix, bonheur et amour pour autant, mais souvent je pense que j'aimerais mieux. Ca fait quand même rudement longtemps que je n'ai rien posté sur ce blog et que tout ce que je fais se résume à écrire des conneries sur le mien. Pourtant, effectivement, mon nom réapparaît de temps en temps, des fois je le vois, des fois on me le dit. Je me souviens que l'hiver dernier, on m'accusait avec virulence d'être une dénommée Bahia Z et de foutre le dawa sur ce blog pour me venger (jamais vraiment pigé de quoi). Personne ne m'a jamais demandé quoi que ce soit de manière directe, notamment Marie L que j'avais pourtant rarement lue aussi remontée et s'il y avait peut être moins de vulgarité que quand moi je m'exprime à propos de Saphia Azzedine ou de n'importe quel autre sujet d'ailleurs, là on dépassait la simple critique. Moi je ne postais plus rien depuis des mois, je n'avais aucune idée de qui était Bahia Z et je me contentais de lire le blog ponctuellement, comme c'est encore le cas. C'est une des raisons pour lesquelles, Manuel, je teste différentes formules d'invisibilité : même quand je la boucle et que je ne suis pas présente du tout, on trouve quand même le moyen de me briser les noix à distance en inventant n'importe quelle connerie. Alors morhv, là , sérieux, aller dire que je fais mon intéressante alors que j'ai plutôt tout fait pour qu'on m'oublie, je trouve que ça n'est pas gentil, vous me décevez, je ne vous cause plus. @ Insolent persifleur : hé, cool, un jeu ! J'essaie de trouver qui c'est les gens, d'accord ? Un mort sympathique mais très absent : Stéphane Darnat (c'était facile, aucun mérite, c'est le seul mort - notons le brillant jeu-de-mot-Ramucho (vous connaissez le Bigdil j'espère) entre l'absence du mort normale parce qu'il est mort et le titre du livre qui est précisément Son Absence : vous êtes si drôle !!! ) Une bi-polaire à donf qui vous tire dessus (pour rire) : ouhlala j'imagine que c'est moi - mais je ne tire sur personne, à part un peu sur vous là tout de suite mais oui c'est pour rire, gros coquin. Une grande brûlée des planches qui voit des Roger partout : Barberine ! Il y a un sens à votre emploi de grande brûlée ou c'est juste pour le plaisir d'écrire n'importe quoi ? Un fêlé angoissé du religieux qui poétise : c'est qui, c'est Baudemont ? Ou y en avait pas un autre dans la même veine ? Parce que je me suis arrêtée à NLR, moi, niveau m@nuscrits, et y en a que j'ai ouï-dire mais en m'en foutant un peu, donc je crains d'être passée à côté de plein de choses à la fois fofolles et fascinantes. Un fasciste invisible des grandes profondeurs bleu-marines : hé ben voilà - je sais pas qui c'est. Un gitan évadé de centrale (plus le fou qui va avec) : c'est rip et vous faites allusion à Knight ? Un philosophe en chambre sans pantoufles : JCM (que je préfère dire JCM parce que j'arrive jamais à me rappeler du nom complet, quelle sotte). Une sado-maso lettrée : Dahlia ! Un agent secret travesti : Karl Mengel ! Une diva russe susceptible comme trois polonais : Nicolaï Lo Russo... ? Que les susmentionnés soient tous des endives ou non, en tout cas Léo a bien de la chance d'avoir des commentateurs aussi fidèles et qui suivent avec une régularité et une analyse aussi méticuleuse les noms et évolutions des st@rlettes en question. Dont vous êtes quand même un des rares à vous soucier - pour quelqu'un qu'a l'air d'être aussi peu content, j'trouve ça dingue. Zomigorus quid occilo. Ca ne veut rien dire mais c'est ce que j'ai trouvé de plus... aigre.
21. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
@ Leo : je suis tout à fait d'accord avec vous, vous avez complètement raison. Je parodie encore, mais je pense que c'est une des raisons à l'origine des conflits entre auteurs, ce genre de choses. Il n'y a pas du tout eu de solidarité entre les personnes qui ont participé à m@nuscrits, ni surtout entre celles qui ont été publiées ; au contraire, beaucoup ont profité de ce blog pour régler leur linge sale en public ou tirer sur les autres pour s'en démarquer en voulant attirer l'attention des éditeurs. Mettons que A mette un texte en ligne, que B le lise et ne l'apprécie pas et qu'il le signale via un commentaire peu flatteur : dans un monde idéal, ça donne un dialogue constructif où A peut éventuellement se remettre en question et tirer son avantage des critiques qu'on lui fait sur son texte. Ici, on a juste vu A grommeler et attendre que B mette à son tour un texte en ligne pour lui bondir dessus avant même d'en avoir lu un traître mot. Le fait que tout soit public et accessible à tous doit énormément gonfler les egos, et quand on est critiqué, on ne pense plus qu'à avoir le dernier mot quitte à se ridiculiser plus encore que notre interlocuteur (Juanito, si tu me lis, gros bisous). Pour les gens comme l'Insolent Persifleur, il y a une part d'aigreur, visiblement, et je crois qu'Internet exacerbe ces trucs-là en nous raccrochant sans cesse aux gens. Mettons qu'il déteste tous les auteurs publiés dans m@nuscrits : c'est son bon droit, mais ça commence à devenir inquiétant (pour lui) si ça devient une préoccupation quotidienne et qu'il se met à regarder ce qu'ils font et ce qu'ils deviennent sur leurs blogs respectifs, à écrire dans des petits carnets des mises à jour d'information sur chacun d'entre eux, etc. Il y a un brillant article magnifique, merveilleux, d'une pertinence seulement égalée par sa drôlerie qui traite un peu du phénomène sur Discordance ; c'est davantage lié à la rupture amoureuse qu'à l'attitude concierge consistant à épier dans l'ombre, mais au final les deux sont obsessionnelles.
22. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
@Soucoupe, dans : Une couille sur la soucoupe (drôle d'image, du reste assez jolie. dois-je en déduire que tu envisages d'avoir des relations sexuelles avec moi ? ) +_* Le x à un seul chou ? Ah oui c'est rien, c'est parce que je fais une faute par mot, et parfois même deux. Mais j'ai aussi une syntaxe douteuse, je tiens des propos graveleux et porte des chaussettes sales. Conclusion : léo est bien gentil de tolérer un illettré aussi mal torché sur ce blog où la littératuuuureuh brilleuh deu milleuh feuheu. @Alex Une bonne fois pour toutes, tu l'as dit et bien dit. Alors comme ça si j'ai bien compris, tu as des rapports sexuels quelque peu expérimentaux avec Sapphia. A ? Pfff, Wrath a bien raison, dans le milieu de l'édition c'est que des branleurs dégoûtant qui font rien qu'à s'enculer. @léo ça redevient grave le bordel votre blog. : ). Ah nan merde les gars, c'est pas du boulot!
@Soucoupe, dans : Une couille sur la soucoupe (drôle d'image, du reste assez jolie. dois-je en déduire que tu envisages d'avoir des relations sexuelles avec moi ? ) +_*
Le x à un seul chou ? Ah oui c'est rien, c'est parce que je fais une faute par mot, et parfois même deux. Mais j'ai aussi une syntaxe douteuse, je tiens des propos graveleux et porte des chaussettes sales. Conclusion : léo est bien gentil de tolérer un illettré aussi mal torché sur ce blog où la littératuuuureuh brilleuh deu milleuh feuheu.
@Alex Une bonne fois pour toutes, tu l'as dit et bien dit. Alors comme ça si j'ai bien compris, tu as des rapports sexuels quelque peu expérimentaux avec Sapphia. A ? Pfff, Wrath a bien raison, dans le milieu de l'édition c'est que des branleurs dégoûtant qui font rien qu'à s'enculer.
@léo ça redevient grave le bordel votre blog. : ). Ah nan merde les gars, c'est pas du boulot!
23. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
Ben, je parlais de bénédiction parce que, hein, moi vous me connaissez, "scatolique pratiquant" (j'aime beaucoup cette expression), tout ça... Je suis pour la désacralisation de certaines postures (pas celle des fonctions, notez bien). Il n'y a PAS d'écrivains. Il y a des gens qui écrivent, qui adoptent des postures, qui se font publier, ou pas, et qui, relativement à un grand nombre de cas de figures, laissent se développer sur elles des accrétions comportementales dont tout le problème est de savoir si elles correspondent de fait (même, en définitive, à leur insu) à des extensions de leur programmation psychique natale, ou s'il se produit, à des niveaux plus ou moins subtils, captation de forces exogènes. Ou encore un mix. Alex, par exemple, serais-tu ce que tu es si tu n'écrivais pas? Moi, je ne sais pas. En tout état de cause, il ne faut quand même pas oublier le point principal: le texte. Il me semble que l'écriture du net fait ressortir de façon très vive, très rapide, peut-être pourrait-on dire de façon épidermique, ces accrétions-extensions multicolores (rapidité et virulence des commentaires). Si ce phénomène (pour autant qu'il n'existe pas seulement dans mon cerveau), malgré tout, ne permet pas de se désorbiter (ce n'est pas vulgaire) du sempiternel écueil de la "personnalité" de l'auteur, alors on ne sort pas encore des siècles de littérature postmoyennâgeuse malgré la cybernétique accélérée, on ne sortira même qu'à coup de transfiguration du labyrinthe des egos. C'est vendredi, pas de viande aujourd'hui svp.
Ben, je parlais de bénédiction parce que, hein, moi vous me connaissez, "scatolique pratiquant" (j'aime beaucoup cette expression), tout ça...
Je suis pour la désacralisation de certaines postures (pas celle des fonctions, notez bien). Il n'y a PAS d'écrivains. Il y a des gens qui écrivent, qui adoptent des postures, qui se font publier, ou pas, et qui, relativement à un grand nombre de cas de figures, laissent se développer sur elles des accrétions comportementales dont tout le problème est de savoir si elles correspondent de fait (même, en définitive, à leur insu) à des extensions de leur programmation psychique natale, ou s'il se produit, à des niveaux plus ou moins subtils, captation de forces exogènes. Ou encore un mix. Alex, par exemple, serais-tu ce que tu es si tu n'écrivais pas? Moi, je ne sais pas. En tout état de cause, il ne faut quand même pas oublier le point principal: le texte. Il me semble que l'écriture du net fait ressortir de façon très vive, très rapide, peut-être pourrait-on dire de façon épidermique, ces accrétions-extensions multicolores (rapidité et virulence des commentaires). Si ce phénomène (pour autant qu'il n'existe pas seulement dans mon cerveau), malgré tout, ne permet pas de se désorbiter (ce n'est pas vulgaire) du sempiternel écueil de la "personnalité" de l'auteur, alors on ne sort pas encore des siècles de littérature postmoyennâgeuse malgré la cybernétique accélérée, on ne sortira même qu'à coup de transfiguration du labyrinthe des egos.
C'est vendredi, pas de viande aujourd'hui svp.
24. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
C'est ma douce qui aime les films d'horreur et plus ça saigne, mieux elle aime, ainsi que mon fils.
