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531. Ingres. Paolo et Francesca. (Pour Dahlia)

Par Léo Scheer, dimanche 4 mai 2008 :: #531 :: rss

Commentaires

1. Le dimanche 4 mai 2008 par Dahlia

Merci Léo! Je viens de faire une petite recherche d'après le nom et je tombe là-dessus, ça donne une bonne xplication du tableau (tout en bas de la page). Visiblement, il est maintenant au Louvre, dommage que le Musée Ingres n'ait pu le récupérer ^^

2. Le dimanche 4 mai 2008 par léo

@Dahlia. Une femme qui laisse tomber son livre pour un simple baiser sur la joue; un fantasme d'éditeur.

3. Le dimanche 4 mai 2008 par Dahlia

Croyez-vous qu'elle était vraiment en train de lire? A sa façon de baisser les yeux, je pense que ce n'était qu'une posture... Et puis il ne fait pas qu'un baiser sur la joue, regardez un peu la main sur la nuque, enfin sur l'épaule disons... (ceci dit, il serait instructif de savoir pourquoi M.T. a choisi ce tableau plus qu'un autre)

4. Le dimanche 4 mai 2008 par léo

@Dahlia. Non, je pensais à Wrath et à la raison pour laquelle elle ne laisse pas tomber son livre. M.T. ne fréquente pas les blogs, il est contre. Je suppose qu'à cette époque où Ingres a dessiné et peint tant de fois ce thème, qui était aussi celle ou Barbey d'Aurevilly écrivait ce premier livre et vivait une relation dont il était le reflet au point de l'avoir dédié à celle qui l'inspira, le thème de l'amour impossible était particulièrement présent dans les esprits et les oeuvres. Que ce soit un roman d'amour courtois qui provoque cette passion et qui, par sa chute, symbolise son accomplissement fatal et sa damnation, constitue une belle mise en abîme.

5. Le dimanche 4 mai 2008 par si je puis faire ma pédante

... le livre ne fait pas que tomber : si je me souviens bien, c’est à cause du roman courtois qu’ils étaient en train de lire ensemble (Lancelot je crois) que Paolo et Francesca cèdent à leur penchant l’un pour l’autre, s’embrassent, sont poignardés par le frère et mari jaloux, et, ayant commis le péché de chair, envoyés direct dans le 2e cercle de l'Enfer, chez Dante

6. Le dimanche 4 mai 2008 par Véra

Pédante ? Une tésorière, vous voulez dire. Cela fait un bout de temps que je voulais demander quel pouvait bien être ce livre ?

7. Le dimanche 4 mai 2008 par Véra

@Dahlia. Sur votre lien, le tableau est inversé. Non ?

NB. Quant à votre lien initial, si précieux, du Billet de Gabriel Matzneff la vidéo a disparu.

8. Le dimanche 4 mai 2008 par léo

@Véra. J.D.I. a réalisé de nombreuses versions de cette scène, le lien que Dahlia a proposé pour l'expliquer concerne cette version. L'inversion du livre lâché par la main droite permet de représenter celui qui va les envoyer dans le deuxième cercle de l'Enfer.

9. Le lundi 5 mai 2008 par léo

@Véra.

« Amor, ch'al cor gentil ratto s'apprende,

prese costui de la bella persona

che mi fu tolta; e 'l modo ancor m'offende.

Amor, ch'a nullo amato amar perdona,

mi prese del costui piacer sì forte,

che, come vedi, ancor non m'abbandona.

Amor condusse noi ad una morte.

Caina attende chi a vita ci spense."

Queste parole da lor ci fuor porte. »

D.

10. Le lundi 5 mai 2008 par Véra

Cher Léo, le mot merci a envahi ma souris dans toutes les langues !

Depuis deux jours, j'ai une réflexion qui me taraude - à propos des gentils et des méchants de Lacan à propos de la critique que vous évoquez dans un autre Billet - mais je vais retrouver.

Superbe la pub de Bruno A. à l'accueil. Mais quel site que ce Site des ELS. La vie est trop passionnante, il FAUT qu'il y ait une re-vie survie, ABSOLUMENT!

		

11. Le lundi 5 mai 2008 par francus

Aussi cette version, post-mortem. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/ba/1835_Ary_Scheffer_-_The_Ghosts_of_Paolo_and_Francesca_Appear_to_Dante_and_Virgil.jpg/800px-1835_Ary_Scheffer_-_The_Ghosts_of_Paolo_and_Francesca_Appear_to_Dante_and_Virgil.jpg

12. Le lundi 5 mai 2008 par Véra

@francus. Sublime ! Cela laisse sans voix, aussi. Dans le lien de @Dahlia 1*, Baudelaire évoque "ce tempérament énergique qui fait la fatalité du génie".

13. Le lundi 5 mai 2008 par Dahlia

Ohlàlà la pose outrageusement romantique du type qui semble hurler de désespoir la main sur le front... Notez que Francesca et Paolo ont tous deux l'entaille au niveau du coeur mais qu'elles ne saignent pas...

14. Le lundi 5 mai 2008 par jcm

@Dahlia Il faut noter, me semble-t-il, que le tableau d’Ingres n’est pas visible dans son intégralité, mais nous dérobe le regard pernicieux d’un observateur extérieur qui assiste à la scène, placé derrière un rideau : instant volé depuis ce point occulte d’un assistant, présent à la scène sans en témoigner. Inclus dans le tableau sans y apparaître autrement qu’à la dérobée, on a le sentiment que l’œil insistant d’un voyeur (le père ?) s’ouvre au regard fermé, mis clos, absent, des amants. Un autre détail nous échappe, le point d’éclosion d’une fleur, à l’arrière gauche, très en rapport avec le grain parfait de la chair qui, chez Ingres, ne laisse jamais de rides, la peau étant lissée le long des doigts, sans nulle plicature de l’âge. Je dis cela pour rendre attentif au caractère intemporel de ce baisé volé, placé hors-temps… dans le « temps mort » de la chute, celle d’un livre en lévitation, posé dans l’instant indécidable d’un parcours interminable, à jamais figé dans sa course, néanmoins entr’ouvert sur un page unique et singulière, ne ressemblant à aucune autre. Comme ventilé par le temps, le nappage du livre, dont chaque folio nous met en présence d’un autre instant, en laissera plusieurs en concurrence (on devine, par la tranche, que d’autres pages sont déjà sur le point de se tourner légèrement). Ingres nous met ainsi devant la pulsation ou sous le rythme de la lecture la plus anonyme : l’effeuillement des nappes du temps que la lectrice abandonne à sa chute dans l’extase des joues effleurées. Un petit peu de temps à l’état pur, en somme…

15. Le lundi 5 mai 2008 par jcm

mauvais temps aussi à en juger par l'épée du père (mari?) qui va clore sans doute le chapitre par le meurtre des amants, dans le noir brutal, avant que le livre n'ait touché le sol...

16. Le lundi 5 mai 2008 par véra

@jcm. je me demande si @Dahlia ne parle pas de l'autre tableau, celui mis en lien par @francus ?

@Léo. I'm sorry (?)

		

17. Le lundi 5 mai 2008 par jcm

@vera c'est possible, mais c'était pour porter le regard sur la chute du livre (qu'on voit souvent dans les natures mortes. Le côté "stilles leben" se retrouve un peu ici dans l'atmosphère de meurtre qui plane sur l'oeuvre mise en exergue)

18. Le lundi 5 mai 2008 par véra

@jcm. Oh ! je vous prie de m'excuser, vraiment. Je suis toujours émerveillée du regard attentif que l'observateur d'un tableau peut apporter, comme si l'oeuvre d'un artiste ne lui appartenait plus tout à fait en ouvrant tous les champs du possible. A tous les rêves ! Mais je craignais d'avoir été trop impulsive dans mon admiration pour le *11

19. Le lundi 5 mai 2008 par véra

Et surtout la hantise de me disperser en m'éloigant d'un billet accusant le travail d'attaché de presse qui ne semble pas être une sinécure lui non plus ! Et en tant que lectrice curieuse, j'avoue être chaque jour "sidérée".

20. Le lundi 5 mai 2008 par jcm

@Véra. Le tableau auquel renvoie @francus, concerne le même motif sans doute, mais avec un air de résurrection, comme si la mort qui vient faucher ceux qu'Eros avait unis pouvait les éterniser dans l'instant de leur chute, un hors-temps en lequel le livre du premier tableau trouve son supens (son temps-mort...)

21. Le lundi 5 mai 2008 par véra

Merci. J'avoue que le talent de certains peintres me donne souvent le tournis, lui aussi !

22. Le lundi 5 mai 2008 par Alain Baudemont

Le sage, enseignait Epicure, s'il se trouvait par malheur en train de rôtir à petit feu dans le ventre de cet ardent animal, (un taureau d'airain incandescent) s'écrierait : "Que ceci est agréable ! Que j'en suis peu ému !"

Gabriel :

un homme d'esprit qui saute par-dessus les barrières que dressent les imbéciles.

Matzneff :

Un orthodoxe prompt à la transgression

Rions un peu, amusons-nous, enfin, la liberté de dire, quoi...

Paolo : Ah ! salope, tu crois te satisfaire de ce que tu as. More ! Tu veux être baisée, espèce d'amoureuse ! Tu veux être sautée, biaiseuse, va ! Tu veux coïhabiter avec moi, concubine, va. Déjà mariée ! Paillasson !

