1368. Une longue Cuillère pour le diable d'Yves Mamou par Julie Malaure pour Le Point.
Par general, jeudi 22 juillet 2010 :: #1368 :: rss
LE COIN DU POLAR (Le Point du 22.07.2010.)
"En matière de business occulte à portée internationale, le journaliste économique Yves Mamou n'est pas un enfant de choeur. Cela fait vingt ans qu'il traque les trafics et les errances de notre société pour Le Monde et, comme il épingle l'industrie pharmaceutique dans son deuxième roman, on tend l'oreille en se disant qu'il y a forcément du vrai derrière la fiction.
L'enquête, c'est le commissaire antiterroriste Martucci qui la mène. On l'avait rencontré dans son premier livre, Camelia.came, sélectionné en 2008 pour le Prix du Polar.
Tombeur à l'ancienne, Martucci est pourtant bien dans le présent lorsqu'une bombe explose près de son taxi. Était-il la cible de cet attentat-suicide? Pas si l'on en juge par les cinq millions de dollars en petites coupures que le souffle de l'explosion répand sur les victimes.
Le fil de cet argent va le conduire à Beyrouth. Enjeux politiques, fanatisme religieux,médicaments...Mamou nous livre la posologie subtile d'un cocktail mortel."
Julie Malaure. Le 22.07.2010.
Pour mémoire : Philippe Trétiack dans ELLE.
Des Labos et des bombes. LA TRIBUNE.
Les auteurs du Monde. LE MONDE
"Certains polars sont des narcotiques, d'autres des somnifères, celui-ci est de l'excitant pur.
Car Yves Mamou, journaliste au « Monde » et spécialiste des batailles de l'industrie pharmaceutique, a construit une intrigue haletante autour d'un fléau moderne : la contrefaçon de médicaments.
Pour nous faire saisir, jusque dans nos tripes, le danger de cette industrie criminelle, il a construit une intrigue où terrorisme chiite, affairisme des labos et drame quotidien des malades atteints du cancer finissent par vous exploser au visage comme autant de comprimés effervescents.
De la plaine de la Bekaa aux congrès internationaux, des camps palestiniens aux docks du Pirée, ce scénario de fiction se révèle pour ce qu'il est : la préfiguration d'une catastrophe annoncée, celle de l'attentat bactériologique disponible dans toutes les bonnes pharmacies.
S'ajoute une écriture habile à croquer les dialogues et plus encore le machisme inhérent aux flics. Bref, si j'étais médecin, j'imposerais ce roman sur toutes les ordonnances."
PHILIPPE TRÉTIACK. ELLE
DES LABOS ET DES BOMBES.
"L'actualité vient parfois percuter la fiction. Dans Une longue cuillère pour le diable, le très efficace thriller d'Yves Mamou, journaliste au Monde, on est surpris de retrouver certains ingrédiznts du drame qui s'est déroulé au large de Gaza.
Il y est question d'une opération ultramédiatisée censée aider les malheureux habitant de l'enclave palestinienne, avec des intentions tout sauf transparentes et des résultats désastreux.
Sauf que, dans le roman, l'organisation islamiste qui manipule quelques idiots occidentaux utiles n'est pas le Hamas mais le Hezbollah libanais.
L'auteur mêle habilement trois domaines transnationaux, à priori sans rapports entr'eux :
- L'industrie Pharmaceutique,
- Le terrorisme proche-oriental, et
- L'humanitaire version zozo.
Une poignée de personnages bien campés se retrouvent embringués dans une machine infernale qui finira par écrabouiller la plupart d'entr'eux.
Ses rouages sont lubrifiés par tous les vices humains : le fanatisme, la bêtise, l'appât du gain, l'orgueil et l'aveuglement.
La plongée dans les arcanes des grands labos et du marché mondial des médicaments donne à réfléchir.
Celle dans le repaire libanais du Hezbollah donne le frisson.
On ne vous en dit pas plus. Allez voir."
S.Gh. La Tribune.
"Si, comme dans Camélia.came (Stock, 2008), tout débute par une explosion, cette fois l’une des victimes indirectes n’est autre que le commissaire Martucci, chef de l’antiterrorisme.
Indirecte, car la vraie cible est un employé d’un consortium pharmaceutique dont le corps est recouvert de dollars.
En suivant la piste du pactole, Martucci va pénétrer les arcanes du trafic international de médicaments, où se mêlent financiers sans scrupule, vrais-faux humanitaires et terroristes.
Nous entraînant de Paris à Beyrouth en passant par Athènes, Yves Mamou joue une nouvelle fois avec nos peurs contemporaines pour construire un polar des plus noirs."
p. Le Monde

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