25. Le vendredi 7 janvier 2011 par lecteur
salut la komodo hé d'accord avec toi à 1000 % il y a peut-être eu une confusion : lecteur est mon nom de famille hein pas mon prénom je ne suis pas madame lecteur-des-els-l'archétype-de-la-pas-assez-grognasse-pour-être-éditée-par-léo mdr nan nan c'est moi, HANNIBAL lecteur, tu sais...t'es la concubine de l'hémoglobine normalement nan ? wai wai juste pour le fun bin c ok pour le tour de force comique allongé sur la soie dans un slip érotique te sens surtout pas agressée regarde comme je fais coin coin j'me suis bien marré, skeu tu dis sur saphia - ki doit savoir se défendre toute seule comme une grande et avoir de l'humour (elle en a j'en suis sûr) - raaah gnagna ! les quilles à la vanille...ça rit beaucoup ça pleure beaucoup c'est normal écrivain facile écrivain fragile
salut la komodo
hé d'accord avec toi à 1000 %
il y a peut-être eu une confusion : lecteur est mon nom de famille hein pas mon prénom
je ne suis pas madame lecteur-des-els-l'archétype-de-la-pas-assez-grognasse-pour-être-éditée-par-léo mdr
nan nan
c'est moi, HANNIBAL lecteur, tu sais...t'es la concubine de l'hémoglobine normalement nan ? wai wai juste pour le fun bin c ok pour le tour de force comique
allongé sur la soie dans un slip érotique
te sens surtout pas agressée regarde comme je fais coin coin
j'me suis bien marré, skeu tu dis sur saphia - ki doit savoir se défendre toute seule comme une grande et avoir de l'humour (elle en a j'en suis sûr) -
raaah gnagna ! les quilles à la vanille...ça rit beaucoup ça pleure beaucoup c'est normal
écrivain facile écrivain fragile
26. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
Un fêlé angoissé du religieux qui poétise => oui, c'est Alain Baudemont.
27. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
Cher Deville, perdu. C'était Paul Claudel.
Cher Deville,
perdu. C'était Paul Claudel.
28. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
"Le fasciste invisible des grandes profondeurs"... Lovecraft??
"Le fasciste invisible des grandes profondeurs"...
Lovecraft??
29. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
Chère Alex, c'est intéressant la concordance que vous proposez entre la rupture amoureuse et la compulsion obsessionnelle du "concierge" tapis dans l'ombre, même si c'est un article magistral de Discordance. Il y a, à n'en pas douter, à l'intersection entre les deux, un manque évident, un manque de...
Chère Alex,
c'est intéressant la concordance que vous proposez entre la rupture amoureuse et la compulsion obsessionnelle du "concierge" tapis dans l'ombre, même si c'est un article magistral de Discordance. Il y a, à n'en pas douter, à l'intersection entre les deux, un manque évident, un manque de...
30. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
Cher Paul Sunderland, j'aurais dit, spontannément, Céline.
j'aurais dit, spontannément, Céline.
31. Le vendredi 7 janvier 2011 par hannibal lecteur
un gitan évadé de centrale ? Emmanuel Caldier dit Manu le Gitan ?
32. Le vendredi 7 janvier 2011 par HL
à #28 et #30 : drieu la rochelle
33. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
32: mais non, Drieu la Rochelle, c'étaient les grandes hauteurs, comme Evola... Céline? Suggestion intéressante.
32: mais non, Drieu la Rochelle, c'étaient les grandes hauteurs, comme Evola...
Céline? Suggestion intéressante.
34. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
@ Knight : voui j'ai couché avec Saphia pour être publiée. @ Paul Sunderland : l'est bien le 23. @ Hannibal : salut rip ! @ Leo : Un manque d'emmerdements ! Moi je trouve que quand il faut se demander quel budget incompressible compresser pour payer sa régularisation EDF, on n'a pas le temps de cerveau disponible qu'il faudrait pour aller glandouiller sur les blogs et entretenir son amertume. Je pense donc, pour résoudre de manière équitable les soucis de tout un chacun, que chaque personne présentant un taux d'addiction à une blogsophère quelconque étant supérieur à 30% me fasse un virement mensuel permanent d'un montant qui reste à définir (de même que le calcul du taux d'addiction susmentionné, mais j'y réfléchis activement).
35. Le vendredi 7 janvier 2011 par Insolent persifleur
@Alex . Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre #20 (2° partie) m'a fait rire. Pas de vous, non. Juste parce que l'un de vos constats trahit bien l'ambiguïté de l'expérience (=les absents ne sont pas toujours ceux qu’on croie), expérience qui entre nous soit dit reste, malgré ses imperfections, objet de fascination tout autant que d'agacement. @Tous indignés. Je constate avec une pointe de maligne perversité que la provocation fonctionne encore aussi bien sur ce blog qu’au bon vieux temps des rebelles, j’avais pourtant pris soin d’annoncer la couleur et quelques toros n’ont pas pris le temps de lire mon nom : Insolent persifleur. Merci donc à Leo d’accepter de nous permettre de jouer, sans doute pour une dernière fois puisque si j’ai bien compris, de tels billets « débridés » se feront plus rares désormais. Est-il nécessaire de le préciser ? Je n’ai nulle animosité contre les m@nuscrivants, à l’exception de l’un d’entre eux pour qui je nourris une haine tenace, disons, d’ordre littéraire. Bref, on joue, rien n’est si sérieux. @Leo. Rassurez-vous en ce qui concerne mon emploi du temps, j'ai bien d'autres bûches à fendre en cet hiver pour me chauffer dans mon chalet de montagne : cette petite liste, qui n’est qu’ironique et qui pourrait effectivement être dressée pour n’importe quelle maison d’édition, tant les écrivains sont êtres bizarres, je l’ai commise en deux minutes, et par jeu de provocation, bref un simple chiffon rouge. Ceci observé, votre #19 exprime fort justement la réalité : (…) un phénomène très complexe et qui se manifeste, chez les auteurs, par une forme d'accident, comme si ils avaient pris le mur de l'édition de face en roulant à trop vive allure sur une route faite de plaques de verglas. En fait, il me semble que certains (pour ne pas dire certain) auraient gagné à attendre et à ne pas publier immédiatement, disons pour mûrir davantage avant de sauter le pas. En ce sens, il aurait sans doute été préférable que vous les détourniez de M@nuscrits pour les garder en réserve, disons comme un vin en bouteille doit attendre un certain temps, ou un enfant grandir à son rythme. Vous n’y êtes pour rien, naturellement, mais il est possible que l’expérience ait précipité des évolutions qui auraient pu se faire plus raisonnablement sans elle : pour publier, il faut un éditeur, des textes et un écrivain (je veux dire, quelqu’un qui se sente et se désire écrivain). Que l’un des trois éléments vienne à manquer et rien ne pourra se faire. @26-27. Je faisais allusion à La Fêlure, notre brave jeune homme (déj) hanté par le sacré. @28. Ici, il s'agit de notre ami Meije, ce type un peu niais et limite parano, avec son idéologie transparente. J’ai dû en oublier, qui ne sont pas encore parus.
@Alex . Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre #20 (2° partie) m'a fait rire. Pas de vous, non. Juste parce que l'un de vos constats trahit bien l'ambiguïté de l'expérience (=les absents ne sont pas toujours ceux qu’on croie), expérience qui entre nous soit dit reste, malgré ses imperfections, objet de fascination tout autant que d'agacement.
@Tous indignés. Je constate avec une pointe de maligne perversité que la provocation fonctionne encore aussi bien sur ce blog qu’au bon vieux temps des rebelles, j’avais pourtant pris soin d’annoncer la couleur et quelques toros n’ont pas pris le temps de lire mon nom : Insolent persifleur. Merci donc à Leo d’accepter de nous permettre de jouer, sans doute pour une dernière fois puisque si j’ai bien compris, de tels billets « débridés » se feront plus rares désormais. Est-il nécessaire de le préciser ? Je n’ai nulle animosité contre les m@nuscrivants, à l’exception de l’un d’entre eux pour qui je nourris une haine tenace, disons, d’ordre littéraire. Bref, on joue, rien n’est si sérieux.
@Leo. Rassurez-vous en ce qui concerne mon emploi du temps, j'ai bien d'autres bûches à fendre en cet hiver pour me chauffer dans mon chalet de montagne : cette petite liste, qui n’est qu’ironique et qui pourrait effectivement être dressée pour n’importe quelle maison d’édition, tant les écrivains sont êtres bizarres, je l’ai commise en deux minutes, et par jeu de provocation, bref un simple chiffon rouge. Ceci observé, votre #19 exprime fort justement la réalité : (…) un phénomène très complexe et qui se manifeste, chez les auteurs, par une forme d'accident, comme si ils avaient pris le mur de l'édition de face en roulant à trop vive allure sur une route faite de plaques de verglas. En fait, il me semble que certains (pour ne pas dire certain) auraient gagné à attendre et à ne pas publier immédiatement, disons pour mûrir davantage avant de sauter le pas. En ce sens, il aurait sans doute été préférable que vous les détourniez de M@nuscrits pour les garder en réserve, disons comme un vin en bouteille doit attendre un certain temps, ou un enfant grandir à son rythme. Vous n’y êtes pour rien, naturellement, mais il est possible que l’expérience ait précipité des évolutions qui auraient pu se faire plus raisonnablement sans elle : pour publier, il faut un éditeur, des textes et un écrivain (je veux dire, quelqu’un qui se sente et se désire écrivain). Que l’un des trois éléments vienne à manquer et rien ne pourra se faire.
@26-27. Je faisais allusion à La Fêlure, notre brave jeune homme (déj) hanté par le sacré.
@28. Ici, il s'agit de notre ami Meije, ce type un peu niais et limite parano, avec son idéologie transparente. J’ai dû en oublier, qui ne sont pas encore parus.
36. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
@rip, depuis quand es-tu lecteur ? : ) un pseudo par intervenant, t'es d'accord avec ça ? Sinon c'est n'imp', je signe léon je me fais passer pour léo et tout le monde m'appelle Cher, hein ? @Léo je propose de combler le manque (évoqué dans votre 29) entre le concierge tapis dans l'ombre et la rupture amoureuse, par une belle scène dans l'escalier à une heure du mat'. PAF PAF (paire de gifle retentissante) "ESPÈCE DE POV'MEC VA !! c'est la dernière fois que tu me touches" "Mais-tu-sais-bien que j'aime pas çaaaa chouchou, alors me force pas" (...)
@rip, depuis quand es-tu lecteur ? : )
un pseudo par intervenant, t'es d'accord avec ça ? Sinon c'est n'imp', je signe léon je me fais passer pour léo et tout le monde m'appelle Cher, hein ?
@Léo je propose de combler le manque (évoqué dans votre 29) entre le concierge tapis dans l'ombre et la rupture amoureuse, par une belle scène dans l'escalier à une heure du mat'.
PAF PAF (paire de gifle retentissante)
"ESPÈCE DE POV'MEC VA !! c'est la dernière fois que tu me touches"
"Mais-tu-sais-bien que j'aime pas çaaaa chouchou, alors me force pas"
(...)