Francesca : Pauvre couille molle de vieil étudiant, mendiant ! Tu te flattes, hein, de me niker, hein, pauvre turpitudeur de ma belle fente ! Tout Paris m'a grimpé dessus, devant, derrière, et si je te refilais le sida, hein. Ton petit ami en a une plus grosse que la tienne !

La question est de savoir si les jeunes lycéennes lisent encore et "sans se cacher" (évolution oblige) le salamandrin à l'image chauve de Casanova qui est fier parce qu'il n'est rien.

Mais, qu'on ne s'y méprenne pas, et pour le dire hors de l'anonymat, j'ai lu Maîtres et complices de Gabriel Matzneff, avec une certaine gourmandise, qui me révéla encore bien des choses, qui me confirma mon amour de la lecture, bref, l'amour, sinon du prochain, du moins, des livres.

Oui, je sais, ça ne me ressemble pas supra...

Respectueusement et clin d'oeil à Gabriel Matzneff,

23. Le lundi 5 mai 2008 par véra

@Alain Baudemont. Mais qui êtes-vous donc, cher et si mystérieux Alain Baudemont ; vous qui semblez savoir tant de choses, alors que moi je ne sais presque rien ? De Gabriel Matzneff avez-vous lu d'autres choses ? L'amour du prochain est une noble cause. Très malaisée, c'est certain !

24. Le lundi 5 mai 2008 par Alain Baudemont

@23."Mais qui êtes vous donc" Je suis Alain Baudemont. "Très malaisée, c'est certain !"... Mais pourquoi, très malaisée ?... Je ne comprends pas... De Monsieur Matzneff, bien sûr, évidemment, j'ai lu beaucoup d'autres mots, de a à z, et de z à a, et davantage encore, et depuis un longtemps, enfin, pas d'hier, n'est-ce-pas, de ce très, et à mon goût, riche écrivain. Pour moi, Matzneff, est un écrivain, oui, un écrivain qui "sait" ce que veut dire écrire. Il écrit, Matzneff. Il y en a tellement peu qui savent faire ça. Matzneff, il n'y a aucun doute, écrit comme Ingres peint. C'est vous dire,

Dans La Caracole, en 1969, je crois, je ne suis pas sûr, Matzneff (qui décidément ressemblait en dégaine déjà à un autre écrivain que j'aime - Jean Genet - écrivait "Si je pèche, c'est par défaut de doctrine". Plus sincère, on peut pas être...

J'avais 21 ans, la beauté idem, j'étais Alain Baudemont, enfin, quoi, j'aimais déjà les étrangères, et d'embrasser les bergères dans la paille, sous la pluie, ah, la pluie, que déjà, Matzneff, focalisait juste. Ah, Matzneff ! J'aimais le lire à voix haute, la belle ne comptait plus ses brebis, Elle roucoulait... Non, ce n'était pas Angiolina, de la même pure merveille... C'est vous dire... Respectueusement, à Vous, Madame,

25. Le lundi 5 mai 2008 par véra

@Alain Baudemont. Ne serait-il pas bien de demander à @Léo et @Florent de transférer les *22,23,24 sur le billet de GM ? Qu'en pensez-vous ? Comment dit-on pour une femme dans la haute société ? "Vôtre, Monsieur ? Avec toute ma sympathie ? Matznèvement vôtre ? Je me demandais où vous étiez ?"

26. Le lundi 6 décembre 2010 par Guts

En tout cas pour information le tableau n'est plus au Louvre mais au musée des beaux-arts de la ville d'angers.

27. Le mercredi 8 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Voilà un très joli signe...

28. Le jeudi 9 décembre 2010 par Oiseau bariolé

... et j'attends impatiemment le suivant...

29. Le jeudi 9 décembre 2010 par Mirafra cantillans

Vous allez finir par vous lasser, le bariolé.

30. Le jeudi 9 décembre 2010 par Mirafra cantillans

Pardon, cher oiseau bariolé, de vous avoir bousculé.

Mais, vous finirez par vous lasser car, voyez-vous, tout laisse à penser que :

Je connais les brumes claires La neige rose des matins d'hiver Je pourrais te retrouver Le lièvre blanc qu'on ne voit jamais Mais l'oiseau, l'oiseau s'est envolé Et moi jamais je ne le trouverais

Car j'ai vu l'oiseau voler J'ai vu l'oiseau, je sais qu'il partait Je l'ai entendu pleurer Le bel oiseau que le vent chassait

Je voudrais tout te donner Mais toi pourquoi ne me dis tu rien Quel est-il ton grand secret Un secret d'homme je le comprends bien Moi tu sais je peux te raconter Combien l'oiseau est parti à regret

Si un jour tu m'écoutais Tu apprendrais tout ce que je sais L'oiseau part et puis revient Tu le verras peut-être demain

Si jamais je rencontrais Le bel oiseau qui s'est envolé S'il revient de son voyage Tout près de toi le long du rivage Moi vois-tu je lui raconterais Combien pour toi je sais qu'il a compté

C'est l'oiseau que tu aimais L'oiseau jaloux je l'ai deviné Si jamais il revenait Je lui dirais que tu l'attendais

31. Le vendredi 10 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Vous ne me bousculez pas, au contraire, chère et belle personne... Vos paroles sont très douces et émouvantes, et s'adaptent à ma mélancolie. Merci, vraiment. Tout signe de vie qui émane de vous est pour moi une fête ! Vous avez un sens de la beauté qui me touche. Moi aussi, j'aime les chansons, qui disent toujours vrai. C'est pourquoi, que nous soyons si loin l'un de l'autre, c'est bien embêtant !... Amour, que t'ai-je fait ? dis-moi quel est mon crime : D'où vient que je te sers tous les jours de victime ? Qui t'oblige à m'offrir encor de nouveaux fers ? N'es-tu point satisfait des maux que j'ai soufferts ? Car, quant à tes plaisirs, on ne m'a jusqu'ici Fait connaître que ceux qui sont peines aussi.

  Je t'embrasse, mon enfant radieuse... Ne m'oublie pas !

32. Le vendredi 10 décembre 2010 par Infortunée

Merci Mirafra pour l'enchanteresse voix. Et vous, bel oiseau bariolé, pourquoi vos paroles me rendent-elles soudainement ou éternellement tellement triste ? (Le 25 de véra me rappelle qu'elle plaçait des @ n'importe comment !)

33. Le vendredi 10 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Sensible Infortunée, le ton de l'élégie, peut-être, qui vous bouleverse ?

34. Le vendredi 10 décembre 2010 par Serpentin coloré

Oui.

35. Le vendredi 10 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Mais encore?

36. Le vendredi 10 décembre 2010 par Serpentin coloré

Cher Oiseau bariolé, avant de tout confondre et méprendre, veux-tu bien me dire si ? Es-tu cet oiseau-là ? NB : Encore quoi ? Je ne comprends pas...

37. Le vendredi 10 décembre 2010 par Oiseau bariolé

A ma connaissance, il n'y a qu'un Oiseau bariolé sur ce site, très épris d'un joli Serpentin coloré qui lui file sans cesse entre les mains. Elle lui dit oui, quand il lui demande si elle est bouleversée par ses propos élégiaques (il est très littéraire, parfois, pour exprimer ce qu'il ressent). Il voudrait en savoir plus, quoique cela lui suffise, dans un certain sens. Hélas, ils ne vivent pas dans la même ville, sinon ils auraient pu se rencontrer et, peut-être, s'aimer. Mais notre Oiseau bariolé est un oiseau voyageur. Donc, il y a peut-être un espoir... Pour le moment, il voudrait bien que le charmant Serpentin soit plus prolixe, pour continuer cette belle histoire. A elle de voir...

38. Le vendredi 10 décembre 2010 par Iris

Serpentin coloré, non ! Cessez vos billevesées. L'heure n'est plus aux bisounours, fées, fleurettes, paillettes et autres angelots dodus et bouclés. Votre nostalgie de la belle amour du temps des troubadours funambules et courtois, sauvage vous rendra. Ou devrait vous rendre... C'est une prière. ^ô^

39. Le vendredi 10 décembre 2010 par Serpentin coloré

Iris, tu m'énerves ! Moi, j'ai très envie de savoir si c'est bien LUI qui sous des plumes bariolées se dissimule, se cache et voyage. Mêle-toi, au moins une fois, de ce qui te regarde, je t'en conjure.

Cher Oiseau bariolé, je voudrais tant m'abandonner, si vous saviez... Mais dites-moi ce que je peux faire pour vous plaire ? Oui, je crains que vous ne me confondiez avec une autre personne. En tout cas, permettez-moi de vous demander mille fois pardon pour mon tu de tout à l'heure, ô combien trop familier. Je ne l'aime guère. Quelle élégie souhaitez-vous donc que je commente ? Celle de votre céleste luciole qu'est l'angélique et radieuse Mirafra ? C'est étrange, mais j'ai cru que c'était votre fille. NB : Pour un quatre souris, je crains vraiment de ne pas être de taille...

