Heureusement, Vincent Haudiquet a sorti un livre complètement absurde et inutile mais qui vous fera du bien. Une série d’histoires courtes sans queue ni tête, un peu inégales il est vrai, qui font penser à Devos et Desproges.

« Vie et morts de Quentin Vachdet » propose quatre-vingts nouvelles plus saugrenues les unes que les autres, où le héros est placé dans des situations abracadabrantes, complètement ridicules, et où l’excipit a encore moins de sens que le reste. Et pourtant, c’est souvent drôle à pleurer.

Extraits :

« J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, dit l’agent de police à Quentin Vachdet. La mauvaise, c’est que votre voiture a brûlé cette nuit ; la bonne, c’est que ce n’est pas un acte antisémite ».

« Votre rôle, c’est de m’aider à trouver du travail ! (…) Vous confondez avec mon collègue Robert, lâcha-t-elle d’un air pincé. Moi, mon boulot, c’est de vous aider à chercher du travail, et je ne dis pas ça pour me vanter, mais depuis que l’on se connaît, vous n’arrêter pas de chercher, non ? »

« Pour tromper son ennui, il s’envoyait des lettres auxquelles il répondait dès leur réception (…) Mais une grève des postes éclata sans qu’il le sût. Inquiet de ne pas recevoir de ses nouvelles, il crut qu’il lui était arrivé malheur. »

Stupide n’est-ce pas ?

« Vie et morts de Quentin Vachdet », Vincent Haudiquet, les Editions Léo Scheer, 17 euros.