37. Le vendredi 7 janvier 2011 par Indolent Parsifal
@leo. J'avais oublié de souligner votre essentiel : (...) essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition. Oui, c'est troublant, cette violence. Je la mets personnellement en corollaire d'une certaine immaturité éditoriale de l'auteur numérique, qui vit par cette expérience de "révélation" une sorte de crise d'adolescence en raccourci qui irait beaucoup trop vite, avec ce que cela peut comporter d'injuste comme d'incompréhensible pour les "parents" qui cherchent à bien faire. Au fond, par la publication "imprimée", l'auteur numérique sort de la toute puissance infantile (dans le numérique, on peut toujours changer tout à la dernière minute ou même après publication, par la magie des pixels) pour se confronter à la réalité (ce qui est publié est publié, impossible de changer quoi que ce soit : il faut être adulte ou ne pas être)
@leo. J'avais oublié de souligner votre essentiel : (...) essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition.
Oui, c'est troublant, cette violence. Je la mets personnellement en corollaire d'une certaine immaturité éditoriale de l'auteur numérique, qui vit par cette expérience de "révélation" une sorte de crise d'adolescence en raccourci qui irait beaucoup trop vite, avec ce que cela peut comporter d'injuste comme d'incompréhensible pour les "parents" qui cherchent à bien faire. Au fond, par la publication "imprimée", l'auteur numérique sort de la toute puissance infantile (dans le numérique, on peut toujours changer tout à la dernière minute ou même après publication, par la magie des pixels) pour se confronter à la réalité (ce qui est publié est publié, impossible de changer quoi que ce soit : il faut être adulte ou ne pas être)
38. Le vendredi 7 janvier 2011 par hannib'
claudel il était pas angoissé je pense c'est même ça qui fait un peu chier pas torturé et intérieur, pas pascalien un bon catho bien assis, old school il a même pas eu pitié de la frangine ce pas torturé
claudel il était pas angoissé je pense
c'est même ça qui fait un peu chier
pas torturé et intérieur, pas pascalien
un bon catho bien assis, old school
il a même pas eu pitié de la frangine ce pas torturé
39. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
Comme quoi, Drieu de la Rochelle !!! Je me suis rendu compte, Alex, que votre invisibilité était magique, que vous aviez une célébrité méritée hors de ma portée, et que vous étiez, malgré ce que vous faites croire à la galerie, d'une pudeur distinguée en égard des collègues. Vous m'avez protégé ainsi de faire l'idiot, et j'ai passé plutôt mon temps à suivre ma voie. Je sais ça, puisque je commence à réaliser qu'entre nous, même moyennant l'invisibilité, l'amitié travaille dans la distance. Quelqu'un parlait de Mrs. Radcliffe, il y a peu, je ne sais plus si c'était à propos de Nathalie Rheims, je pense à ce qui en ressort de cette confrérie tacite, et tout comme l'écrivaine gothique, sauvage sur les bords. Je sais que je n'arrête de vous remercier...
Comme quoi, Drieu de la Rochelle !!!
Je me suis rendu compte, Alex, que votre invisibilité était magique, que vous aviez une célébrité méritée hors de ma portée, et que vous étiez, malgré ce que vous faites croire à la galerie, d'une pudeur distinguée en égard des collègues. Vous m'avez protégé ainsi de faire l'idiot, et j'ai passé plutôt mon temps à suivre ma voie. Je sais ça, puisque je commence à réaliser qu'entre nous, même moyennant l'invisibilité, l'amitié travaille dans la distance. Quelqu'un parlait de Mrs. Radcliffe, il y a peu, je ne sais plus si c'était à propos de Nathalie Rheims, je pense à ce qui en ressort de cette confrérie tacite, et tout comme l'écrivaine gothique, sauvage sur les bords. Je sais que je n'arrête de vous remercier...
40. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
L'écriture, dans la plupart des cas, est aujourd'hui (mais en fait depuis un bout de temps) le résidu extrêmement dégradé d'une transmission chamanique, d'une trouée de l'individu, un coup de lance axiale donné par le milieu divin. Puisque ce même milieu est nié au profit de la seule humanité toute péteuse d'orgueil sur sa petite estrade, cette possibilité de transmission du logos déposée en nous à notre création, cette capacité que nous n'avons pas à revendiquer comme un droit mais comme un devoir, cette charge à honorer (signe définitif que, humains, nous sommes élus parmi toutes les formes de vie), cette responsabilité qui devrait faire de nous des copistes, des chanteurs de louange, des poètes du vin mystique, nous l'avons délaissée. Nous ne sommes plus des copistes mais des pisse-copies en rotation débile et perpétuelle autour de nos egos. C'est cela aussi le péché contre l'Esprit, et la promenade en enfer qui en résulte.
41. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
Effectivement, Léo, celui-ci aussi. J'ai droit à un rattrapage ?
42. Le vendredi 7 janvier 2011 par Marie-Agnès Michel
Grâce à el Montero ayant été routée sur Discordance, je m'en suis esbaudie, et réjouie, et tutti quanti...
43. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
Je pense à un truc, c'est bizarre quand même cette manie qu'on les marins de toujours vouloir faire des phrases.
44. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
39: la mère Radcliffe, bof... Bien gentils, ses romans gothiques, mais côté surnaturel: zéro, tout s'explique rationnellement et, dans son cas, assez connement. Les moines pervers façon Lewis, now that's something else.
45. Le samedi 8 janvier 2011 par mohvr
Alors morhv, là , sérieux, aller dire que je fais mon intéressante alors que j'ai plutôt tout fait pour qu'on m'oublie, je trouve que ça n'est pas gentil Et ton blog te sert aussi à être oubliée n'est-ce pas ? adorable petite fille :)
Alors morhv, là , sérieux, aller dire que je fais mon intéressante alors que j'ai plutôt tout fait pour qu'on m'oublie, je trouve que ça n'est pas gentil
Et ton blog te sert aussi à être oubliée n'est-ce pas ?
adorable petite fille :)
46. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
A propos d'Omega et les animaux mécaniques : C'est très courageux d'écrire un roman d'amour et dans le registre du fantastique avec une couverture "jeunesse" et non pas situé dans l'Ancien Egypte ou dans la France du Roi Soleil mais dans l'anticipation engagée, sous le mode d'une fan de Marylin Manson et avec un engagement qui va jusqu'au bout du nihilisme, proche de celui de L'allégresse des rats, de Marie-Agnès Michel. Vous avez décidé de rester dans l'écriture maudite et ça déchire.
47. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
Attends Paul, je vais me mettre à la recherche d'occasions de Mrs. Radcliffe pour te faire honte, je la connais bien par les références de Mario Praz, mais puisque l'honneur de Nathalie Rheims est en jeu, vous et moi avons rendez-vous aux bouquinistes. Laissons de côté que vous êtes passé à Lewis peut-être par le même mécanisme (apologie subliminale de Stalker et contigüité chronologique dans la monographie de Mario Praz).
48. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Mais, mon pauvre Manuel, ça fait au bas mot vingt ans que je connais les gothiques anglosaxons et les travaux de Praz... Stalker n'y est strictement pour rien même s'il y a convergence. Si je me suis souvent penché sur ce courant littéraire, c'est parce qu'initialement, il y a résonnance, affinité. L'exploration cérébrale vient ensuite. Radcliffe n'est donc pas ma préférée, malgré l'imposant Otrante et tout ce qu'a pu écrire Maurice Lévy. Ce n'est pas forcément un refus frénétique du rationnel, c'est une question de goût. Je trouve que le surnaturel sied davantage à ce genre littéraire, disons à cette époque. Ca ne m'empêche pas d'apprécier Peake et sa trilogie Gormenghast, écrite au siècle dernier.
49. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Rectification: Otrante, ce n'est pas Radcliffe mais Walpole (Radcliffe a bien entendu écrit Udolphe). Je n'ai pas encore bu mon Nesquik de la Claire Vision Cosmique, ce qui a provoqué cette interférence.
50. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
J'aime ce fil car il m'aide dans la réflexion sur m@n et son futur fonctionnement. Je crois qu'Alex a raison de souligner d'une part le niveau d'addiction, d'autre part l'approfondissement du fossé culturel entre générations pré et post Internet. Alex montre avec quelques exemples du cinéma, de la musique ou de la littérature, à quel point les choses, les mots n'ont pas le même sens d'une génération à l'autre. Il y a toujours eu ce gap mais l'Internet a fourni aux adolescents des outils concrets pour sortir complètement du champ sémantique que leurs ont préparé leurs parents ou les adultes en général. Dans l'autre sens, l'Internet permet à des adultes de se comporter, avec beaucoup plus de facilité, comme des ados. Les sociologues, les observateurs, seraient fascinés de découvrir l'âge réél des participants réguliers de ce site dans sa forme ancienne de forum, et certains que l'on retrouve dans ce fil. Ceci, dans mon esprit, n'a rien de péjoratif et j'ai moi-même, à mon âge avancé, beaucoup de plaisir à retrouver ici une âme adolescente avec le même amusement que celui que j'éprouve en regardant Skins et ses turbulentes relations amoureuses. C'est un peu le problème pour mettre en oeuvre un site communautaire d'édition, que le jeu interne, entre les auteurs, entre les membres de cette communauté baroque telle que l'évoquait le lekter, est cent fois plus amusant et distrayant que tous ceux qu'on peut imaginer dans la relation d'un tel groupe avec le monde réel extérieur. Cela se met très vite à ressembler à une classe où on ne chahute même plus le prof, préférant le faire entre soi. Le véritable enjeu de ma réflexion actuelle est de trouver un jeu suffisemment attrayant pour qu'on se retrouve dans le monde réel de l'édition sans même s'en être rendu compte;
J'aime ce fil car il m'aide dans la réflexion sur m@n et son futur fonctionnement. Je crois qu'Alex a raison de souligner d'une part le niveau d'addiction, d'autre part l'approfondissement du fossé culturel entre générations pré et post Internet. Alex montre avec quelques exemples du cinéma, de la musique ou de la littérature, à quel point les choses, les mots n'ont pas le même sens d'une génération à l'autre. Il y a toujours eu ce gap mais l'Internet a fourni aux adolescents des outils concrets pour sortir complètement du champ sémantique que leurs ont préparé leurs parents ou les adultes en général. Dans l'autre sens, l'Internet permet à des adultes de se comporter, avec beaucoup plus de facilité, comme des ados. Les sociologues, les observateurs, seraient fascinés de découvrir l'âge réél des participants réguliers de ce site dans sa forme ancienne de forum, et certains que l'on retrouve dans ce fil. Ceci, dans mon esprit, n'a rien de péjoratif et j'ai moi-même, à mon âge avancé, beaucoup de plaisir à retrouver ici une âme adolescente avec le même amusement que celui que j'éprouve en regardant Skins et ses turbulentes relations amoureuses.
C'est un peu le problème pour mettre en oeuvre un site communautaire d'édition, que le jeu interne, entre les auteurs, entre les membres de cette communauté baroque telle que l'évoquait le lekter, est cent fois plus amusant et distrayant que tous ceux qu'on peut imaginer dans la relation d'un tel groupe avec le monde réel extérieur. Cela se met très vite à ressembler à une classe où on ne chahute même plus le prof, préférant le faire entre soi.