40. Le samedi 11 décembre 2010 par La parole est d'argent mais le silence est d'or

Cher Serpentin coloré, comme je vous comprends ! Les mots et leur taille, lorsqu'ils nous manquent, tricotent des noeuds à la gorge et souvent nous rendent muets. Je vous ai reconnu(e)... Vous êtes un(e) habitué(e) du réseau FB. Je devine que vous devez être encore sous le coup de l'émotion à cause d'une lecture récente qui vous tourmente tant vous prenez conscience qu'elle vous éloigne de votre propre réalité. Mais n'appréhendez pas le silence. La contemplation, elle aussi, est une source non dépourvue de bienfaits.

''Latcho drom''. Cher Serpentin coloré !

41. Le samedi 11 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Pour me plaire, cher et charmant Serpentin coloré, racontez-moi votre vie, vos émotions. Abandonnez-vous, oui, pensez à une stratégie pour que cet abandon soit total et nous profite à tous les deux. Echangeons par exemple des références littéraires, des poèmes dans le genre élégiaque... Faites-moi découvrir votre fraîche et belle figure... Captive de la plaine, agonisante folle / La lumière sur toi se cache, vois le ciel : / Il a fermé les yeux pour s'en prendre à ton rêve, / Il a fermé ta robe pour briser tes chaînes... Vous maniez la langue avec volupté, laissant présager un coeur intelligent, sensible et suprêmement aimable. Qui ne succomberait devant de telles charmes ?

42. Le lundi 13 décembre 2010 par Oiseau bariolé

E confusa la mia testa, Non sa più quel ch'io mi faccia; E un orribile tempesta Minacciando, o Dio, mi va ! Ma non manca in me coraggio, Non mi perdo o mi confondo : Se cadesse ancora il mondo Nulla mai temer mi fa. ("Don Juan", acte 1, scène XXI)

43. Le lundi 13 décembre 2010 par Iris

Cher Oiseau bariolé, pardon si je suis HS, mais votre évocation à Molière - et/ou Mozart - m'entraîne tout à coup à penser que notre hôte souhaite peut-être que la structure de son blog-m@nuscrits s'inspire des règles instaurées par les sociétaires de la Comédie. Qui sait ? NB : Serpentin coloré vous fuit et craint car il/elle fut mis(e) en garde. Que de vos points de suspension il/elle n'est pas ou plus digne. :-(

44. Le lundi 13 décembre 2010 par Oiseau bariolé

J'aime aussi le "Dom Juan" de Molière, mais moi-même, au moral, je ne suis absolument pas un don Juan; au contraire, plutôt sentimental et romantique. Notre joli Serpentin coloré n'a donc aucune raison de s'inquiéter. Il me tarde de la lire, à nouveau. Merci, chère Iris, de votre message, et de votre rappel aux "règles instaurées", que je suis trop novice ici pour connaître bien; où puis-je en prendre connaissance, afin de m'amender un peu ?

45. Le lundi 13 décembre 2010 par Iris

Je me suis mal exprimée, cher Oiseau bariolé. Mon propos concernant les règles n'était, en fait, qu'une suggestion (une ruse, peut-être ?) pour la boîte à idées de notre hôte. Lequel se trouve au four et au moulin, car la prochaine étape de son bébé-m@n est prévue pour le 15 mars, jour de la fête des Saints Lucrèce, Agapios, Paissios, Timolaüs et Romulus ! Vous vous imaginez l'aventure ?

46. Le mercredi 15 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Iris, vous qui aimez les saints du jour, nous sommes aujourd'hui la Sainte-Ninon, un patronyme très mignon, que je conseille pour pseudo sur ce blog, afin de dire des choses charmantes. Une pensée aussi pour Ninon de Lenclos, belle femme de lettres...

47. Le jeudi 16 décembre 2010 par Sonia Winterfeld

Cher Oiseau bariolé, ce soir, Iris - une cousine - est très grognon. Aurait fait, de plus belle, trois rêves l'autre nuit dont un vraiment très bizarre. Mais je vais lui transmettre vos conseils dont je vous remercie aussi. Pour Ninon, il y en a déjà une qui a livré son gazouillis par là et par ici. ^^

48. Le jeudi 16 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Sonia, personnellement je crois beaucoup aux rêves. Votre charmante cousine devrait les décrypter pour connaître sinon son avenir, du moins son présent. Elle devrait nous en raconter un ici même. Il y en a beaucoup que cela intéresserait - à commencer par moi. Vraiment. Vous me semblez toutes les trois former un groupe de gracieuses nymphes, vous-même avec Iris et le désormais muet (hélas !) Serpentin coloré... Des trinités comme cela embellissent la vie !

49. Le jeudi 16 décembre 2010 par Lioubov Dormeur

Chère Sonia Winterfeld, n'êtes-vous pas surprise de voir que Marie évoque clic pour ''Ecrivains en série'' ? Il me semble pourtant qu'il ne regarde jamais la télé... Je serais curieuse, en tout cas, de savoir quel était dès lors son pseudo ou son nom de plume(s) ?

50. Le vendredi 17 décembre 2010 par Pomponette

Miaouw ! cher Oiseau bariolé,

Voilà, je me présente : je suis le chat fille (*) de mes cousines. Figurez-vous que j'avais un très fort béguin pour Gustave, pas un doré chat de Marilou. Un chat pacha que je connaissais depuis trois années pour le moins. Comme dans la trinité pascale. Mais Gustave s'est fiancé à une autre devant tout le monde ! Avec une bien plus jeune et qui - surtout - écrit comme un ange flamboyant tout ce que je pense à l'avance, mais ange je ne suis point. De suspension. Je l'ignorais, qu'il s'était fiancé sur une voie publique, mais les chats de gouttières s'étaient empressés de venir griffer mes émiles pour me plaindre ou m'humilier, alors que je suis une chatte très fière, en dedans. Pour Serpentin coloré, ne vous en faites guère. Elle reviendra. Elle revient toujours. D'un masque à l'autre. Et si pas, si vous le désirez, je pourrais toujours venir vous raconter ses rêves, car elle me dit tout. (*) Si je préfère dire chat-fille, c'est parce que j'ai découvert à mes dépends tristement que des chats mécréants d'Outre-Quiévrain - mais en sens inverse - persifflent derrière le dos des chattes quand elles passent, et que je déteste çà !

51. Le vendredi 17 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Pomponette, miaouw ! comme vous dites si bien. J'étais sorti boire un excellent vin chaud sur la côte, chez la Canadienne. Je rentre et je tombe sur votre gentil miaouw, qui en raconte un peu plus sur votre vie à toutes. Mais combien êtes-vous de cousines, au juste ? J'ai l'impression d'être tombé sur un filon inépuisable, toute une portée de jolies chattes caressantes... C'est mon animal préféré, sachez-le. Un poète, parlant de vous, disait : Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques, / Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin, / Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques. C'est en tout cas l'impression que vous me donnez, mes toutes belles...

52. Le vendredi 17 décembre 2010 par Pomponette

Merci de votre accueil généreux cher Oiseau bariolé. Je m'inquiétais un tantinet que vous puissiez craindre que je sois (suis ?) une croqueuse d'oiseaux. Mais votre bec finement aiguisé a saisi que j'aime trop bien contempler leurs plumes pour en savourer les ramages que pour oser en priver mes cieux. Même les souris deviennent mes copines quand elles couinent pour me demander si elles peuvent caresser mes soyeuses moustaches de chatte cependant très - et beaucoup trop - gourmande. Vous aussi vous appréciez le vin chaud ? Mes babines en hument déjà les épices de roi. Par avance... Je m'enhardis et vous confie que toute ma lignée de chattes - et de matous - n'est nullement toujours très caressante. De ce pas je vais tenter de reconstituer mon arbrisseau généalogique. (J'apprends que vous volez vers la côte ? Je vais de ce pas en informer vitement mes maîtresses). Que ce cette fin de journée aux poissons vous soit douce, chaude et légère comme mon soyeux pelage d'hiver tout neuf. =^:^= PS : C'est mon amie Alice qui va être surprise... "Bon ! se dit Alice, j'ai souvent vu un chat qui ne souriait pas aux oiseaux, mais un oiseau qui sourit à un chat est la chose la plus curieuse que j'ai contemplée de ma vie !" Cui cui ?

53. Le samedi 18 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Voyez-vous, chère Pomponette, c'est qu'il est peut-être dans ma nature, et mon destin d'Oiseau bariolé, d'être croqué, consommé, dégusté, un peu comme un ortolan, cuit dans sa graisse, juste à point, et mâché délicieusement, avec volupté, par un gastronome. Moi, il ne me déplairait pas de subir le même sort dans votre bouche charmante. Quel moment suprême ! Dans le conte de Prévert où le chat mange l'oiseau, il y a beaucoup d'idéalisme. La petite fille est triste : c'est qu'elle quitte l'enfance. Mais un monde nouveau naît alors, qui sera peut-être tout aussi poétique. Il suffit de le vouloir, non ? J'aimerais bien partager un vin chaud avec vous, chère Pomponette, et toutes vos cousines... avant bien sûr de passer à la casserole.

54. Le mardi 21 décembre 2010 par Oiseau bariolé

C'est vous qui vous êtes lassée ? "Tout à coup et comme par jeu / Mademoiselle qui voulûtes / Ouïr se révéler un peu / Le bois de mes diverses flûtes..." Remettez-nous un peu la musique de ces rires en cascade...

