Aux yeux de Léo Scheer, "le véritable "début" de l'expérience" a commencé le 4 décembre avec la première critique du "chef-d'oeuvre" de Barberine, en ligne depuis une semaine, à laquelle s'est livré Marco (Marc Sefaris) sur son blog. L'idée originale a initialement germé le 15 novembre à l'occasion d'un dialogue instauré par Barberine avec Léo auquel elle souhaitait envoyer le manuscrit "Rater mieux" au titre "absolument génial", notera Stubborn, inspiré par Samuel Beckett précisera le sieur Wems. "Cher très cher Léo Scheer, lui avait-elle écrit, j'apprends que vous ne prenez plus de manuscrits et moi, je voulais vous en envoyer un. Alors, qu'est ce que je fais de mon chez- d'oeuvre?"

S'en est suivi un échange amusant et spontané, riche en rebondissements en tous genres dont Léo a tiré quelques ficelles pour, de fils en aiguilles, se consacrer au tissage d'un bout de toile inédit s'orientant vers un étonnant "patchwork", entremêlant dans ses mailles "e-crivants" et autres passionnés de la navigation intertextuelle, déjà fort nombreux à y accrocher liens et autres ganses.

Et déjà, s'imposent sur la toile les caractères de M@nuscrit, ou l'e-dition libre d'éditeur, ou presque... En une traînée de poudre, "l'effet Barberine" s'est répandu de blog en blog, suscitant curiosité, questionnements, doutes et autres joutes, où la flamme vivace de Léo commence à éclairer de nouveaux horizons en ligne. Les débats se multiplient pour le plus grand labeur de "l'e-toile filante" qui lui permettent "d'imaginer les différentes formes de cette nouvelle activité d' "éditeur en ligne" souhaitant que "cette expérimentation" facilitera "l'émergence de formes nouvelles" tant de la littérature, que de l'édition voire de la critique littéraire. "Nous pouvons peut-être inventer ensemble une geek-criticism, don't you think ?!" invite l'attentive Stubborn après avoir formulé sa critique de la critique de Marco.

"Inventer une autre "critique" Enfin, il était temps, quitter le standard du maître penseur et initier le mettre à penser. Barberine a oublié le balbutiement d'un début de vie, enfin a juxtaposé sa naissance à celle de son pipounet." relève alors le sacré Martingrall. Selon Léo Scheer, depuis la date de mise en ligne de M@nuscrits donc depuis 6 jours, "47 M@nuscrits sont arrivés soit sur le site, soit, directement, sur mon mail. Si nous restons à ce rythme, en un an, cela ferait 50/semaine x 52 = 2.600. C'est bien ce que nous recevons à la maison d'édition = entre 2 et 3.000 manuscrits par an.", affirme-t-il aux Seds (http://lesseditionsduzoeil.blogspot.com), fidèles à leur vocation, celle du Renseignement. Ces M@nuscrits, bruts, seront présentés par "catégories" : romans, nouvelles, poésies, essais etc.. Il y aura un formulaire à remplir pour ceux qui voudront mettre leur texte en ligne qui opèrera ce classement, apprend-on. "Je ne passerai à cette deuxième phase que lorsque nous serons allés un peu plus loin dans l'expérience avec Barberine qui fournit des indications précieuses sur ce qu'il convient de faire", précise Léo. La phase 2 se fera probablement avec un texte par catégorie et une nouvelle interface pour les commentaires permettant de choisir entre commentaire "privé" et commentaire "public", dit-il, toujours prompt à davantage de transparence. "Je pense qu'on devrait pouvoir commencer d'ici deux semaines, disons, pour Noël", annonce ainsi Léo, enclin à battre le fer tant qu'il est chaud.

Pour l'heure, si d'aucun souhaitait verser quelques gouttes d'huile sur les charbons ardents de cette brave Barberine, qui en réalité devraient l'apaiser un peu, on l'inviterait à considérer que son plus grand "chef-d'oeuvre" restera sans doute son adorable "bout de chou". Lui, pour sûr, elle ne l'aura pas raté !