Le véritable enjeu de ma réflexion actuelle est de trouver un jeu suffisemment attrayant pour qu'on se retrouve dans le monde réel de l'édition sans même s'en être rendu compte;
51. Le samedi 8 janvier 2011 par Alex
@ Leo : {{(...) essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition. }} Je me rends compte que dans toutes ses interventions, Mohvr essaie de nous aider à répondre à cette grande question. C'est que l'auteur qui envoie ses textes seul dans l'ombre aura en réponse un jugement de valeur sur les textes en question, mais en aucun cas sur sa personnalité à proprement parler parce que ses interlocuteurs n'en connaissent rien du tout (alors il peut très bien envoyer son autobiographie, qu'on me dira, mais personne ne va s'embêter à aller démêler le vrai du faux concernant un inconnu et on jugera surtout sa manière de s'exprimer). Ici, les interrogations se portent sur les personnes bien avant qu'on se soucie de lire ce qu'elles écrivent (bon en fait je repompe sur le 23 de Sunderland) et non seulement ça fausse les rapports entre les protagonistes mais ça a vite fait de tourner en grand n'importe quoi notamment paranoïaque, parce que les gens qui se sentent attaqués en public auront forcément à coeur de se défendre et en plus beaucoup d'a priori sur la personne qui les critique. Prenons donc l'exemple de papa Mohvr (je lutte pour ne pas céder à la facilité et écrire Morve). Il balance donc une petite réflexion ridicule : Et ton blog te sert aussi à être oubliée n'est-ce pas ? qui vient doubler son jugement personnel évoqué plus haut : cette gentille petite fille aime manifestement rendre les garçons dingos d'elle et aussi les filles c'est assez vicieux tout compte fait - là nous ne sommes plus dans l'échange ou dans la douce rigolade, mais dans le jugement sur la personnalité de quelqu'un qui repose probablement sur des querelles antérieures difficiles à mesurer : je ne sais pas qui est Mohvr, je me souviens vaguement avoir déjà vu le pseudo en question mais pas d'avoir eu un dialogue avec cette personne - ce qui reste quand même une possibilité à ne pas exclure parce que Mohvr peut très bien avoir bon nombre d'autres identités (d'ailleurs si ça se trouve, Mohvr c'est moi et je suis bonne à enfermer) (non mais je déconne, je suis pas Mohvr). Bref, je bois mon café de bon matin, derrière l'ordinateur, et je tombe sur la dernière petite pique de Mohvr, moi l'attaquée, et là qu'est-ce que je fais ? J'ai envie de dire que ça dépend précisément de moi, de qui je suis, et donc de comment je réagis. En l'occurrence, j'ai pensé : rhoo gros bouffon ! et j'ai été consulter mes mails avant d'y revenir. Mais même si Mohvr ne dit finalement pas grand chose, le fait est que j'ai quand même envie d'y revenir, ne serait-ce que pour lui signaler qu'il est grotesque, tout en sachant que ça ne changera rien à sa manière de me voir ni à sa façon de fonctionner. C'est le problème d'avoir le dernier mot dont je parlais plus haut, qui s'applique sûrement à tout le monde parce que personne n'aime, au fond, qu'on balance n'importe quoi sur lui/elle en public et qu'on s'en tire sans même une réflexion en retour. Mohvr provoque donc chez moi un désir de justification passablement énervant parce qu'il n'a fait que balancer une imbécilité et là j'ai donc deux choix : refouler l'envie de me justifier, ou y céder - ce qui signifie en même temps créer une nouvelle marche d'escalier sur laquelle Mohvr pourra monter pour en faire une autre à son tour. C'est exactement comme les querelles de voisinage : ça commence par une étiquette décollée sur une boîte à lettres et ça finit chez Julien Courbet (ou au cimetière en cas d'intervention d'un agent du Mal qui tire parti de l'ambiance chaotique en veille pour semer la panique - Bazaar, Stephen King). Admettons que je cède - en l'occurrence c'est le cas. Je crée ma marche d'escalier, mais j'ai plusieurs possibilités là aussi : Morve (oui bon ben tant pis) m'accuse (c'est débile alors je m'adapte) de rendre les gens dingues de moi (ça me fait penser à une chanson d'Alliage, le boys band) via mon blog, fait auquel je peux objecter différentes choses : _ L'objection de bonne foi, dite tactique du Duc d'Aquitaine (Kaamelott, M6) : Mohvr, vous devez probablement l'ignorer, mais j'ai précisément... euh... verrouillé mon ancien blog que les commentateurs d'ici connaissaient et... euh... Pardonnez-moi de vous donner tant de détails... Mais j'en ai créé un autre - celui qui nous occupe, enfin celui dont vous parlez, dont l'accès a été réservé à mes amis, seulement mes amis - oh pas grand monde - pendant des semaines... Enfin des mois, même... J'ai fini par le rendre public mais bien plus tard et je ne l'ai fait apparaître dans le moteur Google que, euh... Il y a quoi ? 6 mois ? Un peu moins ? Enfin tout ça pour dire que le but n'a jamais été de garder un lien avec qui que ce soit, via ce blog - qui d'ailleurs n'est pas très intéressant. Mais vous avez sans doute raison, je devrais peut-être le supprimer ? _ L'objection impétueuse, dite tactique de Léodagan (Kaamelott, M6) : Hé dites donc, Morveux, vos insinuations, ça fait deux fois que je vous y prend - alors non seulement je vous emmerde, mais je peux aussi vous balancer mon poing dans la gueule au détour d'une rue où je vous croiserais par hasard, si vous voyez ce que je veux dire ! _ L'objection blasée, dite tactique d'Arthur (Kaamelott, M6) : Vous croyez vraiment que si j'avais le pouvoir de fasciner l'auditoire, j'aurais pas écrit un best seller depuis le temps au lieu de faire l'andouille sur un blog, espèce de pauvre buse ? _ L'objection à côté de la plaque, dite tactique de Guenièvre (Kaamelott, M6) : Moi ma vie c'était d'la merde avant la pâte d'amande ! Contre toute attente, il semble, après un certain temps de recul et d'observation, que la tactique dite de Guenièvre semble être la plus efficace sur internet, d'où, et c'est le retour du Boomerang, une certaine limite qui se pose assez tôt dans la constructivité des échanges. Alors pour le jeu suffisamment attrayant pour qu'on se retrouve dans le monde réel de l'édition sans même s'en être rendu compte, je ne sais pas : une murder party ?
@ Leo : {{(...) essayer de comprendre pourquoi la publication de son texte est un phénomène plus violent pour un auteur qui vient de l'Internet que pour celui qui a envoyé discrètement son manuscrit à quinze maisons d'édition. }} Je me rends compte que dans toutes ses interventions, Mohvr essaie de nous aider à répondre à cette grande question. C'est que l'auteur qui envoie ses textes seul dans l'ombre aura en réponse un jugement de valeur sur les textes en question, mais en aucun cas sur sa personnalité à proprement parler parce que ses interlocuteurs n'en connaissent rien du tout (alors il peut très bien envoyer son autobiographie, qu'on me dira, mais personne ne va s'embêter à aller démêler le vrai du faux concernant un inconnu et on jugera surtout sa manière de s'exprimer). Ici, les interrogations se portent sur les personnes bien avant qu'on se soucie de lire ce qu'elles écrivent (bon en fait je repompe sur le 23 de Sunderland) et non seulement ça fausse les rapports entre les protagonistes mais ça a vite fait de tourner en grand n'importe quoi notamment paranoïaque, parce que les gens qui se sentent attaqués en public auront forcément à coeur de se défendre et en plus beaucoup d'a priori sur la personne qui les critique. Prenons donc l'exemple de papa Mohvr (je lutte pour ne pas céder à la facilité et écrire Morve). Il balance donc une petite réflexion ridicule : Et ton blog te sert aussi à être oubliée n'est-ce pas ? qui vient doubler son jugement personnel évoqué plus haut : cette gentille petite fille aime manifestement rendre les garçons dingos d'elle et aussi les filles c'est assez vicieux tout compte fait - là nous ne sommes plus dans l'échange ou dans la douce rigolade, mais dans le jugement sur la personnalité de quelqu'un qui repose probablement sur des querelles antérieures difficiles à mesurer : je ne sais pas qui est Mohvr, je me souviens vaguement avoir déjà vu le pseudo en question mais pas d'avoir eu un dialogue avec cette personne - ce qui reste quand même une possibilité à ne pas exclure parce que Mohvr peut très bien avoir bon nombre d'autres identités (d'ailleurs si ça se trouve, Mohvr c'est moi et je suis bonne à enfermer) (non mais je déconne, je suis pas Mohvr). Bref, je bois mon café de bon matin, derrière l'ordinateur, et je tombe sur la dernière petite pique de Mohvr, moi l'attaquée, et là qu'est-ce que je fais ? J'ai envie de dire que ça dépend précisément de moi, de qui je suis, et donc de comment je réagis. En l'occurrence, j'ai pensé : rhoo gros bouffon ! et j'ai été consulter mes mails avant d'y revenir. Mais même si Mohvr ne dit finalement pas grand chose, le fait est que j'ai quand même envie d'y revenir, ne serait-ce que pour lui signaler qu'il est grotesque, tout en sachant que ça ne changera rien à sa manière de me voir ni à sa façon de fonctionner. C'est le problème d'avoir le dernier mot dont je parlais plus haut, qui s'applique sûrement à tout le monde parce que personne n'aime, au fond, qu'on balance n'importe quoi sur lui/elle en public et qu'on s'en tire sans même une réflexion en retour. Mohvr provoque donc chez moi un désir de justification passablement énervant parce qu'il n'a fait que balancer une imbécilité et là j'ai donc deux choix : refouler l'envie de me justifier, ou y céder - ce qui signifie en même temps créer une nouvelle marche d'escalier sur laquelle Mohvr pourra monter pour en faire une autre à son tour. C'est exactement comme les querelles de voisinage : ça commence par une étiquette décollée sur une boîte à lettres et ça finit chez Julien Courbet (ou au cimetière en cas d'intervention d'un agent du Mal qui tire parti de l'ambiance chaotique en veille pour semer la panique - Bazaar, Stephen King).
cette gentille petite fille aime manifestement rendre les garçons dingos d'elle et aussi les filles c'est assez vicieux tout compte fait
rhoo gros bouffon !
Admettons que je cède - en l'occurrence c'est le cas. Je crée ma marche d'escalier, mais j'ai plusieurs possibilités là aussi : Morve (oui bon ben tant pis) m'accuse (c'est débile alors je m'adapte) de rendre les gens dingues de moi (ça me fait penser à une chanson d'Alliage, le boys band) via mon blog, fait auquel je peux objecter différentes choses : _ L'objection de bonne foi, dite tactique du Duc d'Aquitaine (Kaamelott, M6) : Mohvr, vous devez probablement l'ignorer, mais j'ai précisément... euh... verrouillé mon ancien blog que les commentateurs d'ici connaissaient et... euh... Pardonnez-moi de vous donner tant de détails... Mais j'en ai créé un autre - celui qui nous occupe, enfin celui dont vous parlez, dont l'accès a été réservé à mes amis, seulement mes amis - oh pas grand monde - pendant des semaines... Enfin des mois, même... J'ai fini par le rendre public mais bien plus tard et je ne l'ai fait apparaître dans le moteur Google que, euh... Il y a quoi ? 6 mois ? Un peu moins ? Enfin tout ça pour dire que le but n'a jamais été de garder un lien avec qui que ce soit, via ce blog - qui d'ailleurs n'est pas très intéressant. Mais vous avez sans doute raison, je devrais peut-être le supprimer ?