55. Le mardi 21 décembre 2010 par Flamant rose

Cher Oiseau bariolé

Il n'est possible d'échanger, que lorsque chacun veut bien montrer quelque chose. Les missives dans lesquelles il n'y a rien, ne donnent pas trop envie d'être lues et n'appellent aucune réponse.

Aujourd'hui lundi, du vide Demain mardi, du vide Mercredi du vide Etc....

Dieu tout ce vide....quel ennui... je m'endors... et je vais bientôt ronfler. Tant qu'à rêver autant faire de vrais rêves ou lire de vrais romans...

56. Le mardi 21 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Alors, tant pis...

57. Le mardi 21 décembre 2010 par Pomponette

...Non pas tan pis ! Cher Oiseau bariolé. Surtout ne vous laisser pas influencer par ce que dit le Flamant (rose). C'est un incorrigible nationaliste. Or, ma maîtresse est anti. Elle réfléchit. Aurait eu quelques soucis de masques et de penderie, ''onvadir''. En ce moment, elle semble particulièrement vulnérable. Elle erre et passe un temps fou en compagnie de quelques prosateurs pour dictées qui sillonnent le réseau. D'aucuns y déversent même leur fiel sans la moindre mesure. Quant à nous, nous sommes Incorrigibles !

58. Le mercredi 22 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Vos douces paroles me ressuscitent, très chère Pomponette. Ce Flamant est peut-être rose, mais en tout cas bien sévère et drôlement méchant. Je ne l'aime pas. Moi aussi je suis antinationaliste, plutôt du genre cosmopolite. J'adore voyager. Et je vous adore, vous et votre insaisissable maîtresse, vous êtes chaleureuses ; incorrigibles, aussi, je l'espère, c'est une bonne qualité. Vous êtes toutes faites pour l'amour - merci pour le poème de Prévert, que j'apprécie tant. "Il dit non avec la tête / mais il dit oui avec le coeur /il dit oui à ce qu'il aime / il dit non au Flamand rose / il est debout... / il dessine le visage du bonheur." Que la belle prose de Prévert guide mes pas ! Tous mes voeux à vous-même, belle Pomponette, et à votre délicieuse maîtresse, qui reviendra vers nous...

59. Le mercredi 22 décembre 2010 par Méchant flamant rose

Cher Oiseau Bariolé

Tu préfèrerais des paroles douces et mielleuses mais bien fausses.

Désolé, mais le flamant est une espèce vraie, qui ne fait pas semblant. Son tempérament entier est incompatible avec les masques des oiseaux bariolés ( le mot bariolé veut tout dire... tout et rien... pas de couleur définie... un jour bleu, le lendemain jaune... Un jour oiseau charmant, le lendemain Machiavel sous des plumes de toutes couleurs)

Et puis, les flamants roses volent loin de tes contrées... ils aiment mieux le soleil et la latitude de l'espèce bariolée est bien trop au nord pour eux. Le froid glacial, dans lequel se complaisent les oiseaux à plumage changeant les attriste et ternit leur belle couleur rose. Ils ne sont heureux qu'au soleil, pas trop loin de la mer.

Chaque matin, ils peuvent admirer la grande bleue et ça les réconforte. Cher Oiseau bariolé, il y a beaucoup d'oiseaux au plumage changeant, qui aiment le nord comme toi. Tiens leur compagnie... tu t'en porteras mieux... et oublie le flamant rose, qui n'est pas pour toi. Il ne t'intéresse pas réellement, car ta vie est ailleurs aujourd'hui et demain.

60. Le jeudi 23 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Mon droit de réponse s'est évaporé ?

61. Le jeudi 23 décembre 2010 par Oiseau Contradicteur

Cher Oiseau bariolé

A toute question il y a une réponse, c'est bien connu. Choisis parmi toutes les réponses que tu as reçues, celle qui te paraît la plus logique, il y a des chances pour que ce soit la bonne

62. Le jeudi 23 décembre 2010 par Fanfreluche = § :o)---

Cher Méchant flamant rose, vous n'êtes pas méchant du tout, mais je pense que l'Oiseau bariolé souhaitait que Serpentin coloré soit à son diapason. C'est l'incorrigible, encore une, Pomponette qui a tout mélangé, de plus belle. Très perturbée qu'elle est parce qu'elle déteste souverainement les pères Noël. Cette invention ridicule inventée par Kola Koka. Alors que la Nativité est si belle.

Cher Oiseau bariolé, je pense que le message de notre hôte a dû vous échapper. Voyez Comment fêterez-vous ?

63. Le jeudi 23 décembre 2010 par Flamant rose

Cher Fanfreluche

Je fêterai dans mon sud sans neige et sans père Noel. Ni l'un ni l'autre ne me manquent Désolé pour oiseau bariolé, s'il est déçu. Chacun ses rêves... Il semble que les siens sont bien éloignés des miens.

Puisque les fêtes approchent... JOYEUX NOEL... car c'est demain à minuit.... et écoute la musique religieuses que tu aimes; elle a l'air très belle

64. Le jeudi 23 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Cher flamant rose, joyeux noël à vous, mais pourquoi ne pas partager vos rêves à vous pour changer ? Quelles sont vos attentes relativement au baiser du billet ? Je suis très curieux. ^ô^

65. Le jeudi 23 décembre 2010 par Le masque de Venise

Mes rêves sont sages et plutôt de l'ordre des sentiments. Rien à voir avec les jeux, qui finissent par ennuyer au bout d'un moment.

Ces rêves ne resteront sûrement que des rêves... et je ne crois pas à la Toile.

Pour l'instant je suis comme le flamant rose dans un endroit qui me correspond, c'est déjà un premier rêve qui s'est réalisé.

Il ne faut pas réaliser tous ses rêves paraît-il.... alors pour le reste....

66. Le jeudi 23 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Merci à D de la T de nous avoir mis un lien avec Syd Barrett, musicien pour qui j'ai une grande prédilection. Sinon, je ne suis pas très excité pas cette fête de Noël.

67. Le jeudi 23 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Mais de rien cher oiseau bariolé. Pourquoi dites vous ça pour les fêtes ? Nous allons voyager comme personne.

Cher flamant rose, je comprends votre point de vue qui n'est évidement pas le mien. ^ô^

68. Le vendredi 24 décembre 2010 par Masque mystérieux

Mon Dieu tous ces chats et tous ces oiseaux, pas folichonnes vos amours

Moi celui qui me fait flasher, c'est Diodio. Je t'imagine athlétique et plein de ferveur, homme grec à la tête bien faite et au beau corps musclé.

69. Le vendredi 24 décembre 2010 par Masque blanc

Voilà le coin des rendez vous? Comme la femme est jolie et comme l'homme est charmant. Je vous invite tous à Venise, pour un bal dansant

70. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau de nuit

Cet endroit devient bien peuplé tout à coup

71. Le vendredi 24 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Ah ah ah !!! Bien vu masque mystérieux, je ne suis pas juste grec dans l'âme. La plupart ici m'imagine comme un vieux tordu.

Mais vous cher masque mystérieux, vous ressemblez aussi à ce que vous dites ? ^ô^

72. Le vendredi 24 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Bien vu aussi cher masque blanc, ce billet c'est le coin des rendez-vous galant où femmes et hommes s'abordent sans se jeter dessus.

Comme je vous ai vu un peu perdu, je vais vous montrer comment on fait.

Oui oiseau de nuit, dès que j'y suis.

73. Le vendredi 24 décembre 2010 par Ogre de Noel

Et bien moi, les endroits peuplés j'adore. L'heure du repas de Noël approche. Je commencerai par un plat de saumon, des huitres et une soupe de rouget. Ensuite, je verrai bien le flamant rose aux petites cerises et l'oiseau bariolé agrémenté de marrons. Il paraît que l'oiseau bariolé c'est raffiné, avec un petit arrière goût de noisette. Avec un peu de cognac flambé. D'ailleurs, j'ai entendu dire que Dodio était un fin cuisinier, on va pouvoir manger tout ça bien rôti et farci, cuit aux petits oignons. Dommage que ce soit un chat et pas lapin... enfin... on fera ce qu'on pourra. Pour un ogre tout est bon...

74. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau de nuit

Et moi vous allez aussi me manger? Je ne suis là que la nuit et jamais la journée. Il n'y a pas un traitement de faveur pour ceux qui pensent la nuit et dorment le jour?

75. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Pour cette fête dans Venise la bariolée : Sur une cadence se glisse Un domino ne laissant voir Qu'un malin regard en coulisse Aux paupières de satin noir... Qui saura se reconnaître ?

76. Le vendredi 24 décembre 2010 par Ogre de Noel

Ah Ah Oiseau bariolé... on risque de s'y perdre avec tous ces masques. Ne te fais pas de souci, la question ne te concernera pas. Tu seras rôti et flambé au cognac avec les marrons.

Diodo, il est temps d'enfiler ta blouse et ta mitre, l'heure du repas de Noël approche, commence déjà par les petits oignons.

Je sens que j'ai un appétit de loup... ou d'ogre plutôt. Je vais à moi seul manger tous les oiseaux et les animaux qui n'ont rien à faire là. Pour la danse on verra, avec Diodio on ira faire un tour dans les boîtes de Venise...

77. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau sans bec & sans plumes

Dio mio o sole mio vous trichez ! N'aspirer qu'à "s'empiffrer" la nuit de la douce et Sainte Nativité, mais quelle pitié ! Désolé de casser l'ambiance, mais pour vous adonner à vos libations babaresques - notez le nombre de fois où il est question de "niveau" - attendez au moins la saint Sylvestre crénom d'impie que vous N'êtes !

78. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau sans bec & sans plumes

Dio mio o sole mio vous trichez ! N'aspirer qu'à "s'empiffrer" la nuit de la douce et Sainte Nativité, mais quelle pitié ! Désolé de casser l'ambiance, mais pour vous adonner à vos libations babaresques - notez le nombre de fois où il est question de "niveau" - attendez au moins la saint Sylvestre crénom d'impie que vous N'êtes !

79. Le vendredi 24 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Il faudrait en effet un peu relever le niveau. Au moins parler de nourriture avec la dignité désespérée de Marco Ferreri dans "La Grande bouffe" ! A défaut, écouter un beau morceau de musique. Aimez-vous Brahms ? ou Webern - que je conseille en cette belle nuit étoilée d'hiver. Pour être moins impie, moins sauvage...

80. Le vendredi 24 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Joyeux noël chère Vera, à vous et votre ribambelle. Vous êtes la seule à essayer d'expérimenter mon sport en liens.

Quant à s'empiffrer, je suis du genre frugal, vous l'imaginez bien. Diogène, voyons. Je me frotte juste le ventre. Le prophète Mahomet avait compris que l'estomac est le pire des organes. Il nuit à l'équilibre méditatif. Le corps supporte mal certains transports.

81. Le samedi 25 décembre 2010 par Iris

Cher Oiseau bariolé, je suis trop peu mélomane, car pour me sentir ouverte à Webern et m'abandonner à ses frissons, curieusement, il me faut être dans une position allongée et toutes lumières éteintes, tant sa musique me semble hypnotique et insolite. Votre évocation de Brahms me rappelle que, de plus belle, c'est grâce au cinéma que son nom m'est devenu plus familier. Car seule une de ses rapsodies avait eu le don de bercer mon enfance. C'est vrai que le film de Marco Ferreri n'a sans doute pas dû prendre une seule ride. Je me souviens qu'à l'époque je n'ai pu le regarder jusqu'à la fin et que - pardonnez l'outrance de la comparaison - tel Montherlant qui sortit de la salle pour le Satiricon, j'ai dû faire pareil tant c'était insoutenable, incapable ou trop jeune que j'étais pour mesurer son côté visionnaire.

82. Le samedi 25 décembre 2010 par Véra et sa ribambelle

Joyeux noël Cher Diogène ! Ainsi, me voilà donc démasquée ? Mais c'est trop injuste ! Vous me mettez à nu parce que vous êtes outillé pour décoder les "IP". Or, moi je planche, je sèche, je ruse, je piste, re-ruse pour deviner qui vous êtes, et c'est toujours Tintin !

83. Le samedi 25 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Ah ah ah !!! Détrompez-vous chère Véra, je ne suis pas équipé pour décoder les IP. Diogène n'est pas bricoleur.

J'use de clairvoyance voilà tout. Je connais votre façon de faire.

84. Le samedi 25 décembre 2010 par Diogène de la Toile

Comment voudriez-vous me connaitre chère Véra ? Je suis très injustement méconnu.

Les types comme moi, on leur barre la route, systématiquement.

J'ai un mépris de l'espèce que vous ne pouvez même pas imaginer.

( Florent et mon com sur le petit prince ? Bizarre ces com qui se volatilisent.)

85. Le samedi 25 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Montherlant expliquait dans cette préface que le "Satiricon" était son livre de chevet depuis l'enfance. D'où le choc quand il fut adapté au cinéma. Un choc humain ! Fellini bien sûr fit un film de Fellini, vaguement inspiré en fait de Pétrone. Je pense comme Malraux (dans "L'Homme précaire") qu'on ne peut adapter un roman. On passe nécessairement à côté de l'essentiel. Voyez par exemple "Le Colonel Chabert", les tentatives concernant "Madame Bovary", etc. etc. Toute adaptation d'un livre est un désastre artistique... sauf "Prénom Carmen".

86. Le samedi 25 décembre 2010 par Serpentin coloré

Bonjour cher Oiseau bariolé ! Je vous fais pleinement confiance, néanmoins, je ne peux m'empêcher de vous trouver un peu injuste ou partial, comme nous avons souvent tous tendance à l'être. Maintes fois il fut débattu ici-même et sur le blog de Marilou, que de nombreuses adaptations sont à l'origine de la découverte d'une oeuvre. Le plus bel exemple, il me semble, est l'engouement pour Guy de Maupassant qu'a dû susciter la série télévisée. Pour ce qui me concerne, je me souviens comme d'hier que c'est après avoir vu le film de Visconti que j'ai absolument tenu à lire le roman de Tomas Mann. Par exemple.

87. Le dimanche 26 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Bonjour Serpentin coloré ! Heureux de vous entendre à nouveau ! Où étiez-vous cachée ? Ce débat sur l'adaptation au cinéma d'un roman vous intéresse ? J'ai seulement exprimé mon avis personnel, étayé par Malraux, qui écrivait à juste titre, selon moi, qu'au cinéma "la production d'aujourd'hui s'oriente moins vers l'imaginaire, que vers l'illusionnisme". Et, ajouterai-je, vers la pacotille. Car tel est le mal de notre société actuelle, et de son principal moyen de divertissement... Je ne suis jamais mieux qu'avec un livre, dans le silence. J'aime beaucoup Visconti, mais je préfère de très loin le roman de Mann, même si j'admets que le film peut attirer à la lecture. Mais sincèrement, qu'y a-t-il de commun entre les deux ? Au plaisir de vous lire à nouveau, agile Serpentin coloré, et d'ouvrir la polémique !

88. Le lundi 27 décembre 2010 par Belle de jour

Il y a un autre film qui dépasse nettement le texte d'origine : Belle de jour Voilà de quoi méditer sur les liens entre fantasmes et réalité. Fantasmes érotiques et réalité de chaque jour . A partir d'une histoire qui aurait pu devenir vulgaire, Bunuel a tiré un film très original où les 2 aspects réels et fantasmagoriques se mêlent parfaitement N'est pas Bunuel qui veut. N'est pas artiste qui veut non plus. A moins d'avoir autant de talent de Bunuel, inutile d'essayer... on ne peut tomber que dans la platitude.... et le ridicule...

89. Le lundi 27 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Malraux, encore : Le poème échappe à toute traduction comme le roman échappe à sa traduction en film." ("L'Homme précaire et la Littérature")

90. Le lundi 27 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Vous avez raison. Un grand cinéaste, si c'est un grand créateur, part de quelque chose, qui peut être un roman mineur ("Le Mépris", qualifié de "roman de gare" par Godard lui-même), ou une simple nouvelle : Antonioni a capté dans "Blow up" l'essence de quelque chose, qui était peut-être dans la géniale nouvelle de Cortazar, et qu'il est parvenu à s'approprier cinématographiquement, à rendre dans son univers. Mais là, il ne s'agissait pas de vulgariser - au contraire. Et c'est assez rare, surtout aujourd'hui !

91. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, et vous cher Serpentin coloré, hier "Peau d'Ane" nous était conté, sur Arte. Avez-vous regardé cette chose charmante, exemple réussi d'une "adaptation" avant tout création ? Vous êtes-vous comme moi délectées du spectacle ?

92. Le mardi 28 décembre 2010 par Belle de jour

S'agit il de la version avec Jean Marais et Catherine Deneuve? Je n'ai pas vu Arte, mais je l'ai en DVD et je le trouve très beau. Superbes costumes et excellents acteurs. Jean Marais est très bon dans son rôle de monarque un peu fou, j'aime la scène dans laquelle il regarde tous les portraits et la promenade sur l'eau est vraiment belle. Aimez vous les contes?

93. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Oui, il s'agit de cette version, réalisée par Jacques Demy en 1970. Et n'oublions pas la Fée des Lilas, interprétée par la voluptueuse Delphine Seyrig ! J'aime certains contes. J'ai une prédilection pour "Pierre et le loup", musique de Prokofiev, auquel j'essaie d'initier mes petits neveux et nièces quand ils me rendent visite. Je leur passe aussi "L'Histoire du soldat", de Stravinski. Ces contes ont souvent été adaptés en dessins animés, et je les regarde toujours avec plaisir, quand ils passent à la TV, en général au moment de Noël. Cette année, c'était "Peau d'Ane", on ne s'en plaindra pas, chère Belle de jour... Et vous, aimez-vous les contes ?

94. Le mardi 28 décembre 2010 par Belle de jour

Oui j'aime particulièrement les contes. J'en ai écrit quelques uns et je les ai illustrés en noir et blanc. Il s'agit d'un conte avec une oreille magique, un violoniste, et un voyageur qui traverse sept royaumes, plus une histoire avec une rose J'ai aussi en DVD une série de dessins animés de Walt Disney. Je trouve fascinant la réunion des trois éléments : histoire, dessin, musique Le résultat est vraiment sympa, mais un dessin animé ça ce serait vraiment beaucoup de travail pour une seule personne. Chaque seconde nécessite 24 dessins, pour une seule minute ça fait déjà 1440 dessins à faire.... Je me contente donc d'écrire l'histoire et quelques dessins. Pierre et le Loup est un joli conte avec tous les instruments... Quel genre de musique aimes tu Oiseau?

