385. Les chemins qui mènent à Calaferte (VII) par Élodie Issartel
Par Elodie Issartel, mercredi 30 janvier 2008 :: #385 :: rss
Le théâtre de Calaferte a également rencontré l’incompréhension, et cela malgré l’enthousiasme immédiat du public. Dans l’introduction du tome III de son Théâtre complet, Pièces baroques (Éd. Hesse, 1996), le metteur en scène Jean-Pierre Miquel rappelle à J.P. Pauty (nov. 1995) que Chez les Titch (1973) a rencontré un immense succès au Petit-Odéon, alors que dans les années 70, Calaferte était quasiment inconnu.
Sylvie Favre et Victor Viala, qui joueront et monteront surtout le théâtre baroque, confirment : « Le théâtre baroque, qui est son théâtre de prédilection, a été accueilli par le public avec enthousiasme. C’est la critique qui ne l’a pas accepté, parce que son théâtre dérange. » Victor Viala se rappelle que tous (c'est à dire le milieu théâtral), ont unanimement décrété qu’Opéra bleu, « ce n’était pas du théâtre, sauf Maurice Garrel, qui a trouvé que c’était un chef d’œuvre ».
Est-ce son écriture d’entomologiste, son refus du maniérisme en art, son rejet du théâtre-tribune ou son désir de s’en tenir au « vrai expérimenté » qui dérange ? Est-ce sa réticence à s’inscrire dans la filiation de Beckett, lui qui se sentait proche de Ionesco et de la « folie déchirée et douloureuse » de Stindberg ? (Si L’Amour des mots n’a pas été monté, c’est parce qu’on l’estimait trop ressemblant à La Leçon.) Est-ce la « nostalgie de la dérision » de ses pièces intimistes qui gêne ? La dimension anarchisante de cette dérision dans le théâtre baroque ?
Pourtant.
« C’est par l’ensemble de son œuvre que Calaferte restera parce qu’il y a chez lui une multiplicité d’expressions et qu’à chaque fois c’est toujours fort et nouveau. »
Victor Viala
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Commentaires
1. Le samedi 2 février 2008 par fondation leo nemo editions du songe
2. Le mardi 12 février 2008 par Sophie
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