_ L'objection impétueuse, dite tactique de Léodagan (Kaamelott, M6) : Hé dites donc, Morveux, vos insinuations, ça fait deux fois que je vous y prend - alors non seulement je vous emmerde, mais je peux aussi vous balancer mon poing dans la gueule au détour d'une rue où je vous croiserais par hasard, si vous voyez ce que je veux dire !
_ L'objection blasée, dite tactique d'Arthur (Kaamelott, M6) : Vous croyez vraiment que si j'avais le pouvoir de fasciner l'auditoire, j'aurais pas écrit un best seller depuis le temps au lieu de faire l'andouille sur un blog, espèce de pauvre buse ?
_ L'objection à côté de la plaque, dite tactique de Guenièvre (Kaamelott, M6) : Moi ma vie c'était d'la merde avant la pâte d'amande ! Contre toute attente, il semble, après un certain temps de recul et d'observation, que la tactique dite de Guenièvre semble être la plus efficace sur internet, d'où, et c'est le retour du Boomerang, une certaine limite qui se pose assez tôt dans la constructivité des échanges. Alors pour le jeu suffisamment attrayant pour qu'on se retrouve dans le monde réel de l'édition sans même s'en être rendu compte, je ne sais pas : une murder party ?
52. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Ou pour que la thune arrive dans le tiroir-caisse, sans même s'en être rendu compte? Business is business, rien de répréhensible là -dedans. "L'Internet a fourni aux adolescents des outils concrets pour sortir complètement du champ sémantique que leur ont préparé leurs parents ou les adultes en général." Ou alors: ces adolescents sont sortis de la sphère cléricale (au sens laïque) plus ou moins imposée par les générations précédentes, et ils sont entrés dans une autre sphère: économique ou techniciste? Les deux, mon général. Par exemple: beaucoup de jeunes, à la récréation (quel mot délicieusement naïf), matent sur leurs portables des films de cul (sphère techniciste, littéralement, puisque "pornè" = "technique"), téléchargeables gratuitement (stratagème de la sphère économique). Mais les parents, selon moi, sont (majoritairement) aussi cons (ou aveuglés) que leur progéniture. Ce ne sont que des masses qui se font téter le cerveau via tel ou tel orifice, par l'application de tel ou tel medium. Le manuel scolaire des années vingt qui glorifie la révolution française, le livre rouge de Mao, etc: rien d'électronique là -dedans, mais l'emprise est pourtant là . Je me méfie un peu du raisonnement qui consiste à dire que "c'était mieux avant." Non, c'était déjà merdique. Ce matin, je me suis pris à rêvasser: j'ai tenté d'imaginer une résidence des écrivains m@n. Chacun avec son appartement: chez moi, des livres partout, pas de télé. Les autres, un peu pareil, je suppose. Il y aurait un penthouse commun: on y verrait surtout Léo, Rip, Knight, Manuel, moi, Juline, Alex, Chloé, Saphia... Il y aurait un bar bien équipé, un sound system de qualité, une jolie vue sur Paris. Tout cela fonctionnerait parfaitement car Athénaïs, installée à la cave, pédalerait pour fournir le courant, sous la garde d'un ancien officier du Troisième Reich spécialement sorti, pour l'occasion, de son sommeil cryogénique.
Ou pour que la thune arrive dans le tiroir-caisse, sans même s'en être rendu compte? Business is business, rien de répréhensible là -dedans.
"L'Internet a fourni aux adolescents des outils concrets pour sortir complètement du champ sémantique que leur ont préparé leurs parents ou les adultes en général."
Ou alors: ces adolescents sont sortis de la sphère cléricale (au sens laïque) plus ou moins imposée par les générations précédentes, et ils sont entrés dans une autre sphère: économique ou techniciste? Les deux, mon général. Par exemple: beaucoup de jeunes, à la récréation (quel mot délicieusement naïf), matent sur leurs portables des films de cul (sphère techniciste, littéralement, puisque "pornè" = "technique"), téléchargeables gratuitement (stratagème de la sphère économique). Mais les parents, selon moi, sont (majoritairement) aussi cons (ou aveuglés) que leur progéniture. Ce ne sont que des masses qui se font téter le cerveau via tel ou tel orifice, par l'application de tel ou tel medium. Le manuel scolaire des années vingt qui glorifie la révolution française, le livre rouge de Mao, etc: rien d'électronique là -dedans, mais l'emprise est pourtant là . Je me méfie un peu du raisonnement qui consiste à dire que "c'était mieux avant." Non, c'était déjà merdique.
Ce matin, je me suis pris à rêvasser: j'ai tenté d'imaginer une résidence des écrivains m@n. Chacun avec son appartement: chez moi, des livres partout, pas de télé. Les autres, un peu pareil, je suppose. Il y aurait un penthouse commun: on y verrait surtout Léo, Rip, Knight, Manuel, moi, Juline, Alex, Chloé, Saphia... Il y aurait un bar bien équipé, un sound system de qualité, une jolie vue sur Paris. Tout cela fonctionnerait parfaitement car Athénaïs, installée à la cave, pédalerait pour fournir le courant, sous la garde d'un ancien officier du Troisième Reich spécialement sorti, pour l'occasion, de son sommeil cryogénique.
53. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Manuel: je rectifie encore (décidément). L'étude sur Ann Radcliffe que je mentionne un peu plus haut n'est pas de Maurice Lévy (ce dernier, en fait, a écrit sur Lovecraft) mais de Pierre Arnaud. Je savais bien que quelque chose n'allait pas. Pierre Arnaud: Ann Radcliffe et le fantastique (essai de psychobiographie), chez Aubier Montaigne (publications de Paris-X Nanterre). Cette fois, pas d'erreur, j'ai le bouquin sous les yeux. Il est temps d'aller se restaurer.
Manuel: je rectifie encore (décidément).
L'étude sur Ann Radcliffe que je mentionne un peu plus haut n'est pas de Maurice Lévy (ce dernier, en fait, a écrit sur Lovecraft) mais de Pierre Arnaud. Je savais bien que quelque chose n'allait pas.
Pierre Arnaud: Ann Radcliffe et le fantastique (essai de psychobiographie), chez Aubier Montaigne (publications de Paris-X Nanterre). Cette fois, pas d'erreur, j'ai le bouquin sous les yeux.
Il est temps d'aller se restaurer.
54. Le samedi 8 janvier 2011 par knight
Naissance du concept Adolescence, après guerre, voir entre autres les travaux de Magaret Mead. On a commencé à se demander subitement ce que voulait la jeunesse avec sa musique de jeune, le berce et roule tellement sexuel du pretty 50's, le ROCK'NROLL, quoi. Puis plus tard les revendications genre "On veut du zizi On veut du zizi". Parce qu'avant t'y trompe pas hein, dans les classes laborieuses en tout cas, tu passais direct de la blouse grise de l'écolier au taf à 14 ans comme ton père sans passer par la case-je me laisse pousser les cheveux et je me prends pour Fonzie. Bon, je te la fais vite fait tavu. Il semblerait qu'aujourd'hui on soit définitivement passé à autre chose, du click au zappe du réseau dans le réseau du blog à l'édition du Face Book à la notoriété (plus ou moins valide hein) ... et c'est pas plus mal que si c'était pire. Je porte encore correct en cuir et tiags tavu j'ai pas à me plaindre mais j'ai largement plus 25 ans. Quand je vois de la lumière chez tonton léo je passe faire le con avec des jeunes plus ou moins vieux plus ou moins attardés, et souvent je me marre, et j'apprends des choses, j'essaie de comprendre. (Alex, si tu savais la souplesse que ça demande ce genre de grand écart lol tu verras quand t'auras l'âge de la hanche en plastique et des rotules en bois de cèdre gnagnagna : ). Dans ma tête j'ai 14 ans je vis au 21ème siècle (c'est dingue !) et chaque soir avant de m'endormir je prie Saint Elvis (si cher à Paul).
Naissance du concept Adolescence, après guerre, voir entre autres les travaux de Magaret Mead.
On a commencé à se demander subitement ce que voulait la jeunesse avec sa musique de jeune, le berce et roule tellement sexuel du pretty 50's, le ROCK'NROLL, quoi. Puis plus tard les revendications genre "On veut du zizi On veut du zizi". Parce qu'avant t'y trompe pas hein, dans les classes laborieuses en tout cas, tu passais direct de la blouse grise de l'écolier au taf à 14 ans comme ton père sans passer par la case-je me laisse pousser les cheveux et je me prends pour Fonzie. Bon, je te la fais vite fait tavu.
Il semblerait qu'aujourd'hui on soit définitivement passé à autre chose, du click au zappe du réseau dans le réseau du blog à l'édition du Face Book à la notoriété (plus ou moins valide hein) ... et c'est pas plus mal que si c'était pire. Je porte encore correct en cuir et tiags tavu j'ai pas à me plaindre mais j'ai largement plus 25 ans. Quand je vois de la lumière chez tonton léo je passe faire le con avec des jeunes plus ou moins vieux plus ou moins attardés, et souvent je me marre, et j'apprends des choses, j'essaie de comprendre. (Alex, si tu savais la souplesse que ça demande ce genre de grand écart lol tu verras quand t'auras l'âge de la hanche en plastique et des rotules en bois de cèdre gnagnagna : ).
Dans ma tête j'ai 14 ans je vis au 21ème siècle (c'est dingue !) et chaque soir avant de m'endormir je prie Saint Elvis (si cher à Paul).
55. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
Chère Alex, je pense que votre analyse est juste : la différence tient, comme vous le dite, à la préminence de l'intérêt porté sur la personne comparée à celle qui concerne son texte. Mais c'est dans la logique de la "transparence" de l'Internet qui n'est pas différente de celle de Wikileaks par exemple. Il est évident qu'on ne lit pas l'information servie par les media de la même façon avant et après Assange. Avec l'Internet, beaucoup de choses bougent au regard de ce que vous pourriez appeler une "addiction" au spectacle du dévoilement de la vérité, comment comprendre autrement le retentissement des affaires de "nègres" et de plagiat? Il me semble qu'il y aussi un autre aspect plus difficile à cerner. On sait bien, par l'expérience, que dès qu'un espace est public, surtout s'il est gratuit, il est immédiatement voué au "vandalisme". Pourquoi? Ce n'est pas logique, ça devrait même être le contraire. Je pense que c'est parce que, par son statut, cet espace qui est sensé appartenir à tout le monde, n'appartient, en fait, à personne. (Je crois qu'Angie David avait développé cela dans l'un de ses livres.) J'avais consacré, pour ma part, mes premiers cours de sociologie, il y a bien longtemps maintenant, aux conséquences de ce phénomène. La principale que je voyais était la violence. À travers la violence, la violence urbaine mais aussi les agressions symboliques que vous décrivez, ce qui se joue, c'est la réappropropiation de quelque chose qui n'appartient à personne, puisque ça appartient à tout le monde. Quand vous mettez un texte en ligne, cela n'appartient à personne, plus même à vous, et l'unique moyen de se l'approprier est l'agression, qui vient remplir ce vide ressenti et constituer un défi pour créer une relation, là où il n'y en n'a pas. Ce n'est pas différent dans mes expériences consistant à faire de l'édition un espace public. L'art de publier, donc de mettre sur la place publique, se fait par un leurre qui consiste à rendre complètement "appropriable" quelque chose que l'on donne à tous et qui n'appartient donc plus à personne. Par analogie avec cette fameuse phrase : "Personne n'en voulait gratuite, il fallut donc qu'elle se vende.", le "jeu" dont je parle et qui doit permettre de passer de l'Internet à la réalité de l'édition ne peut pas être gratuit, sinon il est voué, comme tous les espaces publics au vandalisme.
je pense que votre analyse est juste : la différence tient, comme vous le dite, à la préminence de l'intérêt porté sur la personne comparée à celle qui concerne son texte. Mais c'est dans la logique de la "transparence" de l'Internet qui n'est pas différente de celle de Wikileaks par exemple. Il est évident qu'on ne lit pas l'information servie par les media de la même façon avant et après Assange.
Avec l'Internet, beaucoup de choses bougent au regard de ce que vous pourriez appeler une "addiction" au spectacle du dévoilement de la vérité, comment comprendre autrement le retentissement des affaires de "nègres" et de plagiat?
Il me semble qu'il y aussi un autre aspect plus difficile à cerner. On sait bien, par l'expérience, que dès qu'un espace est public, surtout s'il est gratuit, il est immédiatement voué au "vandalisme". Pourquoi? Ce n'est pas logique, ça devrait même être le contraire. Je pense que c'est parce que, par son statut, cet espace qui est sensé appartenir à tout le monde, n'appartient, en fait, à personne. (Je crois qu'Angie David avait développé cela dans l'un de ses livres.)
J'avais consacré, pour ma part, mes premiers cours de sociologie, il y a bien longtemps maintenant, aux conséquences de ce phénomène. La principale que je voyais était la violence. À travers la violence, la violence urbaine mais aussi les agressions symboliques que vous décrivez, ce qui se joue, c'est la réappropropiation de quelque chose qui n'appartient à personne, puisque ça appartient à tout le monde. Quand vous mettez un texte en ligne, cela n'appartient à personne, plus même à vous, et l'unique moyen de se l'approprier est l'agression, qui vient remplir ce vide ressenti et constituer un défi pour créer une relation, là où il n'y en n'a pas. Ce n'est pas différent dans mes expériences consistant à faire de l'édition un espace public.
L'art de publier, donc de mettre sur la place publique, se fait par un leurre qui consiste à rendre complètement "appropriable" quelque chose que l'on donne à tous et qui n'appartient donc plus à personne. Par analogie avec cette fameuse phrase : "Personne n'en voulait gratuite, il fallut donc qu'elle se vende.", le "jeu" dont je parle et qui doit permettre de passer de l'Internet à la réalité de l'édition ne peut pas être gratuit, sinon il est voué, comme tous les espaces publics au vandalisme.
56. Le samedi 8 janvier 2011 par Deville
Restons ''grands'" donc et apprenons à lire les autres pour... s'oublier un peu, le Soi, le Moi, l'ego qui ergote sur tout et rien et qui s'en veut après avoir exprimé son "moi je". Je prophétise que Demain ne sera plus et qu'Aujourd'hui reste une journée morte ! Applaudissons, applaudissons, larges les paumes ouverts au grand espace du Néant qui s'aligne sur les intervalles de nos ennuis modernes et post-modernes, avant-garde d'une meute plus imposante, composée de tout et de rien. J'ose rire et pleurnicher sur mes propres leurres que j'envoie à la face du monde, de ce monde qui sait trés bien s'en foutre, à se foutre sur la gueule. Cette geulée baveuse, pleine de rancoeur prédigérée et se vautrant dans le luxe de se croire moins misérable, énergumène d'un poing levé, brandi à la juste bannière d'un faux courage, énervé à s'apprendre que je ne suis pas un vrai rebelle. Peut-être une loque que des souliers vernis viendront s'essuyer dessus, croyant avoir marché, écrasé la crotte de mes maux. Passons, passons, détournons nos regards et ré-apprenons à marcher au pas, en cadence, sans cadence, sans pas... Cent pas que nous franchirons bien cette ligne maudite de l'intolérance, je parie que tu perdras ton sang, froid et chaud à te vautrer parmi les chairs sanguines de ces fruits croqués à pleines dents cariées. Demain, c'est dimanche.
57. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
Cher knight, pour le coup de blanc il faudra attendre mon retour du festival de l'Alpe d'Huez où nous allons, Nathalie Rheims, Saphia Azzeddine et moi, car Mon père est femme de ménage'', (premier film produit par Nathalie, seule, avec sa nouvelle société de production : Berel Film'', premier film adapté et réalisé par Saphia à partir d'un de ses romans), fait partie de la sélection officielle. Oui, je sais, ma vie est très dure.
pour le coup de blanc il faudra attendre mon retour du festival de l'Alpe d'Huez où nous allons, Nathalie Rheims, Saphia Azzeddine et moi, car Mon père est femme de ménage'', (premier film produit par Nathalie, seule, avec sa nouvelle société de production : Berel Film'', premier film adapté et réalisé par Saphia à partir d'un de ses romans), fait partie de la sélection officielle.
Oui, je sais, ma vie est très dure.
58. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
Léo, sans vouloir vous décontenancer, permettez que je préfère, en littérature, qu'elle vienne d'internet ou des petites éditions (fanzines, comptes d'auteur, pamphlets, tracts, livres d'artistes et j'en passe), la féroce distinction de ce que vous appelez le "vandalisme", et qui est caractéristique des avant-coureurs. C'est l'expression d'un rapport "autre" à la culture, d'une contre-culture, parfois à racines ethniques comme chez les gitans, les noirs, les juifs. En tant qu'andalou je suis pas très loin de cette sensibilité de l'exclu qui doit s'approprier le langage avec une certaine violence. Andalousie est un toponyme dérivé de "vandales". La terre des vandales et des gitans, et j'en passe. Elle est très réduite la littérature française quand elle ne donne la parole qu'à son petit terroir, ça donne des catholiques provinciaux plus ou moins améliorés par la télé et l'université, mais c'est l'ennui pour ceux qui connaissent le fourmillement de la vie parisienne. C'est là un peu le sujet de mon inquiétude, je pressens, à m'engager dans la nouvelle étape, d'avoir à côtoyer, une fois exclue la possibilité du vandalisme, trop de lourdeur. C'est la même raison pour laquelle j'ai fui l'Espagne de la gauche didactique, convenue et convenable, qui ne cachait qu'un total manque de scrupules et une prostitution toute honorable des bons élèves, tous baptisés sous le vernis d'une superficielle couche d'engagement.
59. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Léo, ne pleurez plus sur votre vie: saint Elvis vous aime.
60. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
Cher Paul Sunderland, à quel moment ai-je "pleuré sur ma vie" et c'est quoi saint Elvis? Désolé. beaucoup de choses m'échappent dans de nombreux commentaires, dont celui-ci.
à quel moment ai-je "pleuré sur ma vie" et c'est quoi saint Elvis? Désolé. beaucoup de choses m'échappent dans de nombreux commentaires, dont celui-ci.
61. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
Cher Manuel, ce que vous dites est, comme toujours, très intéressant, mais n'a strictement rien à voir avec ce dont je parle. Mais ça ne me semble pas très grave.
Cher Manuel,
ce que vous dites est, comme toujours, très intéressant, mais n'a strictement rien à voir avec ce dont je parle. Mais ça ne me semble pas très grave.
62. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
Ben, je sais pas moi, vous dites au 57 que votre vie est "très dure". Saint Elvis (mentionné par Knight au 54), vous connaissez pas?? Ignorez-vous donc qu'on ne naît pas saint mais qu'on le devient? Saint Elvis Presley, né un neuf janvier, priez pour nous!
Ben, je sais pas moi, vous dites au 57 que votre vie est "très dure".
Saint Elvis (mentionné par Knight au 54), vous connaissez pas?? Ignorez-vous donc qu'on ne naît pas saint mais qu'on le devient?
Saint Elvis Presley, né un neuf janvier, priez pour nous!
63. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
Cher Paul Sunderland, merci pour vos explications. Je comprends mieux maintenant.
merci pour vos explications. Je comprends mieux maintenant.
64. Le samedi 8 janvier 2011 par mohvr
Morve (oui bon ben tant pis) m'accuse (c'est débile alors je m'adapte) de rendre les gens dingues de moi (ça me fait penser à une chanson d'Alliage, le boys band) via mon blog, C'était pas une accusation, pourquoi y voir une accusation? ni une agression d'ailleurs, ni une implicite tentative de viol (quoique..) Plutôt une CONSTATATION sous la forme d'une taquinade. Constatation que tu es parfaitement capable d'accepter intellectuellement et psychologiquement car tu es une grande fille responsable. (pardon de t'avoir traité de "gentille petite fille" c'était pas méchant)
Morve (oui bon ben tant pis) m'accuse (c'est débile alors je m'adapte) de rendre les gens dingues de moi (ça me fait penser à une chanson d'Alliage, le boys band) via mon blog,
C'était pas une accusation, pourquoi y voir une accusation? ni une agression d'ailleurs, ni une implicite tentative de viol (quoique..) Plutôt une CONSTATATION sous la forme d'une taquinade. Constatation que tu es parfaitement capable d'accepter intellectuellement et psychologiquement car tu es une grande fille responsable.