95. Le mardi 28 décembre 2010 par Pierrot

Chère belle de jours, petite dédicace pour vos jolis contes.

96. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau de nuit

Pas mal mais il y a trop de dragons pour moi... Et puis les oiseaux qui savent pas voler... j'y crois pas.

Salut Pierrot bonnes vacances

97. Le mardi 28 décembre 2010 par Colombine

C'est très chouette les films d'animation, ça dit des choses à la portée des enfants.

Je sais que vous en redemandez. Vous êtes déjà plus à l'aise. Ah ah ah !!!

98. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau tout gris

Eh ben Colombine... tu pars pas en vacances? Au lieu de raconter des histoires aux petits enfants, tu ferais mieux d'emporter ta tenue du nouvel an.

Désolé Pierrot... moi aussi je pars bientôt... malgré la neige et tout ça... je dois préparer mes bagages... pour demain... Alors l'animation et les dragons ce sera pour une autre fois...

99. Le mardi 28 décembre 2010 par Pierrot

Lien manqué.

Cher oiseau de nuit, vous n'avez pas le sens de l'allégorie, et en plus vous n'êtes même pas réaliste.

Un oiseau qui vit en cage ne volera jamais bien longtemps si on le libère. Vous non plus.

Quant aux dragons il y en a partout. Ce sont de gros bavards.

100. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau curieux

Dis moi Pierrot, j'aimerais en savoir plus sur toi... raconte moi tout... depuis ta première lolette...

Comment était ta nourrice? A quoi pensais-tu en regardant au fond de ses yeux... et après l'école... et ta vie d'adulte... Moi mon hobby c'est de disséquer les gens... je veux les connaître à fond. Que rien ne m'échappe, ni leurs pensées, ni leurs gestes, ni rien... je les veux transparents.

Alors ne te gènes pas... depuis le début ... On sait jamais, ça pourra peut être faire un bon roman; en retouchant un peu par ci par là ... avec quelques allégories des films d'animation, ça pourrait donner un petit chef d'oeuvre qui sait?

101. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Ecrire des contes est une très belle activité. J'aimerais avoir ce talent ! Hélas, moi, je raconte des idées... des choses évanescentes qui font pschitt !... En musique, j'ai des goûts très éclectiques. J'aime aussi bien la musique post-romantique que le clavecin, le pianiste Thelonius Monk, la musique russe (Shostakovitch), Chopin, Ligeti, Brassens, Ravel... Dernièrement, j'ai apprécié Hélène Grimaud dans Liszt et Mozart ; mais j'ai trouvé qu'elle tirait trop la Sonate de Berg vers Rachmaninov (je préfère la version de Glenn Gould ou de Barenboïm). Je reviens souvent aux quatuors de Bartok... etc, etc. Et vous, chère et belle Belle de jour ?

102. Le mardi 28 décembre 2010 par Belle de jour

Ah bravo Oiseau bariolé:

Enfin un commentaire sur quelque chose. Moi j'aime surtout la musique classique (en particulier baroque) et folklorique (violon suédois par exemple ou flûtes indiennes).

Les voix aussi si elles sont belles (les chanteurs noirs américains qui chantent le gospel ou des chansons: Ella Fitzgerald...)

Je ne connais pas très bien les quatuors de Bartok, quoi qu'il ait écrit beaucoup pour le violon.

103. Le mardi 28 décembre 2010 par Pierrot

Cher oiseau curieux tu peux tout savoir de moi sur le blog, plus transparent c'est être un fantôme. Tu sais pas. Comme tu m'as l'air très intéressé, tu vas trouver, tu es très malin.

104. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, j'aime bien la flûte baroque, ainsi que la flûte japonaise solo depuis que j'ai vu"Le Sacrifice" de Tarkovski, où le héros, Alexander, en écoutait. Il y a beaucoup de poésie dans la flûte. J'ai moi-même pratiqué la flûte traversière au conservatoire jusqu'à l'âge de seize ans, avant de faire un peu de saxo (le doigté étant similaire). J'écoute avec plaisir Emmanuel Pahud dans le Concerto pour Flûte et Harpe de Mozart, un morceau léger et délicat, d'un charme durable. La musique indienne m'avait jadis attiré, après avoir vu un autre film, "Le Salon de musique", le plus beau film jamais réalisé, disait-on alors...

105. Le mardi 28 décembre 2010 par Belle de jour

Nous avons un goût commun pour la musique. La flûte est belle, elle peut être très légère ou envoutante, c'est selon. si tu regardes des DVD, il y a la flûte enchantée de Bergman. Il y a 2 DVD, le second comprend un commentaire de Bergman sur le cinéma qui est très bien. Mais tu l'as peut être déjà. J'aime bien regarder les commentaires sur les films, c'est toujours intéressant

106. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau sans tête

A l'Oiseau bariolé : Votre réponse (87) à Serpentin coloré ne va-t-elle pas un peu à l'encontre de celle que vous venez de faire à Belle de jour au 104 ? Il me semble que vous aussi vous reliez écriture et cinéma. Tant il est que tout (n') est peut-être (qu') écriture, et que la musique en sans doute la première. Curieusement, j'y songeais hier en regardant un documentaire sur le chant diaphonique... Au fond, les propos de Malraux étayent ceux de Matzneff. Disons que vous êtes un petit peu plus sévère... ^^

107. Le mardi 28 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, je partage tout à fait ton propos. Il se trouve que je possède en DVD cette même "Flûte" de Bergman, et que j'avais regardé avec un grand intérêt le DVD consacré aux commentaires. Ce que dit Bergman est magnifique ! J'ai aussi deux "Flûte" en CD, par exemple celle de Solti. Je dirai à Oiseau sans tête (et néanmoins femme ou homme de tête) que je ne sais pas très bien ce qui relie manifestement cinéma et roman, ou du moins ce qu'ils ont en commun. Malraux procédait plutôt par exclusion, malgré bien sûr son admiration pour certains films, il est assez clair là-dessus dans "L'Homme précaire" (je pourrais vous citer d'autres très beaux extraits) ; et Matzneff dit bien que "le cinéma doit rester hétérogène à toute littérature". Personnellement, je me sens sur cette ligne.

108. Le mercredi 29 décembre 2010 par Belle de jour

Les arts ne s'excluent pas ils s'inspirent. La musique est composée sur des paroles ou sur un livret pour l'opéra. La peinture et l'écriture peuvent elles aussi s'inspirer des rythmes de la musique. Quant au cinéma c'est le grand melting pot. Mélange d'histoires, de décors et le choix de la musique fait avancer l'histoire... Tout s'emmêle. Il est rare que les artistes ne s'intéressent qu'à un seul art. Beaucoup d'écrivains ont été musiciens ou peintres aussi et inversement. Les grands cinéastes avaient souvent voulu devenir peintres avant de choisir le cinéma (Fellini, Kurosawa) Tout art est expression, il n'y a que la forme qui change Mais quelle est la place de l'art dans ton existence?

109. Le mercredi 29 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Effectivement, si chaque art a une essence particulière, en revanche les arts peuvent établir entre eux des correspondances significatives, et c'est même cela qui est passionnant et riche, et même nécessaire. Ce que tu dis, chère et sensible Belle de jour, me fait penser au poème "Correspondances" de Baudelaire : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent". J'en suis d'ailleurs tellement persuadé que dans ma vie je me suis passionné tour à tour ou en même temps pour toutes sortes d'arts, d'artistes, d'oeuvres... Tous les arts jouent dans ma vie un rôle central (y compris le rap new-yorkais !). J'aime aller voir des expositions, du théâtre, aller au cinéma, mais ma passion prédominante est certes la lecture, et mon travail en découle directement. J'aimerais beaucoup te rencontrer, Belle de jour...

110. Le mercredi 29 décembre 2010 par Belle de jour

Oiseau bariolé

Ta réponse est intéressante et je vois que nous avons des goûts communs. Pour me rencontrer ce n'est pas simple, car j'habite loin et je ne me déplace que rarement vers le nord. Je suis si bien là où je suis, pourquoi changer? Et puis chacun a sa vie... ses activités... sa famille... etc... Es tu heureux là où tu es oiseau bariolé ?

111. Le mercredi 29 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Belle de jour, oui j'ai vraiment beaucoup de points communs avec toi, je crois, et, si cela avait été possible, cela m'aurait fait plaisir de te rencontrer pour parler avec toi de vive voix autour de notre sujet de prédilection : l'art. Car j'ai cru comprendre que l'art était au centre de ta vie, il en va de même pour moi. Je cherche souvent à échanger à propos de cette passion, mais les bons interlocuteurs sont plus rares qu'on ne pense. C'est pourquoi, je suis très heureux d'être tombé sur toi, Belle de jour. Du reste, moi aussi j'habite assez loin de tout centre, je vis plutôt dans la solitude, une solitude propre à l'esprit du Nord. Il m'arrive de voyager, de retourner vers le royaume du Sud, mais assez peu en ce moment, période qui est consacrée à une phase de travail. Suis-je heureux là où je suis ? Oui et non. Il y a des moments intenses, d'autres plus tristes, plus mélancoliques. Un très beau moment pour moi est cette communication avec toi sur l'art. Et toi, es-tu heureuse, chère Belle de jour, là où tu vis ? As-tu une famille ? Et est-ce aussi dans un coin solitaire ? Peut-être un petit village du sud ?... Es-tu romantique ?

