Ce n'est pas encore vraiment l’été et les livres de la rentrée sont déjà arrivés. Dans nos bureaux, s'entend. Évidemment, ils ne seront en vente qu’en août ou septembre, selon les cas, mais nous les fabriquons bien en avance afin de palier à la trêve des vendeurs de Monoï. Face à la déferlante de centaines de romans saisonniers, cela permet aux critiques et aux libraires de charger leurs valises et d’avoir le temps de choisir leur rentrée littéraire à tête reposée.

Mais c’est toujours étrange cette sensation : avoir le livre en main et trépigner deux mois avant d’espérer le voir en vitrine d’une librairie, feuilleté dans le métro…