(pardon de t'avoir traité de "gentille petite fille" c'était pas méchant)
65. Le samedi 8 janvier 2011 par Alex
@ Leo (55) : Je me demande si c'est vraiment le besoin de se réapproprier le lieu public qui pousse à la violence et au vandalisme. Quelque part je pense que je comprends le principe du on ne sait pas très bien à qui ça appartient, ça nous ennuie finalement moins si on le détruit et que ça n'appartient plus à personne, au moins on se questionne moins, mais je me demande si c'est toujours le cas à l'heure actuelle. Mettons une bande de djeuns des Pablos (vive le cliché) qui se met en tête de finir la soirée en cramant quelque chose. Que leur choix s'arrête sur la berline d'un habitant de Courbevoie ou sur un bus de la RATP, je ne sais pas s'il y a une réelle réflexion derrière. En fait je me demande si ce qui motive la violence, ça n'est pas en grande partie l'ennui à l'heure actuelle. Après peut-être qu'il y a quelque chose d'inconscient dans le comportement social du vandale qui le pousse à s'attaquer davantage aux lieux publics, mais est-ce qu'internet ne contribuerait pas justement à changer la donne en popularisant la gratuité et en montrant qu'un tel système peut fonctionner sans forcément générer la méfiance ? Il y a eu des problèmes de vol quand les Vélibs ont été mis en place, par exemple, mais maintenant les gens se contentent d'en profiter (ou de s'en foutre) sans plus penser à les récupérer pour soi ou les détériorer et tout a l'air de fonctionner. Je manque d'exemples précis pour illustrer mes idées, mais j'ai aussi l'impression que le non respect des endroits publics peut être lié au pays. Les gens sont beaucoup plus respectueux en Allemagne, par exemple, aussi je me demande si ça n'est pas quelque chose qui peut évoluer puisque ça ne me semble pas être un fait général ou de figé. Après, je ne sais pas si le raisonnement est applicable aux textes qu'on met en ligne. Allez, on va faire dans le pompeux, on va même dire à l'art. Les groupes qui jouent gratuitement pour la fête de la musique se font rarement huer, par exemple, j'ai même l'impression que les gens sont plutôt contents et qu'ils ne se posent pas la question de l'appropriation. Le fait qu'il n'y en ait pas semble même favoriser le sentiment de liesse populaire. Ce qui fausse les rapports sur ce blog, c'est la logique de compétition à mon avis, qui fait que les gens se placent en rivaux les uns par rapport aux autres, et ne peuvent développer aucun sentiment de solidarité. Il y a quelque chose à la clef, il y a des arrières pensées. Il n'y a effectivement pas de relation entre le texte mis en ligne et les lecteurs au départ, mais comme les lecteurs voient dans le texte quelque chose qui pourrait menacer le leur - dont ils se sentent toujours propriétaires - ils vont tendre à le critiquer pour qu'il ait l'air de constituer une menace moins grande. Peut-être que le problème vient aussi du fait qu'une personne qui met un texte en ligne se sente précisément toujours propriétaire du texte en question, ce qui fait qu'elle voit d'un mauvais oeil son appropriation par les autres, donc la critique. Je ne sais pas trop si la gratuité est un facteur qui aggrave les choses ou non, mais ça risque de toute façon de supprimer pas mal de trolls qui, sans participer au jeu, seront plus réticents à payer pour dire n'importe quoi plutôt qu'à le faire quand c'est gratuit. @ Morve : pfff... ça n'est pas une CONSTATATION vos conneries, c'est une opinion. La vôtre. Que je n'accepte pas car il ne s'agit pas d'une vérité générale et encore moins de la mienne. Tempus fugit rex magnitur - ça ne veut rien dire mais j'avais oublié la tactique dite du roi Loth lors de mon argumentation précédente.
66. Le samedi 8 janvier 2011 par Alex
@ Knight : Il semblerait qu'aujourd'hui on soit définitivement passé à autre chose, du click au zappe du réseau dans le réseau du blog à l'édition du Face Book à la notoriété (plus ou moins valide hein) C'est ça, en fait, le problème, c'est la notoriété, derrière l'espèce de slogan tout le monde a sa chance ; alors oui, tout le monde peut participer à la Star'Ac ou à Secret Story, mais à la clef c'est une petite popularité qui a l'air de faire plus de mal que de bien parce que les gens ne se rendent pas compte qu'ils sont certes un peu connus, mais pas forcément appréciés et surtout pas reconnus pour quoi que ce soit... Parce qu'ils n'ont pas de talent particulier de toute façon. Le système méritocratique (enfin soi disant) comme porte d'entrée dans un milieu artistique, je ne crois pas que ça puisse marcher, parce que le talent n'est pas donné à tout le monde à la base. Mais on confond, maintenant, le talent avec la notoriété, parce que les deux allaient de pair avant et que l'un comme l'autre n'étaient pas donnés à tout le monde. Enfin je crois. J'ai regardé la télé pendant les vacances de Noël, ça faisait longtemps que j'en avais pas eu l'occasion, et j'ai découvert qu'on pouvait savoir qui avait pété en envoyant PROUT à un numéro surtaxé. J'ai eu l'impression d'avoir fait un voyage dans un pays exotique, limite, c'est fascinant. @ Deville : c'est du slam ?
67. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
Voyons, mohvr en 64, je serais un des éléments à fournir, pour honorer votre sens de la CONSTATATION dans la foulée, et bien derrière ceux qui ont passé à faire partie de UNPLUGGED. Je m'étais proposé d'écrire avec soin ce soir un compte rendu d'une expo chez Templon (l'artiste allemand Jonathan Meese, duquel je me sens secrètement proche, donc profondément engagé dans le regard que je porte sur ses tableaux). Je m'étais proposé de me mettre à peindre des ébauches préparatoires pour une commande. Et me revoilà ici. Mohvr, vous affirmez que "via son blog" Alex rend ou a rendu à un moment donné "les gens dingues". Je pense qu'il y a une synergie entre le genre d'écrivain qu'on reconnaît chez elle et des lieux de la culture comme ce blog, où une interaction, même parfois soumise à modération, est possible. Mais je pense aussi que ce doublon n'est pas banal, je m'y retrouve, je pense qu'une certaine fatalité nous guide toujours vers le plus vicieux des choix. Maintenant ce qu'il faut c'est qu'on soit capable de faire devenir vicieux ce qu'on aime, delectatio morosa, et c'est cela (clin d'oeil a Sunderland) qui demande soit une grâce par voie de contemplation, soit une persévérance de l'étude, de la méditation. Je m'excuse de rendre Alex un préliminaire d'un article sur le jeune art allemand, peut-être aussi là il y a synergie...
68. Le dimanche 9 janvier 2011 par Manuel
Si la constatation de mohvr est rendue possible, c'est parce que à un moment de sa carrière (démarche... ce que vous voudrez) Alex a fait de sa vie une oeuvre d'art (sur laquelle on pouvait émettre des jugements favorables ou pas, des appréciations de goût) à travers son blog et surtout en la cristallisant dans un livre. Cela nous ramène à une pratique qui se reproduit tout au long de l'histoire littéraire... L'exemple le plus bête? Je sais pas, à chacun de faire les rapprochement et d'affiner, j'ai un intérêt plutôt détaché et passif à cette oeuvre, curieux pour ainsi dire de voir ce qui se passe. Par ailleurs, le passage au deuxième livre introduit une stimulante difficulté d'approche qui ne peut que faire durer cet accompagnement d'objet transitionnel qui sont les livres.
69. Le dimanche 9 janvier 2011 par leo
Chère Alex, oui, je comprends vos arguments et vos exemples me semblent justes, sauf, peut-être pour le Velib, mais je n'ai pas l'information là dessus. Mon erreur de raisonnement est d'avoir réduit le phénomène de violence à l'espace public alors qu'il ne s'agit que d'un exemple ou d'un symptôme. L'idée, plus générale, et qui dépasse le fait que les choses soient gratuites ou payantes, c'est que, contrairement aux idées reçues, la violence est une forme de relation. La violence crée un lien là où il n'y a que du vide relationnel. C'est aussi vrai pour une relation de couple que pour le lien social. Que ce soit la giffle qui part sans qu'on puisse la retenir, l'agression dans la rue, les mises à sac collectives etc, il s'agit toujours de remplacer le vide relationnel, le vide social, par un "plein", sans doute un "trop plein". Après, pour voir comment ça s'articule avec le symbolique, les systèmes de signes, sur le Net, à propos de textes, c'est plus compliqué, je suis bien d'accord avec vous.
oui, je comprends vos arguments et vos exemples me semblent justes, sauf, peut-être pour le Velib, mais je n'ai pas l'information là dessus. Mon erreur de raisonnement est d'avoir réduit le phénomène de violence à l'espace public alors qu'il ne s'agit que d'un exemple ou d'un symptôme.
L'idée, plus générale, et qui dépasse le fait que les choses soient gratuites ou payantes, c'est que, contrairement aux idées reçues, la violence est une forme de relation.
La violence crée un lien là où il n'y a que du vide relationnel. C'est aussi vrai pour une relation de couple que pour le lien social. Que ce soit la giffle qui part sans qu'on puisse la retenir, l'agression dans la rue, les mises à sac collectives etc, il s'agit toujours de remplacer le vide relationnel, le vide social, par un "plein", sans doute un "trop plein".
Après, pour voir comment ça s'articule avec le symbolique, les systèmes de signes, sur le Net, à propos de textes, c'est plus compliqué, je suis bien d'accord avec vous.
70. Le dimanche 9 janvier 2011 par Deville
... parce que cette peur du vide ancestrale qui habite chacun d'entre nous permet cela. Bien que la violence reste l'acte social le plus extrême et l'alerte, la plus exarcerbée de la peur d'un groupe ou d'un individu envers un autre du style "ne m'oubliez pas, j'existe, je suis un être humain comme vous et je veux vivre avec vous, comme vous" avec cette persistance à vouloir prendre la place du chef de la meute ou des institutions le représentant.
71. Le dimanche 9 janvier 2011 par leo
Cher Deville, pas tout à fait. Je ne fais ici, comme il se doit, que commenter les deux billets d'Alex, celui sur l'écrivain et celui sur la rupture. Pourquoi sont-ils aussi drôles tous les deux? Celà tient, à mon avis, à cette part d'illusion, qui voisine si bien avec la connerie, qu'on retrouve dans les deux "postures" de l' "écrivain" et du "conjoint". Oui, je sais, j'aurais pu mettre un trait d'union.
pas tout à fait. Je ne fais ici, comme il se doit, que commenter les deux billets d'Alex, celui sur l'écrivain et celui sur la rupture.
Pourquoi sont-ils aussi drôles tous les deux? Celà tient, à mon avis, à cette part d'illusion, qui voisine si bien avec la connerie, qu'on retrouve dans les deux "postures" de l' "écrivain" et du "conjoint". Oui, je sais, j'aurais pu mettre un trait d'union.
72. Le dimanche 9 janvier 2011 par Deville
Léo, Léo, tsst, tsst, si vivre ensemble est une vaste fumisterie, je vous l'accorde et l'illusion d'écrire également, je vous le concède, n'en est-il pas moins un besoin ? Au même titre que se trouver un but existentiel. L'écrit vain et le con se joignent à l'illusion de se croire indispensable. Pourtant, les cimetières en sont remplis, ne subsiste que l'image du mort dans l'esprit du vivant, non ?
73. Le dimanche 9 janvier 2011 par nic
Mettons une bande de djeuns des Pablos Serions-nous voisins ?