112. Le mercredi 29 décembre 2010 par Belle de jour

Oiseau bariolé,

Ta phrase " je vis dans une solitude propre à l'esprit du Nord" m'a fait sourire. Elle m'a rappelé l'ambiance froide d'une partie de ma vie. Mais toi tu as des raisons d'y rester, ce qui n'était pas mon cas.

Je ne vis pas dans un petit village, mais une très belle ville proche de l'Italie, dont j'aime beaucoup l'atmosphère. Je m'y sens chez moi depuis toujours et pourtant je n'y suis pas née et j'ai passé ma jeunesse dans bien d'autres endroits, aux quatre coins de l'Europe. Il y a des lieux et des choses qui nous conviennent parfaitement, parfois la rencontre se fait au détour d'un évènement ou d'une recherche.

Si je pouvais avoir une seconde vie, je crois que je choisirais d'y naître et d'y vivre. Pour ce qui est de l'art, c'est aussi un lieu où je me sens bien, un lieu spirituel on dira. C'est apaisant. En fait j'aime me sentir dans le "calme" que me procure l'art. Je crois que c'est la recherche que chacun fait au fond, trouver "la paix".

113. Le mercredi 29 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, tes propos si beaux me touchent beaucoup. J'entends le murmure de ta cité, le doux carillon de l'église. Je suis moi-même sensible aux lieux choisis, comme Vézelay, par exemple, ou Chartres. Des lieux spirituels, auxquels l'agnostique que je suis est néanmoins sensible. J'aime aussi le calme, le désoeuvrement, le temps qui s'écoule avec lenteur, le rythme ancien des choses. Tout ceci est manifestement relié à l'art, à la contemplation qu'il propose. J'ai pour ma part, en somme tout comme toi, Belle de jour, essayé d'organiser ma vie sur ce principe, loin de la frénésie de la vie moderne, assez peu faite pour moi ! Reviendrai-je un jour à Paris ? Mais en vérité l'Italie me tenterait davantage. Rome, bien sûr, que je connais un peu. Et Capri, je ne sais pourquoi exactement. Peut-être parce que c'est une petite île. Et sur une île, le silence est toujours d'une qualité incroyable.

114. Le mercredi 29 décembre 2010 par Pomponette =^:^=

Miaouw ! cher Oiseau coloré ! Bonsoir ! Je viens vous écouter, en cachette, vous et la Belle de-du jour qui a la chance de vivre au soleil, on dirait. En Corse ou alors telle Anna, à Nice peut-être ? Vous verrez dans mes moustaches que si je ne suis pas re-venue pour vous re-parler de mes traîtresses-maîtresses-trollesses, et bien c'est parce que quelqu'un a osé m'hypnotiser. Même que ce(tte) quelqu'un(e) m'a dit que de vous il fallait se méfier. Vous vous rendez compte, cher Oiseau bariolé ? N'empêche que je soupire un peu en vous écoutant tous les deux, car je ne parviens trop définir ce qu'est véritablement un artiste. Sauf qu'il est subversif parce que le seul capable de métamorphoser le banal fumier du quotidien, peut-être pas toujours en beauté, mais en ce que le commun du mortel n'aurait pas vu. Si je vous ai bien compris, vous auriez donc une vision d'un art à plusieurs vitesses ? Les mineurs et les supérieurs ? Mais alors, pourquoi donc le cinéma est-il considéré comme étant un septième art à part entière ? Et, in fine, le fait qu'un bon nombre d'artistes - et de plus en plus - mènent de front plusieurs disciplines en même temps, cela ne risque-t-il d'appauvrir l'essence de la profondeur par un nivellement qui détruirait, à la longue, toute singularité au détriment de l'excellence ?

115. Le jeudi 30 décembre 2010 par Esprit de contradiction

Oui, Pomponette, mais encore ? ^^ Avoir plusieurs cordes à son arc, tu sais, est parfois bien nécessaire. Que sont devenus les mécènes d'autrefois quand tout revient aux mains des marchands de bretelles ?

116. Le jeudi 30 décembre 2010 par Oiseau curieux

Chère Pomponette

Pourquoi veux tu qu'il y ait un art à 2 vitesses? Et pourquoi le fait d'avoir un autre champ à voir, devrait-il appauvrir l'artiste? La spécialisation est devenue une maladie de notre époque et chacun ne connaît plus qu'une toute petite branche, sous prétexte d'excellence. Est-ce que le fait de parler une troisième langue appauvrit ton vocabulaire et ta connaissance des 2 premières? Il y a dispersion si le nombre d'intérêts est très grand, mais 2 domaines dont l'un a une importance première et l'autre secondaire, ne peuvent que se compléter et s'enrichir. Et puis il est bon de prendre l'air parfois et si on a le nez collé sur ce qu'on fait sans interruption, au bout d'un moment on ne voit plus ce qu'on fait... Pour cette raison, il n'est pas souhaitable de peindre un tableau ou d'écrire une histoire sans lever le nez. On risque de passer à côté de points importants. William Christie racontait dans une émission, qu'il avait besoin du jardin pour oublier la musique... et prendre l'air. Penses-tu que quelqu'un qui ne prend jamais de vacances est très productif? Dans un travail de routine peut être mais pas dans la création. Celle ci n'obéit pas à des règles strictes et les meilleures idées viennent à tout moment et loin de la toile ou du cahier. D'où l'importance de savoir prendre des distances. Je vois que tu aimes écrire Pomponette et que la correspondance te plaît, peut être cela te permet-il de changer d'air... à toi aussi et de discuter avec des gens qui ont un autre environnement et d'autres horizons...

117. Le jeudi 30 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Bonjour, gracieuse Pomponette ! Tes remarques sont très judicieuses. Je pense pour ma part que le cinéma n'est pas forcément un art mineur. Il y a des chefs-d'oeuvre impérissables. Mais dans la société du divertissement d'aujourd'hui, cet art s'est infléchi vers une médiocrité affligeante. Godard disait que le cinéma c'était comme si on avait inventé un avion sans avoir jamais réussi à le faire voler. J'ai eu l'occasion plus haut de citer des films que j'aimais ; mais par exemple, si je veux aller au cinéma un prochain jour, j'ai l'impression que je ne vais rien trouver à voir. C'est peut-être ma faute, mon manque de curiosité. Alors, je vais me retourner vers ma collection de DVD...- Qui t'a dit, ma belle Pomponette, qu'il fallait se méfier de moi, et pourquoi ? Je suis le plus sincère des hommes ! C'est injuste et infondé ! Quant à savoir ce qu'est un artiste, on reconnaît l'arbre à ses fruits, non ?

118. Le jeudi 30 décembre 2010 par @micale des Amis de Gab la Rafale

Oiseau curieux et cher Oiseau bariolé, je suis un petit peu embêtée, parce qu'en vous lisant tout les deux, je me rends compte que, non seulement j'ai dû sans doute mal exprimer ma pensée, mais aussi parce que, dans l'ensemble, je me sens en accord avec tout ce que vous dites tout les deux... D'ailleurs, le com' (115), et bien c'était bibi aussi... Il ne s'agit pas de parler de moi, puisque je ne suis un écrivain, mais il me semble, malgré tout, que vouloir courir plusieurs lièvres à la fois peut créer cet art à double vitesses évoqué plus haut. Comment dire ? Imaginons, par exemple, un danseur ''étoilé'' qui aurait, à la fois une voix rare ou très agréable, et un don inné pour le dessin et l'écriture. Chacune de ces disciplines demande un travail journalier constant et un sens du sacrifice tellement grand, que je ne vois pas comment il pourrait garder son étoile - et ses fruits - s'il se dispersait. Je n'ai, bien évidemment, pas lu tout Montaigne, mais je garde à l'esprit qu'il a dit (+ ou -) que : "Quand je mange je mange, quand je danse, je danse !" Ce qui dans mon esprit de souris-qui-sourit - mais je peux me tromper - signifie qu'il vaut mieux être pleinement dans ce que l'on fait et dans le moment présent. A tort ou à raison, cela permet peut-être d'être un bon public et d'apprécier plusieurs divertissements de nature très différentes. Mais peut-être me fais-je une trop haute opinion de l'écrivain, disons du romancier, lequel, avouons-le, n'est pas une "race" très ordinaire... A très bientôt, et merci de votre accueil qui, Dieu sait pourquoi, m'émeut plus que de nécessaire... Et aussi mille excuses si j'ai encore posé trop de virgules ! P. =^:^=

119. Le jeudi 30 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, j'aimerais beaucoup lire le conte que tu as écrit, avec l'oreille magique. Pourrais-tu m'en donner les références ? Je suis sûr que ce doit être tout à fait délicat et charmant, et que cela me plairait autant que "Peau d'Ane"... Tu es bien silencieuse aujourd'hui !

120. Le vendredi 31 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Pour revenir un instant à notre débat : dans "L'homme précaire", Malraux fait un bon mot, se demandant : la TV "n'inventera-t-elle pas que le télespectateur". On pourrait se demander la même chose pour le cinéma d'aujourd'hui. Et finalement, pour la société (du spectacle, cf. Debord) tout entière... C'est donc très vaste comme désastre... Ce soir, je vais quand même aller au cinéma. C'est ce que je fais chaque 31 depuis des années !

121. Le vendredi 31 décembre 2010 par belle de jour

Cher oiseau bariolé

Pour reprendre la discussion sur la pratique d'un seul art, il y a de nombreux artistes et non des moindres qui ont plusieurs activités. Victor Hugo a laissé de très beaux dessins, Hoffmann '(écrivain)a aussi joué et composé de la musique; on peut dire qu'ils avaient un art mineur et un art majeur

Mon conte l'oreille magique n'est pas publié donc sans référence et d'ailleurs c'est pour les enfants donc pas vraiment intéressant pour un adulte

Je suis à Paris et donc pas trop devant l'écran en ce moment. J'écoute scarlatti joué par un amateur mais c'est bien agréable à écouter... il n'y a pas que les concertistes sur terre...

122. Le vendredi 31 décembre 2010 par Oiseau bariolé

Chère Belle de jour, entièrement d'accord avec toi quant à la PRATIQUE des arts. Certains artistes ont de multiples talents, et excellent dans divers domaines. Me vient à l'esprit Cocteau, poète, écrivain, cinéaste, dessinateur... ou Glenn Gould, musicien, écrivain, homme de radio et de télévision, et compositeur... Ce que je voulais dire en fait, c'est que lorsqu'on veut définir l'essence de chaque art, on peine à trouver ce qu'ils ont en commun. En revanche, qu'il existe des relations entre eux, des "correspondances", pour reprendre le terme du poème de Baudelaire, c'est évident et même crucial. Baudelaire parle même d' "une ténébreuse et profonde unité" : je ne peux qu'approuver cette belle leçon ! Comme je te l'ai dit, mélomane Belle de jour, j'aime infiniment le clavecin et Scarlatti est un de mes compositeurs préférés, avec Couperin et Forqueray. Je suis de ton avis : la musqiue en amateur a du bon. C'est comme ça qu'on la jouait avant, quand les médias n'existaient pas encore, et le plaisir des auditeurs était bien plus humain. Parfois, un concertiste donne trop dans la perfection ! Je te souhaite, chère Belle de jour, un beau réveillon parisien, un réveillon qui chante, comme dit aussi Baudelaire, "les transports de l'esprit et des sens"...

123. Le vendredi 31 décembre 2010 par Pomponette =^:^=

Miaouw... Bonsoir cher Oiseau bariolé ! Vitement que je bondisse sur mes griffes limées pour vous envoyer mille pattes de velours et quelques caresses soyeuses lustrées en forme de moustaches. Pour vous souhaiter une année nouvelle irisée de lumière... Je vous promets sur mes yeux d'agate colorés que cette nuit, tenez-vous bien, j'ai rêvé que vous étiez le professeur Pierre Guyotat en personne ! Son approche de la musique me talonne... Qui que vous fussiez, je vous présente tous mes voeux pour une belle et heureuse année à venir. Peut-être serez-vous cette nuit à la Fenice restaurée depuis 2003, qui sait ?

124. Le samedi 1 janvier 2011 par Oiseau bariolé

Chère Pomponette, merci pour ce miaouw délicieux, propre à commencer l'année sur de très jolies bases. Pour ma part, j'ouvre mon plumage bariolé vers vous en vous souhaitant (je suis aussi un oiseau magicien) les plus belles caresses du destin. J'espère surtout que 2011 ne s'achèvera pas que nous n'ayons finalement bu ce vin chaud ensemble, puisque vous m'avez confié aimer aussi ce breuvage ! Guyotat, c'est bien de parler de lui ! Quel bel écrivain, que je lis parfois ! Il incarne certainement l'exigence d'écrire. Non, je n'étais pas à la Fenice hier soir. Je suis simplement aller au cinéma. Le film m'a déçu ! Je m'y attendais un peu...

125. Le samedi 1 janvier 2011 par Pomponette =^:^=

Oh ! dites, cher Oiseau bariolé, ce que vous écrivez bien ! Avec vous, je comprends tout. Je me sens toute petite, tout à coup, mais ça ne fait rien. Quand c'est vous je ne suis pas jalouse... Vous savez, comme toutes les chattes, je suis affreusement curieuse, et vous piquez. Je déteste, en revanche, être indiscrète, mais cela va, il me semble, hélas, souvent ensemble, non ? Oui, car depuis hier, figurez-vous que je brûle de vous demander quel film vous êtes allé voir, par exemple... =^:^= Pour le vin chaud, vous en avez de bonnes, vous ! Qui me dit que vous ne vivez pas au bout du monde ? Je vous ai vu dire ou évoquer une côte et même une Canadienne ! Et puis, vos dispositions et prédispositions appuyées envers les nymphettes me poussent à croire qu'il vaut mieux que je me roule en boule pour vous écoutez. Vous et les autres... En effet, ce matin, j'ai bien ri. Figurez-vous qu'un charmant Roseau a cru que j'étais une Pomponette pompette !!! Je me demande si ce ne serait pas plutôt lui qui aurait une bonne descente comme disent mes chatons cop's de la nuit. :) En revanche, sur la toile, l'autre, toujours ce matin, quelqu'un a osé me traiter - pas au resto - de garce et de salope parce que je suis en retard d'émiles. Je vais encore devoir faire semblant de me fâcher tout rouge. Ah oui ! j'oubliais. C'est aussi sur l'autre toile qu'une internhôtesse m'a conseillé de me méfier des édouards que je ne connais même pas, car elle pense que c'est vous. Mais je n'aime pas trop quand on me commande. Parfois, je suis bien punie de n'en faire souvent qu'à ma tête, même quand je ne le fais pas exprès, mais les chat-chèvre c'est ainsi..... =^:^=

126. Le samedi 1 janvier 2011 par Iris Gheta

Bonjour, cher Oiseau bariolé, et surtout bonne Année ! Chez Julien, dont je suis, ce ne sera que le 13 janvier. Mais Pomponette aurait dû aussi vous demander si vous le connaissiez lui tant il semble que vous lui ressemblez ? Comme vous voyez, il n'y a pas que les chats en soie qui sont curieux ! ^ô^

127. Le samedi 1 janvier 2011 par Oiseau bariolé

Ma chère Pomponette, votre curiosité sera récompensée : je suis allé voir le film anglais "Another year". Sinon, j'habite effectivement au bout du monde. Mais l'été, c'est agréable et touristique. La Canadienne est ouvert l'été, c'est un charmant patelin. A vous de voir ! Chère Iris, merci pour vos voeux, que je vous retourne chaleureusement. Jean-Clet Martin, Jacques Derrida le cite dans son Séminaire (un passage de "Ossuaires") et cela m'avait donné envie de le lire, mais je ne l'ai pas encore fait. Toutes ces lectures essentielles qui attendent... C'est vous dire si 2011 sera chargée ! Du moins, c'est un espoir...

128. Le samedi 1 janvier 2011 par F@n des fantômettes

Cher Oiseau bariolé, puis-je me permettre vous poser une question, moi aussi ? Qu'est-ce qui vous a poussé à vous déplacer pour voir ce film plutôt qu'un autre ? Vous dites à Pomponette au commentaire 124 que le film vous a déçu. Franchement, quand je consulte le trailer, je me dis déjà à l'avance que je n'ai aucune envie d'y aller. Quel intérêt y a-t-il d'aller au cinéma, de subir les bruits de papier, de toux, de "chuchotements", quand ce ne sont des chapeaux à poils qui vous empêchent de voir les images, si c'est pour y retrouver la banalité d'un quotidien parfois très ordinaire qualifié de social ? Je suis plutôt de l'avis de quelqu'un comme Matzneff - la ribambelle sera contente...-) - quand il dit que le cinéma devrait remplacer ce que d'aucuns ne peuvent retrouver dans un livre. C'est à ce titre que je peux comprendre que vous préfériez de loin la lecture... ^ô^

129. Le lundi 3 janvier 2011 par Oiseau bariolé

Mon message n'est pas passé.

130. Le lundi 3 janvier 2011 par leo

Cher Oiseau bariolé,

2011, l'année de la modération. Vous n'êtes pas le seul, de nombreux, trop nombreux messages, ne sont pas passés, car nous les avons modérés.

Le billet consacré à la sortie du livre de rip est un des derniers sacrifiant aux rituels anciens des commentaires non modérés.

Ce blog de communication des ELS est un outil de travail pour la maison d'édition. Les autres blogs personnels de discussion, qui étaient des forum, ont été supprimés de ce site.

Nous ne travaillons ici que pour nos auteurs et pour les ouvrages que nous publions. L'objectif de ce blog est limité à l'information et la promotion de ces livres.

Le site M@nuscrits sera bientôt remplacé par un site m@n qui aura une adresse séparé de celle des ELS.

131. Le lundi 3 janvier 2011 par Oiseau bariolé

Cher Leo, merci pour vos explications. Je les comprends tout à fait, tout en déplorant que cette liberté d'expression - avec ses excès, mais aussi ses jolis moments - ne soit pas maintenue. C'était une belle expérience, qui prenait d'ailleurs un peu trop la tête. Maintenant je vais me reposer. Bonne continuation et bonne rentrée littéraire...

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