74. Le dimanche 9 janvier 2011 par Manuel
Je jure que je suis sobre, mais je viens d'avoir une idée géniale pour votre projet m@n, cher leo. Puisque c'est, foncièrement, un jeu, pourquoi ne pas ajouter un côté "pari" et n'envoyer les livres qu'à ceux qui ont parié pour les gagnants. Cela permet d'épargner quelques exemplaires, tout en les envoyant aux rayons des librairies ou des bibliothèques, comme il leur sied, et non pas à ceux qui s'en foutent. De toutes façons, les perdants doivent admettre que les livres de leur choix n'avaient pas d'avenir ici, hem, hem... Cela dynamisera et dynamitera les inerties et les lourdeurs dont je vous parlais à propos du besoin d'un certain "vandalisme" pour être écrivain (à quoi bon, dans cet espace public, s'approprier d'un échec ? plutôt le rendre au hasard qui ne revient à personne). La Fortune, voilà une profonde réflexion pour le siècle qui commence. Est-ce que ça vous tente ? Cruauté aussi du réel. L'idée m'est venu de quelqu'un de paisible comme moi : Jorge Luis Borges. Si paisible qu'il y a quelque chose d'intempestif dans ce qu'il écrivait, tellement il était dans "une autre bagarre". Vous disiez que mon propos sortait du contexte : en fait je répondait à la question de l'espace et de la violence et non pas à votre commentaire suivant, qui n'était pas affiché au moment où j'ai écrit, et qui en effet parle d'autres choses.
Je jure que je suis sobre, mais je viens d'avoir une idée géniale pour votre projet m@n, cher leo.
Puisque c'est, foncièrement, un jeu, pourquoi ne pas ajouter un côté "pari" et n'envoyer les livres qu'à ceux qui ont parié pour les gagnants. Cela permet d'épargner quelques exemplaires, tout en les envoyant aux rayons des librairies ou des bibliothèques, comme il leur sied, et non pas à ceux qui s'en foutent. De toutes façons, les perdants doivent admettre que les livres de leur choix n'avaient pas d'avenir ici, hem, hem...
Cela dynamisera et dynamitera les inerties et les lourdeurs dont je vous parlais à propos du besoin d'un certain "vandalisme" pour être écrivain (à quoi bon, dans cet espace public, s'approprier d'un échec ? plutôt le rendre au hasard qui ne revient à personne). La Fortune, voilà une profonde réflexion pour le siècle qui commence. Est-ce que ça vous tente ? Cruauté aussi du réel. L'idée m'est venu de quelqu'un de paisible comme moi : Jorge Luis Borges. Si paisible qu'il y a quelque chose d'intempestif dans ce qu'il écrivait, tellement il était dans "une autre bagarre". Vous disiez que mon propos sortait du contexte : en fait je répondait à la question de l'espace et de la violence et non pas à votre commentaire suivant, qui n'était pas affiché au moment où j'ai écrit, et qui en effet parle d'autres choses.
75. Le lundi 10 janvier 2011 par T@puscrit (incise)
Comment ça un jeu cher Manu ? Alors là , je le trouve très ardu ! Ce que je vois moi, ce sont de nouveaux m@nuscrits dont certains font plus de cinq cents pages. Pour les lire il en faut du courage. En tout cas, moi je l'ai perdu. Et vous pas ? Il est douze heures moins trois minutes. Un bon repos serait une aubaine salutaire pour nos cerveaux. Cher Général, je vous prie de bien vouloir m'excuser si je suis un tantinet hors-sujet. ^ o ^
76. Le lundi 10 janvier 2011 par Manuel
La violence ? Mais on parlait au sujet de l'écrivain selon Alexandra Varrin. Je suis retombé ici au milieu de la nuit. Encore mon propos pour la voie épurative était d'écrire un poème d'amour en français pour Eve. Et bref, voilà , je me sens borné à l'interaction. Posons un dilemme, coercition ou violence du dire, une interruption si vous voulez: L'écrivain qui nous est décrit doit vivre en fonctionnaire, en échange de services à l'administration, ou vivre en malade (voire chômeur, même topo) par les soins quelque peu sadiques de la même administration ? C'est le dilemme que l'on pose immanquablement à l'écrivain moyen. La violence ? C'est quand on fait exploser le dilemme par la dictature de l'Art, de la Fortune, c'est quand on prend le pouvoir. Eh, oh, knight, tu es là ? Et le café ? Et Nouchka ? Imagine...
La violence ? Mais on parlait au sujet de l'écrivain selon Alexandra Varrin. Je suis retombé ici au milieu de la nuit. Encore mon propos pour la voie épurative était d'écrire un poème d'amour en français pour Eve. Et bref, voilà , je me sens borné à l'interaction. Posons un dilemme, coercition ou violence du dire, une interruption si vous voulez:
L'écrivain qui nous est décrit doit vivre en fonctionnaire, en échange de services à l'administration, ou vivre en malade (voire chômeur, même topo) par les soins quelque peu sadiques de la même administration ?
C'est le dilemme que l'on pose immanquablement à l'écrivain moyen.
La violence ? C'est quand on fait exploser le dilemme par la dictature de l'Art, de la Fortune, c'est quand on prend le pouvoir. Eh, oh, knight, tu es là ? Et le café ? Et Nouchka ? Imagine...
77. Le lundi 10 janvier 2011 par La félure
Heureusement qu'on ne publie pas au physique comme au singulier, sinon jamais cette maison ne m'aurait accordé crédit...
78. Le lundi 10 janvier 2011 par Fleur bleue
Bonjour, Pas facile de vous suivre, ça va dans tous les sens. Souvent, j'ai pensé que les blogs où ça se discute sont une sorte de transfert vers la toile de ces café-philo, créés à Paris par Marc Sautet en 1994, pour ne pas le nommer. Café-philo ou café-édito ou auberge espagnole, avec la différence que la distance évite aux participants de l'agora de recevoir des coups de poing dans la figure quand ça vire au café du commerce de la violence, une vraie hantise, une plaie, pour le gentil animateur intelligent qui ne souhaite être ne dirigiste ni prendre la posture. Quant aux voyous délinquants qui cassent et vandalisent, ennui ou pas, diable au corps ou pas, ce sont d'affreux mal élevés ! Il est impératif qu'ils soient très punis. Et, par ricochet, leurs parents aussi... On ne casse ni ne vole le bien d'autrui comme dirait Agathe ou Gabrielle de Marie à la pauvre Madame Dugay. Pendant les fêtes, j'ai aussi "dû" regardé la télé, dont un documentaire pas mal fichu sur le couple mythique Burton-Taylor... Je partage l'avis de Léo quand il dit que la violence est une forme de relation. Parfois il s'agit d'un jeu plus ou moins consentant, et même si la violence représente tout ce que l'on déteste, il me semble que tout réside dans la confiance et l'espoir, puisque que l'artiste est l'être inutile par excellence... Et pourtant ! NB : Je crains que mon intervention soit HS, mais.
Bonjour,
Pas facile de vous suivre, ça va dans tous les sens. Souvent, j'ai pensé que les blogs où ça se discute sont une sorte de transfert vers la toile de ces café-philo, créés à Paris par Marc Sautet en 1994, pour ne pas le nommer. Café-philo ou café-édito ou auberge espagnole, avec la différence que la distance évite aux participants de l'agora de recevoir des coups de poing dans la figure quand ça vire au café du commerce de la violence, une vraie hantise, une plaie, pour le gentil animateur intelligent qui ne souhaite être ne dirigiste ni prendre la posture. Quant aux voyous délinquants qui cassent et vandalisent, ennui ou pas, diable au corps ou pas, ce sont d'affreux mal élevés ! Il est impératif qu'ils soient très punis. Et, par ricochet, leurs parents aussi... On ne casse ni ne vole le bien d'autrui comme dirait Agathe ou Gabrielle de Marie à la pauvre Madame Dugay.
Pendant les fêtes, j'ai aussi "dû" regardé la télé, dont un documentaire pas mal fichu sur le couple mythique Burton-Taylor... Je partage l'avis de Léo quand il dit que la violence est une forme de relation. Parfois il s'agit d'un jeu plus ou moins consentant, et même si la violence représente tout ce que l'on déteste, il me semble que tout réside dans la confiance et l'espoir, puisque que l'artiste est l'être inutile par excellence... Et pourtant ! NB : Je crains que mon intervention soit HS, mais.
79. Le lundi 10 janvier 2011 par peuri
@#65 : même question que #73 (ça va keuni ? ya eu du changement pour ce dont on parlait et c'est pour bientôt dans de 18e genre fin janvier début fev en semaine)
@#65 : même question que #73
(ça va keuni ? ya eu du changement pour ce dont on parlait et c'est pour bientôt dans de 18e genre fin janvier début fev en semaine)
80. Le lundi 10 janvier 2011 par Deville
@ Alex : pas plus que cela... @ Nic : c'est à moi que vous vous adressez ?
@ Alex : pas plus que cela...
@ Nic : c'est à moi que vous vous adressez ?
81. Le lundi 10 janvier 2011 par auddie
la violence ... dans le relationnel on dit parfois: l'amour vache. chaque filou, chaque gangster, a son petit secret avec son meilleur ennemi.
la violence ... dans le relationnel on dit parfois: l'amour vache.
chaque filou, chaque gangster, a son petit secret avec son meilleur ennemi.
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Commentaires
1. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
2. Le jeudi 6 janvier 2011 par leo
3. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
4. Le jeudi 6 janvier 2011 par rip
5. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
6. Le jeudi 6 janvier 2011 par lecteur
7. Le jeudi 6 janvier 2011 par La soucoupe
8. Le jeudi 6 janvier 2011 par Paul Sunderland
9. Le jeudi 6 janvier 2011 par leo
10. Le jeudi 6 janvier 2011 par knight
11. Le jeudi 6 janvier 2011 par mohvr
12. Le vendredi 7 janvier 2011 par Insolent persifleur
13. Le vendredi 7 janvier 2011 par Une couille sur la soucoupe
14. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
15. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
16. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
17. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paull Sunderland
18. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
19. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
20. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
21. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
22. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
23. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
24. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
25. Le vendredi 7 janvier 2011 par lecteur
26. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
27. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
28. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
29. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
30. Le vendredi 7 janvier 2011 par leo
31. Le vendredi 7 janvier 2011 par hannibal lecteur
32. Le vendredi 7 janvier 2011 par HL
33. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
34. Le vendredi 7 janvier 2011 par Alex
35. Le vendredi 7 janvier 2011 par Insolent persifleur
36. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
37. Le vendredi 7 janvier 2011 par Indolent Parsifal
38. Le vendredi 7 janvier 2011 par hannib'
39. Le vendredi 7 janvier 2011 par Manuel
40. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
41. Le vendredi 7 janvier 2011 par Deville
42. Le vendredi 7 janvier 2011 par Marie-Agnès Michel
43. Le vendredi 7 janvier 2011 par knight
44. Le vendredi 7 janvier 2011 par Paul Sunderland
45. Le samedi 8 janvier 2011 par mohvr
46. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
47. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
48. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
49. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
50. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
51. Le samedi 8 janvier 2011 par Alex
52. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
53. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
54. Le samedi 8 janvier 2011 par knight
55. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
56. Le samedi 8 janvier 2011 par Deville
57. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
58. Le samedi 8 janvier 2011 par Manuel
59. Le samedi 8 janvier 2011 par Paul Sunderland
60. Le samedi 8 janvier 2011 par leo
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75. Le lundi 10 janvier 2011 par T@puscrit (incise)
76. Le lundi 10 janvier 2011 par Manuel
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78. Le lundi 10 janvier 2011 par Fleur bleue
79. Le lundi 10 janvier 2011 par peuri
80. Le lundi 10 janvier 2011 par Deville
81. Le lundi 10 janvier 2011 par auddie
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